Nasrallah met le Hezbollah sur le banc de touche… pour le moment

Le leader du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, s’est récemment exprimé sur la possibilité d’un conflit plus vaste au Moyen-Orient. Dans un discours, il a souligné l’importance d’arrêter l’attaque israélienne sur Gaza pour éviter une escalade majeure, tout en laissant entendre que son groupe était prêt à faire face aux navires de guerre américains en Méditerranée.

Nasrallah a déclaré que l’attaque du 7 octobre, dans laquelle Israël et le Hamas étaient impliqués, avait été perpétrée par les forces israéliennes contre des civils israéliens, niant les allégations de décapitations de bébés. Il a affirmé que le Hamas avait planifié l’attaque de manière autonome, sans impliquer d’autres groupes terroristes. Malgré cela, il a insisté sur le fait que cette attaque n’avait pas perturbé les forces alliées du Hezbollah.

Nasrallah a également déclaré que l’offensive du Hamas, baptisée « le déluge d’Al-Aqsa, » avait exposé la vulnérabilité d’Israël, ayant causé la perte de nombreuses vies, dont des civils. Il a prétendu qu’Israël était sous pression financière après l’évacuation de plusieurs villes proches de la frontière avec Gaza, ajoutant que le pays était préoccupé par l’intensification possible du conflit.

Le chef du Hezbollah s’est également moqué des actions d’Israël, notant que le pays n’avait pas réussi à sauver des otages ni à remporter de victoires significatives en un mois de conflit.

Nasrallah a adressé un message aux États-Unis, les invitant à mettre fin à l’agression contre Gaza, affirmant que cette agression était également de leur responsabilité. Il a averti que si un conflit régional éclatait, les flottes américaines et les opérations aériennes ne seraient d’aucune utilité, et que les intérêts américains en souffriraient.

Cependant, un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche a mis en garde le Hezbollah contre toute tentative d’exploiter le conflit entre Israël et le Hamas. Les États-Unis souhaitent éviter une extension du conflit au Liban.

Depuis le début du conflit à Gaza, le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a engagé des combats le long de la frontière libano-israélienne, constituant une escalade significative depuis 2006. Nasrallah a averti qu’une frappe préventive contre le Liban serait une « erreur stupide. » Il a souligné la nécessité de mettre fin à l’agression contre Gaza et de soutenir le Hamas, tout en appelant à l’arrêt du commerce avec Israël et de l’exportation de pétrole vers les États-Unis par les pays arabes et musulmans. Il a également souligné l’importance de rouvrir le passage de Rafah reliant Gaza à l’Égypte.

Nasrallah a précisé que le Hezbollah intensifiait ses actions le long de la frontière libanaise, obligeant Israël à maintenir ses forces près de cette zone. L’avenir de cette situation dépendra de l’évolution de la situation à Gaza et des actions d’Israël au Liban, a-t-il conclu.

L’attention des Libanais a été captivée ces derniers jours par la possibilité d’une ouverture de front à la frontière israélo-libanaise. Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah, a déclaré : « Je le dis en toute transparence et avec un flou constructif : toutes les options sur le front (libanais) sont ouvertes et examinées, et nous pourrons y recourir à tout moment. »

Cependant, le discours de Nasrallah, qui était attendu comme un possible tournant dans le conflit entamé le 7 octobre dernier, a presque été un non-événement. Si l’on pouvait s’attendre à ce que Nasrallah reste vague sur le fond, c’est surtout la forme qui a surpris, le secrétaire général du Hezbollah se contentant de quelques phrases fortes dans un discours finalement assez ennuyeux.

Au-delà de l’habituelle rhétorique anti-impérialiste et anti-sioniste, le discours a mis en lumière la volonté du Hezbollah et de l’Iran de ne pas s’impliquer davantage, du moins pour le moment, dans le conflit entre Israël et le Hamas.

Les Libanais, qui ont vécu des périodes de conflit et d’instabilité, sont naturellement préoccupés par la possibilité d’une nouvelle guerre à leur frontière. Le Hezbollah, en tant qu’acteur clé au Liban et soutenu par l’Iran, a le potentiel de déstabiliser d’avantage la région. Les déclarations de Nasrallah ont donc suscité un grand intérêt et de nombreuses spéculations.

Cependant, le discours de Nasrallah n’a pas fourni de clarté quant à l’avenir immédiat. Il a laissé la porte ouverte à différentes possibilités, sans donner de détails concrets sur les actions à venir. Cette approche énigmatique s’inscrit dans la tradition de communication du Hezbollah, qui préfère souvent garder ses intentions secrètes.

La prudence du Hezbollah et de l’Iran dans ce contexte est également compréhensible. L’implication dans le conflit entre Israël et le Hamas pourrait avoir des conséquences imprévisibles et indésirables pour ces acteurs. Ils semblent donc choisir de temporiser, du moins pour l’instant.

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2 Commentaires
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Asher Cohen

Nasrallah chie dans son froc et a parfaitement compris qu’Israël veut lui faire sa fête.

L’invasion de Gaza montre qu’Israël n’acceptera plus de vivre avec des menaces à ses frontières, et sauf erreur, le hizbulah en est une. Les Juifs peuvent frapper de manière préventive, comme en juin 1967. Avec 360.000 réservistes déjà appelés et entraînés sur Gaza, une économie de guerre déjà en place pour une confrontation, et la frontière nord d’Israël déjà évacuée, il serait ridicule pour les Juifs de ne pas prendre l’initiative et reprendre le contrôle de la frontière nord en exterminant le hizbulah. De plus comme le Liban est dans une grave situation du fait du hizbulah, j’ai l’impression que Biden veut l’élimination de cette organisation, aussi est-il dans le jeu d’une intervention israélienne, avec ses 2 portes avions sur place et la dernière visite de Blinken au Président Libanais.

Alain

Autrement dit, le Hezbollah prétend soulager Gaza en faisant la mouche du coche à la frontière israélo-libanaise.