Gaza; premier reportage des zones de combats

Des rapports émanant de la zone d’opérations terrestres à Gaza laissent entrevoir un paysage dévasté, dépourvu de la présence de civils palestiniens. Il est important de noter que pendant les quinze dernières années, aucun journaliste israélien n’avait eu l’occasion d’accéder à la bande de Gaza. Cependant, une lueur de changement est apparue lorsque le correspondant de Haaretz, Yaniv Kobovich, a obtenu l’autorisation de rejoindre l’une des unités de Tsahal dans le nord de Gaza, marquant ainsi la publication du premier reportage sur une zone de combat au sein de cette guerre.

Le reportage de Yaniv Kobovich symbolise la fin de la première phase de l’opération terrestre à Gaza, mettant fin au secret général qui avait entouré ces opérations. En ce jour, pour la première fois, l’armée israélienne a autorisé des journalistes étrangers à pénétrer dans Gaza, ce qui a permis la publication de rapports sur la zone de combat par des médias tels qu’ABC, Fox et le New York Times.

Il est à noter que les forces de Tsahal ont désormais un contrôle total sur une partie du territoire de Gaza. Au cours de son accompagnement des troupes, Yaniv Kobovich n’a aperçu aucun Palestinien, à l’exception des soldats israéliens. Les terroristes armés sont repérés depuis les airs et éliminés par des tirs de chars à longue portée. Les principaux dangers auxquels font face les combattants israéliens comprennent les missiles antichar, les tirs de tireurs d’élite et les risques de tirs fratricides.

Un exemple concret de la destruction en cours est visible dans un village situé à la périphérie sud de la ville de Gaza, d’où un groupe de terroristes avait lancé une attaque en direction du kibboutz Nahal Oz le 7 octobre. Le paysage est aujourd’hui apocalyptique, avec des bâtiments réduits en ruines. Les habitants qui avaient fui vers le sud n’auront plus de chez eux où retourner. De nombreux habitants se sont réfugiés vers les kibboutz voisins après que les militants eurent dérobé un grand nombre de mini-voitures appartenant au kibboutz. Ces véhicules sont désormais éparpillés parmi les décombres, certains d’entre eux à l’entrée de tunnels déjà détruits par les forces israéliennes.

Le commandant de l’unité accompagnée par le journaliste a affirmé que l’opération terrestre se déroule comme si elle ne laissait aucune place à des otages. Cette affirmation est confirmée par l’étendue des destructions constatées sur le terrain. Il est également important de souligner que les journalistes palestiniens couvrant le conflit de l’autre côté prennent de graves risques au quotidien. Selon l’ONG américaine Committee to Protect Journalists, jusqu’au 3 novembre, 36 journalistes ont perdu la vie au cours de ce conflit.


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1 Commentaire
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Asher Cohen

J’ai senti le poids de l’extrême droite dans le Gouvernement israélien quand j’ai vu le déplacement, en moins de 48 heures, de 800.000 gazaouis vers le sud de Gaza.

Aujourd’hui, un ministre d’extrême droite a déclaré à la presse, sur un ton métaphorique bien sûr, que la frappe nucléaire sur Gaza était une option, que toute la population gazaouie était complice des crimes du hamas, qu’on n’aurait jamais donné d’aide humanitaire aux nazis en 1945, et que les gazaouis n’ont qu’à aller s’implanter dans un désert ou en Irlande.

Les troupes israéliennes sont déjà à moins de 2 km du centre de Gaza ville, et quand on voit l’état des lieux, on peut constater qu’il y a eu une quasi frappe nucléaire. Je ne vois pas comment les gazaouis iraient revenir vivre au milieu des ruines, dans une zone revenue à l’âge de pierre? Un paysage de désolation comme l’Allemagne en 1945. Qui va reconstruire Gaza? Les arabes dont le propos d’existence est la contemplation et sûrement pas le travail, au point qu’ils attaquent les kibutzim symboles du travail ?

Comme Sadate aux abois en octobre 1973, le hamas essaie d’ameuter le Monde entier, mais la nouveauté est que cette fois-ci Israël ne cède pas, même plus à la pression américaine. Le hamas a voulu jouer avec le feu, et maintenant il sera grillé vivant.