
L’Iran a mené sa parade militaire annuelle le 17 avril afin de marquer le Jour de son Armée Nationale. Les sources militaires et iraniennes de Debkafile concluent que c’était la moins impressionnante de toutes ces dernières années. Habituellement, l’Iran dévoile ses missiles les plus avancés et d’autres systèmes d’armement très au point, mais il n’a montré cette année que des composants de système S-300 anti-aériens acquis en Russie, démontrant par là que Moscou suspend toujours la livraison complète de ces missiles et que la Russie continuera à e faire dans un proche avenir.
En démonstration, on n’a pu apercevoir que certaines parties du système de radar des S-300, une structure de commandement vide sans systèmes de rampe de lancement et une grue, utilisée pour hisser les missiles sur les rampes.
Les experts militaires occidentaux qui ont surveillé cette parade affirment qu’il n’y a aucune autre pays qui oserait dévoiler une telle collection aussi misérablement inappropriée, de parties de systèmes de missiles et que cela ne fait qu’accentuer l’impression que l’Iran n’a pas reçu ces missiles, mais uniquement certains composants inutilisables du système d’appui technique.
Les experts militaires constatent que les autres systèmes d’armement déployés lors de cette parade démontrent que les principales forces combattantes du pays sont fatiguées et usées. Cela fait suite à trois ans de combats en Syrie de la part des Gardiens de la Révolution iranienne et d’à peine quatre mois de combat pour les unités régulières de l’armée, comme la 65ème Brigade aéroportée, qui a encaissé plus de 30 morts au sud d’Alep en très peu de jours d’affrontements, troupes qui n’ont obtenu aucun succès significatif sur le champ de bataille, malgré un soutien aérien de tous les instants de la part de la Russie. Il semble aussi qu’un très grand nombre dans le pourcentage des morts et des blessés provient essentiellement de la fine fleur de l’élite des Gardiens de la Révolution iranienne.
Les sources militaires de Debkafile révèlent qu’au cours de cette parade à Téhéran, le Général iranien Mohamed Reda Zada a été grièvement blessé sur le front près d’Alep dans le nord de la Syrie. Zada est le dernier d’une longue liste de blessés ou de tués de haut rang dans cette guerre. La Garde Révolutionnaire a accommodé un avion spécial pour le ramner à Téhéran le même jour et il se trouve à présent dans un hôpital militaire où les médecins se battent pour lui sauver la vie. Pendant ce temps, malgré l’allègement des sanctions à la suite de l’accord nucléaire avec les puissances mondiales, Téhéran a non seulement été dans l’incapacité d’acquérir des armements avancés, mais le pays n’est pas non plus parvenu à retrouver ses avoirs gelés dans les banques américaines et européennes.
Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a fait remarquer le 19 avril, peu de temps avant sa rencontre à New York avec le Ministre iranien des affaires étrangères Mohamed Javad Zarif, que Téhéran n’a retrouvé que 3 milliards de $ de ses avoirs gelés, depuis la signature de l’accord l’an dernier.
Kerry a tourné en ridicule les hommes politiques américains, en particulier les Républicains, ainsi que d’autres, tels que le Ministre israélien de l’énergie, Yuval Steinitz, qui estimaient que l’Iran pourrait jouir d’une aubaine située entre 100 milliards et 150 milliards de $ récupérés du gel de ses avoirs.
Les sources de Debkafile soulignent qu’il y a deux raisons pour lesquelles Téhéran n’a retrouvé qu’une somme comparativement aussi infime de financements :
1. Bien que les Etats-membres de l’U.E et de l’ONUY aient levé leurs sanctions, les Etats-Unis ne l’ont pas fait. L’Administration Obama rencontre des difficultés à faire voter des lois au congrès en vue de l’annulation des sanctions, alors même que le Congrès se prépare à imposer de nouvelles sanctions contre la poursuite des essais de missiles balistiques à capacité nucléaire par l’Iran.
2. La majorité des fonds iraniens se trouvent dans des banques à l’extérieur des Etats-Unis. Puisque Washington doit encore lever ses propres sanctions, ces banques, qui mènent l’essentiel de leurs transactions aux Etats-Unis, craignent de libérer ces fonds gelés et de faire des affaires avec les Iraniens parce que les Etats-Unis pourraient, en définitive prendre des mesures contre elles. En d’autres termes, les pertes encourues par les banques internationales si elles font des affaires avec l’Iran pourraient s’avérer supérieures à leurs profits.
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» Ne jamais sous estimer un adverssaire » ….
Je ne crois pas un traitre mot de cette présentation apocalyptique de l’état de l’Iran et de son armée ….
La verité est tout autre ….
Heureusement que dans les états majors on est plus pragmatique !
La présentation ne semble pas « apocalyptique ». Ne pas envisager que 5 ans de guerre use, que la fameuse offensive d’Alep n’est pas à l’aube de se conclure par une franche victoire des forces alliées d’Assad serait être irréaliste. L’économie iranienne n’est pas non plus sur le point de combler tous ses manques et relever tous les défis, malgré les mises en garde qu’on aurait, du jour au lendemain affaire à une grande puissance régionale. Cela se passe moins bien qu’escompté par Rouhani et Obama. On ne va pas non plus s’auto-flageller devant l’Iran parce que c’est ainsi que le monde conçoit ce rapport de force entre un petit pays dynamique et tonique et un grand pays territorialement, mais qui ne voit pas le bout du tunnel. Avec ces faiblesses, il a aussi des forces, des ruses et l’Iran doit continuer d’être conçu comme un danger de long terme, évidemment.
@ Gilbert, je partage totalement votre avis, ne sous-estimons pas l’adversaire. Il est fort, puissant, mais, j’en suis convaincu, trop faible pour Israël.