A la veille de cette nouvelle année 5773, il est nous est difficile d’ignorer qu’elle ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices que ce soit en France ou en Israël.

En France, nous devons affronter une situation bien plus alarmante que celle que nos nouveaux dirigeants escomptaient trouver après leur victoire électorale : la barre des trois millions de chômeurs est dépassée, et ils ne peuvent tabler que sur une croissance qui ne dépassera pas les 0,8% pour les plus optimistes.
De gros efforts vont être exigés des français, de tous les français pour pouvoir redresser notre économie, créer des emplois, diminuer la dette, augmenter les exportations, améliorer les formations….
Mais tout cela ne sera possible que si nos concitoyens sont convaincus que les sacrifices demandés seront également répartis dans toutes les couches de la société, en fonction de leurs revenus.
C’est un mauvais service que rendent à ce pays, tous ceux qui clament, à tout vent, qu’ils vont s’exiler, parce qu’ils vont subir une pression fiscale trop élevée.
Riches ou ultra riches, héritiers, ou de première génération, ils feignent d’oublier qu’ils ont profité, et souvent plus que d’autres des avantages qu’a accordé, qu’accorde encore la République à ses enfants, la quasi gratuité de la médecine et de l’enseignement, y compris, universitaire, pour n’en choisir que deux.
Il est bien dommage qu’en France, il n’y ait pas de loi, comme aux États-Unis, si souvent pris comme modèle, qui impose aux exilés le paiement d’un impôt à leur pays d’origine, à partir d’un certain revenu.
On nous a beaucoup parlé, pendant le précédent quinquennat, des droits et des devoirs qu’impliquait l’acquisition de la nationalité française pour les nouveaux demandeurs ; il ne faudrait pas que les devoirs, et la solidarité en est un, restent lettre morte pour ceux qui le sont de longue date.

En Israël, les effets de la crise économique mondiale se font aussi sentir, mais les vrais problèmes sont d’une autre nature, ils sont existentiels.
Que faire face à la menace nucléaire de l’Iran dont les dirigeants se targuent de vouloir, mais aussi de pouvoir à terme rayer Israël de la carte, quand l’allié américain considère qu’une intervention militaire n’est pas encore d’actualité, qu’il faut laisser le temps à la diplomatie et aux sanctions de faire leur effet ?
Léon Panetta, le secrétaire américain à la défense, a déclaré mardi «qu’il reste un peu plus d’un an pour s’occuper du dossier iranien, à partir du moment où Téhéran aura pris la décision de fabriquer une bombe nucléaire».
La divergence entre les israéliens et les américains n’est pas seulement due à un problème de calendrier, elle est stratégique.
Les américains veulent empêcher les iraniens de fabriquer une bombe, les israéliens veulent détruire les sites nucléaires iraniens, tant qu’ils sont encore vulnérables.
Le temps presse, ils ne veulent plus de cette menace, ils ne veulent plus vivre avec cette épée de Damoclès au dessus de leurs têtes.
Les deux alliés ne peuvent, donc, se mettre d’accord sur la fixation d’une ligne rouge.
A cela, il faut ajouter, ce qui ne rend pas la relation américano israélienne plus sereine, que Barack Obama tient Benyamin Netanyahou pour un agent électoral de Mitt Romney ; il le soupçonne même de vouloir introduire l’Iran dans la campagne électorale américaine afin de le faire chuter.
Le danger iranien, sa capacité de nuisance sont certainement plus perceptibles en Israël qu’aux États-Unis et on peut comprendre le premier ministre israélien quand il déclare :
«Ceux qui, dans la communauté internationale se refusent de fixer des lignes rouges à l’Iran, n’ont pas le droit moral d’imposer un feu rouge à Israël.
Cela dit, des questions qui font débat en Israël restent posées : Israël a-t-il les moyens d’arriver à ses fins sans le soutien américain ?
Ne serait ce pas une victoire à la Pyrrhus dans la mesure où l’Iran ne serait que momentanément affaibli ?
Israël peut il se permettre de négliger les dégâts collatéraux qu’entrainerait, dans la région, une action en solitaire ?
Faisons montre, tout de même, d’optimisme et souhaitons-nous une bonne année.
A toutes et à tous, Chana Tova Ometouka.
Gérard Akoun/Temps et Contretemps
(de Judaïques FM)

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Pouvoir trouver et confronter sur ces tribunes une large palette de sensibilités politiques et économiques est une nécessité. Si cet article, jugé trop « centre gauche », déplaît aux tenants de la droite dure, n’est-il pas, assez souvent, contrebalancé et équilibré par d’autres analyses plus conservatrices ? Vouloir ériger les doctrines économiques archéo- ou néo-libérales ( quand ce n’est pas carrément le monétarisme ultra-libéral de Hayek, Friedman et Laffer ) en doxa indépassable, alors que l’économie n’est pas, pour l’instant, une science exacte ni efficiente – sinon on saurait empêcher les grandes crises -, ou décréter que seule la droite a la compétence en la matière ( n’est-ce pas VGE ou Hoover ? ), attention à sombrer dans un terrorisme intellectuel plus risible que dangereux ! Chana tova 5773 !
Mais qui se prend-il, ce pseudo-marxiste, pour venir nous donner des leçons de patriotisme fiscal ? Et d’abord, comme tout donneur de leçons, les applique-t-il déja à lui même ?… Ce monsieur roulerait-il pour Hollande et sa bande d’incompétents qui détruisent actuellement la France ? Quoiqu’il en soit, la connotation socialiste de son discours trouverait d’avantage sa place dans les colonnes du Monde ou de Libération. On le sent même contrarié à l’idée que la relation Netanyaou-Romney puisse compromettre la réélection d’Obama, ce fourbe musulman socialiste qui espère la destruction d’Israël et sa reconversion en terre musulmane.
Il est vraiment triste de constater que l’idéologie socialiste de certains Juifs les poussent même à vouloir sacrifier les intérêts et la sécurité d’Israël. Désolé de contredire ce monsieur mais seule l’élection de Mitt Romney et des Républicains permettra à Israël de retrouver un allié historique perdu depuis 2008 et de garantir sa sécurité ainsi qu’un niveau de défense optimal. Et cela permettra aussi aux Etats-Unis de retrouver une dynamique économique détruite par Obama et les démocrates.
Quant à l’article lui même, il ne nous apprend rien de nouveau sur la crise économique ni sur la situation géopolitique au Moyen-Orient. Ce n’est que de la prose stérile et tendencieuse. Article suivant…
Chana Tova à tous