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Lapsus : Mélenchon m’a tuer (Obono)

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 Omar m’a tuer » est une phrase d’accusation retrouvée en lettres de sang près du corps de Ghislaine Marchal, découvert sans vie par les gendarmes dans la cave de son domicile le  à Mougins.

Mélenchon: le lapsus qui tue (Obono)


Sur le plateau de « L’Emission politique », Jean-Luc Mélenchon n’a pas rendu service à Danièle Obono… et à sa France Insoumise.


« Danièle Obono est une militante antiraciste, et antisémite. » Hier soir, dans « L’Emission politique » de France 2, Jean-Luc Mélenchon n’a pas fait les choses à moitié.

 

« Danièle Obono est une militante antisémite » Cet incroyable lapsus de Mélenchon (et la réaction de Salamé) 

Bien sûr, en politique, tous les lapsus ne sont pas révélateurs mais à en juger par les mines consternées du public mélenchoniste qui a fait la claque deux heures durant, celui-ci n’est pas anodin. Traînant le boulet Obono comme le capitaine Haddock son sparadrap, le tribun de La France Insoumise a dû justifier leurs divergences sur la laïcité, l’islam et la République, autant de thèmes que les Insoumis détestent aborder, empêtrés dans leur économisme d’un autre âge.

La laïcité à été instrumentalisée, focaliser toute l’actualité la dessus est dangereux. On ne parle pas de fraude fiscale pendant ce temps.

Danièle Obono trouve « infâme » la loi de 2004 interdisant le port de signes religieux ostensibles – en clair, le voile – à l’école ? Mélenchon respecte son opinion sans la partager, arguant que LFI est un mouvement réticulaire où l’on ne marche pas au pas. Danièle Obono défend les « stages racisés » réservés aux non-blancs ? Là encore, ce brave Méluche refuse de condamner une pratique qu’il n’approuve pourtant pas. Vous comprenez, les pauvres victimes du racisme doivent bien trouver des voies d’émancipation pour sortir de leur condition, discriminés qu’ils ont été pendant des siècles… Debout les damnés !

Obono-Mélenchon: friture sur la ligne

Il y a pourtant friture sur la ligne entre Obono et Mélenchon, comme le prouve leur prise de bec devant les caméras de l’Assemblée. Et ce n’est pas la présence de Clémentine Autain dans la causerie d’après-débat, voire du comique ventripotent Yassine Belattar qui ont arrangé les affaires du Lider minimo. Acculé par Bruckner et Kouchner, Belattar a refusé d’établir le moindre lien entre l’islam et l’islamisme, avant d’accuser ses contradicteurs de racisme. Issu du peuple (des humoristes) qui a tant souffert mais qu’on ne peut plus souffrir, Belattar a fait grise mine, au moins autant que son idole Mélenchon, consternant de ressentiment anti-médias hier.

C’est bien simple : aux yeux des aficionados insoumis, si l’agenda des questions ne se plie pas au projet politique de LFI, cela relève d’un complot capitaliste et productiviste ourdi par les méchants yankees.

D’ailleurs, le plus petit dénominateur commun de cette nébuleuse est peut-être à chercher du côté de l’opposition à l’Oncle Sam. Titillé par Laurence Debray en raison de son suivisme chaviste, Mélenchon a traité son interlocutrice avec la courtoisie d’un sapeur dopé aux amphètes. Sans en démordre, il défend le bilan soi-disant globalement positif d’un régime affamant sa population, histoire de rappeler les belles heures du socialisme réel.

Ployant sous ses contradictions, exaspérant de mauvaise foi et de hargne, le mouvement mélenchoniste pourrait être promis au même avenir que la révolution bolivarienne…

Les rien-pensants

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par

Manuel Moreau

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