Trump offre la Syrie à Poutine contre un sommet (un plat de lentilles), l’Iran et le Hezbollah accèdent à la frontière israélienne en se dissimulant parmi les réfugiés
Les forces armées israéliennes distribuent des tentes, de la nourriture, de l’eau et des médicaments aux dizaines de milliers de réfugiés syriens qui arrivent à la frontière du Golan, pour fuir les frappes aériennes russes et syriennes incroyablement brutales sur le sud de la Syrie. Les chiffres sont stupéfiants : 342 frappes aériennes jeudi soir, le 28 juin, contre des villes tenues par les rebelles près des frontières israéliennes et jordaniennes – dont 299 ont été menées par l’armée de l’air russe et 43 par des pilotes syriens. Nawa, une ville située en face de la frontière israélienne du Golan, a été la plus durement bombardée.
Les correspondants militaires israéliens, jouant le jeu que Tsahal leur impose, ne transmettent pas ces chiffres horribles au public, et les gens ne comprennent pas comment 60 000 réfugiés fuyant Nawa se retrouvent soudainement à la frontière nord d’Israël et rejoignent les 20 000 qui ont déjà installé l à leurs campements de fortune. Bien que la conduite humanitaire de l’armée israélienne soit louable, la raison à l’origine de la catastrophe l’est beaucoup moins. Cette nouvelle catastrophe humaine aurait pu être évitée, si Tsahal avait agi à temps pour anticiper la menace contre les frontières israéliennes et contrer l’attaque de Daraa, montée par l’armée et les alliés d’Assad avec le soutien aérien russe, il y a 10 jours.
Cependant, l’inaction israélienne faisait partie d’un autre développement dont on n’a pas, non plus, soufflé mot au public israélien : le président Donald Trump a discrètement décidé de laisser la Syrie tomber entièrement sous la coupe réglée de la Russie, pour se ménager un sommet réussi avec Vladimir Poutine, à Helsinki, le 16 juillet. Israël, la Jordanie, les rebelles syriens et les groupes kurdes jusqu’ici soutenus par les Etats-Unis ont été laissés à eux-mêmes pour défendre leur propre sécurité du mieux qu’ils pouvaient. En guise de dernière concession, les Etats-Unis ont fermé les yeux sur le tour de passe-passe de Poutine, pour que les forces iraniennes et du Hezbollah puissent emménager avec l’armée syrienne.
Le président russe a saisi cette occasion pour larguer de lourds bombardements aériens et nettoyer les rebelles du sud de la Syrie se trouvant encore sur la route de l’armée d’Assad. Il a allègrement piétiné les promesses qu’il avait faites à Israël et à la Jordanie et a déclenché un exode de réfugiés syriens qui, trouvant la frontière jordanienne fermée à leur encontre, se sont redirigés vers la frontière du Golan d’Israël. Le nombre de dizaines de milliers de personnes qui s’installent au seuil d’Israël pourrait encore grossir, selon certaines estimations, jusqu’à 200 000 ou 250 000 personnes. Israël se trouve confronté à un nouveau fardeau sécuritaire et humanitaire dans le nord, au nord de la bande de Gaza, et dans le sud. La réalité du Moyen-Orient est telle que les camps de tentes qu’offre Tsahal pour fournir des refuges de fortune aux réfugiés, pourront en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, être infestés de dangereux agents syriens, iraniens et du Hezbollah. Les réfugiés désespérés accepteront quelques malheureux dollars pour aider leur familles, contre le port d’une ceinture d’explosive et le fait d’aller se faire exploser contre les positions de l’armée israélienne à la frontière.
C’est ce qui est déjà en train de se passer à la frontière syro-jordanienne. Les renseignements militaires syriens a pris le contrôle du grand camp de réfugiés de Rubara à Daraa et les services de sécurité jordaniens sont impuissants à empêcher les agents iraniens et du Hezbollah de s’infiltrer.
Comment l’armée israélienne va-t-elle empêcher cette calamité désastreuse en matière de sécurité de se développer à la frontière nord d’Israël? Au fur et à mesure que la rumeur va circuler à travers toute la Syrie que de la nourriture, des abris et des traitements médicaux sont disponibles, la population de réfugiés qui se trouve à la frontière israélienne autour de Quneitra va grossir dans des proportions ingérables. Pour l’Iran et le Hezbollah, un grand camp de réfugiés est l’endroit parfait pour atteindre et terroriser le nord d’Israël.
Daraa , le Hezbollah , Tsahal , l’ Iran , Qunetra , les réfugiés syriens , le sommet de Trump-Poutine
Adaptation : Marc Brzustowski
![]() |
![]() |








































INQUIETANT !!!!
Où sont passés les supers stratèges israéliens, ?, apparemment ils sont partis en vacance, tout ça fait il partie d’un plan…?…pour obliger Israël à rentrer en guerre contre la Syrie…?…a force d’attendre et de reculer sur tous les fronts, tout ce que vont gagner ces généraux, c’est l’ouverture de 3 fronts, qui je le crains sera terriblement meurtrier pour Israël, bien que l’Iran subit de nombreuses manifestations pour le manque d’eau et le départ des mollahs, croire une seconde au pourrissement de la situation est une erreur grossière, car se sentant perdue L’Iran au contraire jettera toutes ses armes dans la bataille contre Israël avant de sombrer…et nombreux seront les antisémites à se joindre au conflit….
Le pourrissement de la situation est défavorable à Israel. Les grandes puissances gagnent à faire des promesses (qu’elles ne tiendront pas ) et l’état d’israel serait mal avisé de compter sur la parole de ces dirigeants qui ne roulent que pour eux-mêmes; Éteindre le Hamas et le hezbollah, avec une ligne dure, très dure est la seule bonne solution à court terme. l’Armée de hassad est aussi une menace potentielle à terme. Aider les Kurdes et les rebelles syriens anti hassad est une voie à courir .