Affaire Chovanec: le rapport d’intervention policière éludait les gestes problématiques des agents
Le rapport d’intervention policière de l’interpellation de Jozef Chovanec passe de nombreux éléments cruciaux sous silence, écrit lundi le journal De Morgen, qui a pu se procurer le document.

Des policiers hilares tout au long de leur meurtre par abstention
Selon le quotidien flamand, l’intervention policière est seulement décrite dans les grandes lignes. « Lorsqu’on compare le rapport aux images diffusées il y a deux semaines, on constate qu’il n’aborde que brièvement la conduite des agents », souligne De Morgen.
« Il n’est écrit nulle part que le visage de Chovanec était enfoui dans une couverture, ni que des agents se sont assis sur son dos pendant plusieurs (18 minutes, 2 fois plus longtemps que dans le cas de George Floyd aux Etats-Unis) minutes, de sorte qu’il ne pouvait plus respirer. Le rapport fait également l’impasse sur le salut hitlérien ».
De Morgen note également une différence entre le récit de l’intervention dans l’avion et sur le tarmac, décrit avec force détails, tandis que la suite ne fait l’objet que de onze lignes.
Le rapport des auditions menées par le Comité était cependant bien plus fourni, selon De Morgen.

Catherine De Bolle, commissaire générale de la police fédérale belge, jusqu’en mars 2018 et actuelle Directrice exécutive d’Europol, donc de toutes les polices d’Europe, sera auditionnée demain sur l’étrange silence autour de cette Affaire Chovanec.
Rappel :
Catherine De Bolle: parcours de la première commissaire-générale de la police fédérale jusqu’à la tête d’Europol

Catherine De Bolle, première femme à prendre la tête de la police fédérale, est devenue, en mars 2018 directrice exécutive d’Europol. Elle a surclassé le candidat tchèque Oldrich Martinu.
Catherine De Bolle est née le 17 février 1970 à Alost. Elle a étudié le droit à l’université de Gand entre 1988 et 1993. De 1994 à 1997, elle a suivi une formation d’officier à la gendarmerie. Elle a notamment été juriste à la police fédérale, et a participé à la mise en loi de la réforme des polices. En 2001, elle a été nommée cheffe de corps à Ninove.
En 2011, Catherine De Bolle s’est classée première sur la liste de la commission de sélection pour la fonction de commissaire-général de la police fédérale. Elle a prêté serment le 29 février de l’année suivante. Catherine De Bolle, âgée alors de 42 ans, était devenue la première femme à occuper le poste, et également la plus jeune commissaire-générale.
Elle avait alors laissé entendre que ses priorités seraient le renforcement des relations avec la police locale, de la confiance dans la police en général et dans la police fédérale en particulier, et la participation à rendre la société plus sure. « La police devra travailler de manière plus efficace et la délimitation des tâches essentielles est une nécessité« , avait déclaré la nouvelle commissaire-générale dans son discours.
En 2015, elle était devenue représentante européenne au comité exécutif d’Interpol, l’organisation internationale de police qui regroupe 192 pays membres, un mandat de trois ans.
En mai, la police fédérale a indiqué que Catherine De Bolle se verrait bien succéder au Britannique Rob Wainwright, le directeur exécutif d’Europol. « Ma fonction actuelle, je l’accomplis avec beaucoup d’envie et de passion. (…) Mais une chance comme celle-là, j’aimerais la saisir pour mettre mon expérience et mon expertise au service de la population européenne et de sa sécurité. Je considère comme un grand honneur de pouvoir être candidate. Pas seulement pour moi-même, mais aussi pour la police en Belgique« , avait-elle déclaré.
Fin octobre 2017, on avait appris que Catherine De Bolle se classait première pour la fonction. Elle ressortait dans une « shortlist » de trois candidats, avec le Tchèque Oldrich Martinu et le Néerlandais Wil van Gemert.
Le gouvernement belge a mené ces derniers mois une campagne diplomatique intense pour promouvoir sa candidature, notamment auprès de grands pays indécis – l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni – dont le vote était prépondérant. Le candidat choisi devait l’emporter par une majorité qualifiée, ce qui a été le cas mercredi après-midi après un deuxième tour de discussion. La future directrice exécutive sera entendue le 24 janvier par la commission des Libertés civiles (LICE) du Parlement européen.
Catherine De Bolle a succédé à Rob Wainwright le 1er mai 2018.


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Pendant ce temps, entre la relance du procès Charlie-Bataclan en France (terrorisme fréquemment originaire des double-nationaux Belgo-marocains et de leur centrale djihadiste de Molenbeek), il est logique de ménager la présence militaire dans les rues (et, souhaitons-le, autour des édifices institutionnels, dont les synagogues)
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