Binyamin Netanyahou dénonce la décision de la Cour suprême le concernant
Le Premier ministre a tenu à réagir à la décision prise par la Cour suprême qui veut statuer sur le cas où il remportait les prochaines élections: pourrait-il ou non former le prochain gouvernement alors qu’il est sous le coup d’une mise en examen?
La Cour suprême a ainsi accédé à une requête insolite déposée par 67 personnes issues de l’industrie du high-tech, de l’académie et du secteur militaire.
Ce groupe demande à ce que la Cour suprême invalide le Premier ministre au cas où il remportait les prochaines élections.
Intervenant lors d’un meeting de soutien pour les primaires, Binyamin Netanyahou a dit de manière très simple: « En démocratie, c’est le peuple qui décide qui le gouvernera, et personne d’autre. Sinon, ce n’est plus de la démocratie! ».
La Cour suprême doit se réunir le mardi 31 décembre en configuration de trois juges, la présidente Esther Hayut, son adjoint le juge Hanan Meltzer et le juge Uzi Fogelman.
Même Guidon Saar, adversaire du Premier ministre aux primaires, a déclaré que ce n’est pas à la Cour suprême de décider si Binyamin Netanyahou peut ou non former le prochain gouvernement: « On ne remplace pas un Premier ministre dans les allées d’un tribunal mais dans les urnes ».
Pour le ministre Youval Steinitz (Likoud) il s’agirait d’une décision « scandaleuse et absurde »: « Si la loi permet à un Premier ministre de gouverner en état de mise en examen, il peut à-fortiori être élu ».
Ayelet Shaked avertit d’une poursuite de l’érosion de la confiance de la population dans le système judiciaire

L’ancienne ministre de la Justice a évoqué cette nouvelle affaire et rappelé le bras de fer récent entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire afin de lancer un avertissement: « Seul le président de l’Etat peut désigner celui qui sera chargé de former le prochain gouvernement, et non pas la Cour suprême qui ne doit pas interférer dans le domaine du politique. Ce n’est pas moi qui le dis mais la loi fondamentale sur les prérogatives du président de l’Etat. Piétiner ainsi une loi fondamentale ou la dévier de son sens serait une faute grave et entraînerait l’explosion du peu de confiance qui restait dans la population envers le système judiciaire et donnerait le sentiment d’un putsch ».
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