40ème anniversaire de la résolution infâme Sionisme = Racisme ©

Onu : le 40ème anniversaire de la résolution antisioniste n° 3379 : Sionisme = Racisme"

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Onu : le 40ème anniversaire de la résolution antisioniste n° 3379 : Sionisme = Racisme”
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Le 10 novembre 2015, le secrétaire général de l’Onu Ban Ki Moon a commémoré (tout en le déplorant), le 40ème anniversaire de la résolution 3379, adoptée le 10 novembre 1975, qui a qualifié le sionisme de « forme de racisme et de discrimination raciale ». Aussi, a-t-il pris soin d’évoquer cette odieuse résolution à travers sa révocation, finalement intervenue le 16 décembre 1991 (résolution n° 46/86). Il convient toutefois de revenir sur cette résolution qui a, pendant 16 ans, donné un fondement légal à l’antisionisme, permis de transférer sur l’Etat juif, la responsabilité du conflit datant de 1948, et justifié le  terrorisme palestinien antérieur et postérieur à cette date. Désormais, c’est encore cette résolution 3379, qui, bien qu’abrogée,  motive les actions menée par le collectif Boycott Désinvestissement Sanction.
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La résolution 3379 du 10 novembre 1975 s’est inscrite dans la (soit disant) volonté, pour l’Onu, d’éliminer « toutes les formes de discrimination raciale » estimant qu’Israël y procédait au moyen de mesures législatives » (sic). Pour ce faire, elle a listé un certain nombre de principes antisionistes, adoptés par différentes instances internationales, jetant l’opprobre sur Israël et permettant aux antisémites de se dissimuler derrière cet outils devenu bien pratique. Ainsi, la résolution de 1975 a tout d’abord rappelé le texte de la résolution onusienne 3151 du 14 décembre 1973 qui a condamné « l’alliance impie entre le racisme sud africain et le sionisme », comme si il existait un lien entre les deux régimes politiques (sic). Par ailleurs, elle a pris note de la déclaration de Mexico du 2 juillet 1975 qui a promulgué le principe « de la coopération internationale qui exige la libération et l’indépendance nationale, l’élimination du colonialisme et du néo colonialisme, de l’occupation étrangère, du sionisme et de l’apartheid» (sic). En d’autres termes, le sionisme devenait une forme de colonialisme. Elle a également pris note de la résolution 77 (XII) adoptée par la Conférence des chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine qui a estimé que « le régime raciste en Palestine occupée et les régimes racistes au Zimbabwe et en Afrique du Sud ont une origine impérialiste commune » (sic). (Affirmation une fois encore gratuite et parfaitement mensongère). Elle a, enfin,  pris note de la Déclaration politique et de la Stratégie pour renforcer la paix et la sécurité internationale de Lima du 30 août 1975 qui a « condamné le sionisme comme une menace à la paix et à la sécurité mondiale et demandé à tous les pays de s’opposer à cette idéologie raciste et impérialiste» (sic). Israël s’est ainsi retrouvé fustigé sur la place internationale avec cette résolution 3379 qui a considéré le sionisme comme « une forme de racisme et de discrimination raciale » (sic).
La communauté internationale s’est fort heureusement ravisée et a abrogé la résolution 3379 en 1991, ce dont s’est félicité Kofi Annan le 21 juin 2004 : « Force est de reconnaître que les actions de l’Organisation des Nations unies en matière d’antisémitisme n’ont pas toujours été à la mesure de ses idéaux. Il est déplorable que l’Assemblée générale ait adopté en 1975 une résolution dans laquelle elle assimilait le sionisme au racisme et je me félicite qu’elle soit depuis revenue sur sa position ». De même, lors de la cérémonie du 10 novembre 2015, le Secrétaire d’État John Kerry a justement qualifié la résolution de 1975 de « sinistre présage » en ce qu’elle donnait « un permis général de haïr » l’Etat d’Israël.
En présence du responsable de l’Union sioniste Isaac Herzog, il a été rappelé les propos de son père Haim Herzog, ambassadeur israélien à l’Onu en 1975, et Président d’Israël de 1983 à 1993 qui avait combattu avec rage l’adoption de la résolution : « J’appelle la communauté des Nations à agir toujours dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies pour pratiquer la tolérance et vivre ensemble en bons voisins dans la paix mutuelle ».
Haïm Herzog avait alors rappelé la parfaite égalité qui présidait entre juifs et arabes en Israël : « les citoyens arabes jouissent des mêmes droits que les juifs, bénéficient des mêmes traitements médicaux, travaillent au sein des forces douanières et policières de défense, sont élus au parlement, étudient dans les universités … ». Le futur Président israélien avait rappelé que si racisme, il y avait, c’était plutôt un racisme arabe envers les juifs : « il est aussi naturel pour un arabe de servir dans un service public israélien qu’il est incongru de penser qu’un juif serve dans une administration publique dans un pays arabe ». L’ambassadeur israélien de l’ONU avait de toute façon annoncé qu’Israël ne se laisserait pas intimidé et qu’il allait rebaptiser les avenues des Nations Unies à Haifa, Jérusalem et Tel Aviv : « Avenue du Sionisme ». Rien n’y a fait. La résolution 3379 a été adoptée à 72 voix pour, 35 contre, et 32 abstentions.
Saluons donc le rôle majeur du Président américain HW Bush à l’origine de la révocation de la résolution 3379 en 1991 : « la résolution 3379 tournait en dérision l’engagement et les principes sur lesquels se fondent les Nations Unies. Le sionisme n’est pas une politique, c’est l’idée qui a mené à la création d’un foyer pour le peuple juif, à l’État d’ Israël. Assimiler le sionisme à la faute intolérable qu’est le racisme est une distorsion de l’histoire ». En défenseur inconditionnel d’Israël, il a déclaré « l’Onu ne peut pas chercher la paix et en même temps mettre en cause le droit d’Israël à exister ». Il a conclu en affirmant qu’Israël était bien « le foyer du peuple juif ». Bush s’est donc naturellement félicité de la révocation de la résolution 3379 constitutive d’une vraie chance d’accomplir l’ambition de la Charte onusienne : « sauver les prochaines générations du fléau de la guerre, réaffirmer la foi dans les droits humains fondamentaux, dans la dignité et les valeurs de la personne humaine ».
Il est regrettable d’observer que la philosophie ayant présidé à l’adoption de la résolution 3379 est toujours de mise chez les ennemis d’Israël qui en reprennent les thèses : pour eux, Israël n’est qu’un pays raciste, colonisateur, suffisant et discriminant sa minorité arabe. A l’instar de la disparition du régime d’apartheid africain, ils prédisent la disparition de l’Etat juif au profit d’un Etat qui deviendrait celui de ses citoyens, sans référence à l’origine juive.
Ce sont encore les principes de la résolution 3379, répétés en boucle aux jeunes palestiniens, qui les convainquent que les juifs ne sont que des colons racistes qui doivent partir du territoire colonisé, l’illégalité (supposée) d’Israël justifiant leurs actions meurtrières. Abandonnés idéologiquement par leurs responsables politiques, Autorité palestinienne comme Hamas en qui ils ne croient plus, les jeunes palestiniens se laissent mourir. Lorsque cette jeunesse palestinienne réalisera qu’Israël n’est pas un Etat raciste, elle se contentera de deux Etats palestiniens, l’un autour de Ramallah, l’autre de Gaza, et regrettera que la génération arabe de 1948 ait refusé le plan de partage de la Palestine décidé par la résolution 181 en 1947, qui aurait permis aux juifs et aux arabes de vivre en paix, aux côtés l’un de l’autre.
Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

 

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