On peut très bien se sentir juif à 150%, israélien plus encore, et ne pas renier le plaisir d’avoir cru « au Père Noël » dans cette autre vie qu’était la nôtre lorsque nous n’étions pas encore des « Olim hadachim » !!
Mais où est passé le « Père Noël » de mon enfance ? Ainsi le « silence radio » de mise en Eretz, curieusement, fait ressortir encore davantage comme un vide, une absence. « Croire au Père Noël ! », j’entends le ton condescendant avec lequel bon nombre de croyants vont, eux, s’autoriser à habiller mon propos.
Pourquoi « Croire au Père Noël » serait plus blâmable que « Croire aux contes de fées » ? Cela tient du même besoin de croire que tout est possible. Même le meilleur. Surtout le meilleur ! Uniquement le meilleur !
Et faut-il avoir la foi chevillée au corps pour y croire encore ! Où est passé le « Papa Noël » pacifique de mon enfance ?Après avoir été dénoncé comme une création américaine purement commerciale, que voit-on ? … « Ce pauvre père Noël » récupéré par les palestiniens !
Et le conte de fées innocent de virer au cauchemar !
Et de voir, hier 24 décembre, tous ces palestiniens habillés en Père Noël, organiser un rassemblement, entre autres, dans la ville de Bethléem pour protester contre la reconnaissance de Jérusalem comme véritable capitale d’Israël par les Etats-Unis, a accentué encore la différence entre innocentes rêveries, vœux pieux et sordide réalité.
Bely Landerer
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