Photo : avec la Conseillère américaine à la Sécurité des Etats-Unis, Susan Rice et, juste derrière elle, Wendy Sherman, chargée principale des négociations sur le nucléaire iranien. (Israël avait connaissance de la lettre secrète d’Obama à Khamenei).
Le véritable Ministre des Affaires étrangères de Netanyahu sera Yossi Cohen, le nouveau chef du Mossad
La décision du Premier Ministre de nommer son Conseiller à la Sécurité Nationale, Yossi Cohen, en tant que nouveau Directeur des services secrets réflète sa nette préférence pour les relations secrètes avec des pays qui ne disposent pas de relations diplomatiques officielles avec Israël et avec les communautés des renseignements étrangers.
Le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a pris la bonne décision en désignant Yossi Cohen, son conseiller à la sécurité nationale, en tant que 12ème Chef du Mossad. Son choix reflète une nette préférence dans le domaine de la sécurité nationale d’Israël.
De nombreux membres des services secrets sont arrivés au domicile des Cohen, lundi soir pour le féliciter. L’ancien chef du Mossad, Méïr Dagan présente cette nomination de l’homme qui l’a secondé en tant qu’adjoint (2011-2013) comme « très bonne ».La mère de Cohen a déclaré à Ynet : « Nous sommes tellement émus et heureux et nous espérons que tout ira pour le mieux. Nous espérons que notre cher fils réussira pleinement pour le salut de tout le peuple d’Israël ».
Se tenant à l’extérieur de sa maison à Modi’in, Cohen a déclaré : « J’aimerais remercier le Premier Ministre pour la confiance qu’il me témoigne. Je suis très enchanté par l’amplitude et l’importance de ce poste. Je promets de faire absolument tout ce que je peux pour offrir au peuple d’Israël et à l’Etat d’Israël de belles opérations fondées sur des renseignements de la plus haute qualité. Je souhaite à tout le peuple d’Israël et aux travailleurs du Mossad un joyeux Hanukkah! ».
Le Mossad se focalise sur trois domaines principaux d’activité. Le plus important consiste à collecter les renseignements cruciaux de nature sécuritaire à travers le monde entier. Le second, à mener des opérations secrètes, dont certaines sont destinées à obtenir des renseignements et dont la plupart sont résolues à déjouer et faire avorter dans l’oeuf les menaces contre la sécurité de l’Etat d’Israël et ses citoyens, autant dans le champ du contre-terrorisme (agir préventivement) et dans d’autres domaines, comme l’interruption et les retards dans le programme nucléaire iranien.
Le Mossad est aussi engagé dans des opérations destinées à sécuriser l’intégrité et la protection des communautés juives en Diasporas.

Cohen et Netanyahu. Une coopération étroite (Photo: AFP)
La troisième sphère d’intervention du Mossad consiste à entretenir des relations extérieures secrètes, en particulier avec les pays avec lesquelles des relations diplomatiques ne sont pas établies, comme de maintenir des relations approfondies avec les communautés des renseignements dans les pays les plus et les moins amicaux, qui se déroulent y compris quand les relations officielles ne sont pas très bonnes. Par exemple, les relations avec la Communauté américaine du renseignement et la CIA se sont maintenues comme toujours, en dépit des relations particulièrement tendues entre l’Administration d’Obama et le gouvernement de Netanyahu.
La décision de nommer Cohen à ce poste de chef du Mossad reflète donc la nette préférence de Netanyahu, surtout en ce moment, pour les relations étrangères secrètes (ou de coulisse) qui sont entretenues à travers les activités de l’organisation. On a un besoin crucial de ces relations, d’abord et avant tout, dans le but d’approfondir la coopération internationale dans la guerre contre le terrorisme et pour permettre à l’Etat d’Israël de prendre part et d’avoir de l’influence dans l’activité internationale qui cherche à déjouer les plans terroristes des djihadistes de l’Islam radical.
Sans coopération internationale, il serait aussi impossible de déjouer et de combattre efficacement le terrorisme engendré par l’axe radical chiite mené par l’Iran et, principalement par les réseaux terroristes djihadistes sunnites orchestrés par l’Etat Islamique et l’ensemble de la toile des organisations islamistes.
La coopération internationale, à laquelle Israël contribue en offrant de l’information détaillée et précise, des capacités technologiques et, qui lui permet en retour d’obtenir les données résultant des capacités informatives et opérationnelles d’autres partenaires, est la seule façon de combattre efficacement les menaces auxquelles l’Etat d’Israël est confronté et qui mettent également en péril la paix mondiale.
Limiter les dégâts avec les Etats-Unis.
Yossi Cohen, alors Conseiller à la Sécurité Nationale en discussion amicale avec la Sous-Secrétaire d’Etat Wendy Sherman, chargée des négociations nucléaires avec l’Iran.
La seconde raison de ce besoin d’accroître les activités en matière de diplomatie secrète, grâce à l’entremise du Mossad résulte de l’isolement croissant d’Israël. De nombreux pays, comme la Suède, par exemple, dont la politique est viscéralement hostile à Israël, sont très heureux de coopérer avec nous, dès qu’il est question de dialogue entre les communautés du renseignement.
L’horrible Margot Wallström, Ministre suédoise des Affaires étrangères, qui ne manque jamais une occasion d’encenser le terrorisme palestinien tellement justifié et tellement différent du djihad global… saute de joie, à chaque fois qu’elle peut dialoguer avec l’Institut.
La troisième raison de cette nette préférence pour une politique étrangère discrète ou secrète est qu’elle permet de saisir des opportunités totalement inédites. Ce n’est, maintenant, un secret pour personne que les Etats arabes nourrissent de forts intérêts partagés avec l’Etat d’Israël en plus d’un domaine particulier. Ces pays, cependant, ne sont absolument pas prêts à afficher des relations ouvertes au public ni à normaliser leurs realtions officielles avec Israël, avant que ne soit trouvée une solution dans le fameux conflit palestino-israélien. Le Mossad est naturellement le canal par lequel ces relations, tantôt ouvertes, tantôt fermées se maintiennent.
Yossi Cohen est, sous tous rapports, la bonne personne à la bonne place en tant que chef du Mossad, en cette période, du fait de l’expérience internationale qu’il a accumulée, autant en tant que chef de la branche du Mossad en Europe et Conseiller à la Sécurité Nationale, qui est inestimable. Il a prouvé ses compétences dans ce domaine, en tant que personnalité en charge du dialogue avec les Américains, en compagnie de l’Adjoint au Directeur Général du Ministère des Affaires étrangères, Jeremy Issacharof, au cours des négociations nucléaires entre les grandes puissances et l’Iran.
A la tête du Conseil de Sécurité Nationale, Cohen était plus impliqué dans les négociations qu’on ne peut le voir à l’oeil nu, et il a, ce titre pu influencer le résultat final, quand bien même Israël ne l’a pas approuvé : il a, à tout le moins, minimisé les dégâts. Cohen et Issacharoff ont aussi traité d’autres questions sensibles, vis-à-vis de l’Administration Américaine, même et surtout lorsque l’hostilité entre Obama et Netanyahu atteignait de nouveaux sommets.
Le candidat naturel
Et ce n’est pas tout. Cohen dispose tout autant d’une expérience incomparable dans le domaine de l’HUMINT (les renseignements humains) sur le terrain opérationnel (les renseignements recueillis aux moyens des contacts interpersonnels). Il a aussi occupé le poste de chef de l’unité opérationnelle Tzomet, qui active les officiers chargés de la collecte des informations et d’animer le réseau d’agents en zones sensibles au plus fort de la guerre secrète contre le programme nucléaire iranien (2011-2013). Une équipe de Tzomet dirigée par Cohen a remporté le Prix de la Défense d’Israël pour ses activités nombreuses et variées.
Cohen, mon nom est Yossi Cohen
L’expérience et l’expertise dont manque Cohen, c’est dans le champ de la cyberguerre et des technologies, dont le chef sortant, Tamir Pardo et son principal adjoint, le fameux « N » sont les spécialistes. N. était l’un des 3 candidats retenus pour remplacer Pardo, mais qui n’a pas eu le poste occupé par Cohen. Il poursuivra certainement l’oeuvre de Pardo, dans l’ombre de Cohen.
Une autre vertu que le Premier Ministre apprécie probablement provient du fait que Cohen tire ses origines et racines profondes d’une famille yérosolomitaine et que son père était un membre important au sein de l’Irgoun à Jérusalem. Au moins autant que cela concerne Netanyahu et sa propre famille. Cohen était donc un choix naturel, autant sur le plan politique que du fait de ses origines personnelles.

David Meidan. La promesse non-tenue de Netanyahu (Photo: Avi Ohayon, GPO)
Les autres candidats, N. et Ram Ben Barak, sont également des personnalités de très grande valeur. Il y avait un autre candidat, David Meidan, qui a animé les négociations pour la libération du soldat kidnappé Gilad Shalit et qui était un candidat tout aussi valable que les autres. Après la conclusion réussie de l’affaire Shalit, Netanyahu avait même donné une lettre à Meidan, dans laquelle il lui promettait plus ou moins qu’il avait les meilleures chances de remplacer Pardo en tant que chef du Mossad, mais sa candidature s’est, en définitive, évanouie, en dépit de ses compétences pour la diplomatie secrète.
Yossi Cohen, qui est en train de prendre ses quartiers aux quartiers-généraux du Mossad en déménageant du bâtiment du Conseil de Sécurité Nationale, sera en mesure de se saisir très rapidement des dossiers brûlants, non seulement parce qu’il est tout-à-fait rompu au travail au sein du Mossad, ayant été son chef-adjoint, mais aussi parce que son travail au sein du Conseil National de Sécurité chevauchait de nombreux domaines du travail propre au Mossad. Aussi ne doit-on pas s’attendre à aucun choc, à d’éventuelles démissions ou à des insultes au sein de ces services, tout au contraire. Cohen était le candidat naturel et il est tout aussi naturel qu’il ait obtenu ce poste.
Ron Ben-Yishaï
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Mazaltov Yossy Cohen.
Je vous souhaite de tout coeur de réussir tous vos projets.
Pour la sécurité de notre Israël.
Poldek