Accueil Communauté 2016 : une probable hausse de l’antisémitisme en Europe ©

2016 : une probable hausse de l’antisémitisme en Europe ©

Ils peuvent bien croire que le pays a fait des efforts de bonne foi par le passé, tant que les Européens refusent de faire face au traitement de la question d'Israël dans les médias et passent sous silence le lien entre la mentalité des populations immigrées et l'antisémitisme, tous les efforts qui peuvent bien être réalisés "ne sont rien de plus qu'un bricolage superficiel des choses

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Analyse: l’antisémitisme européen va probablement continuer à la hausse en 2016

Il y a peu de paris très sûrs dans la vie et encore moins de garanties. Mais on peut toujours compter sur le triumvirat toujours fiable de la mort, des impôts et de l’antisémitisme. Alors que la haine des Juifs a connu bien des métamorphoses (religieuses, raciales, idéologiques) et a été l’apanage de bien des groupes disparates (l’Eglise, les fondamentalistes islamistes, les Nazis et les Communistes), ce préjugé ancien a démontré être remarquablement résilient.

Et alors qu’il est généralement mal avisé de s’engager dans des pronostics, c’est un pari presque sans risque de prédire une nouvelle augmentation de la violence antisémite en Europe pour l’année à venir.

« Les gens comprennent qu’il n’y a pas d’avenir pour les Juifs en Europe », a récemment déclaré le Grand Rabbin belge Avraham Gigi, soulignant un sentiment de peur croissante chez ses coreligionnaires.

C’est la poursuite d’une tendance qui n’a fait que s’intensifier depuis plusieurs années, alors que l’Agence pour les Droits Fondamentaux (FRA) a déjà rapporté en 2013 qu’un tiers des Juifs sondés disaient qu’ils s’abstenaient de porter des vêtements religieux ou des symboles juifs par crainte d’être repérés et que 23% évitaient de se rendre à des événements relatifs au Judaïsme ou d’aller dans des endroits connotés comme juifs.

La violence antisémite s’inspire des événements du Moyen-Orient etles traque de près. Elle a connu un pic en 2014, au cours du conflit entre Israël et le Hamas dans la Bande de Gaza. Les Synagogues ont été attaquées par des foules, des manifestants ont appelés à ce que les Juifs soient envoyés « aux chambres à gaz » et, à Bruxelles, un homme a ouvert le feu sur un Musée Juif, tuant 4 personnes.

Globalement, la violence antisémite a augmenté de 40 % à travers le monde, selon des statistiques fournies par le Centre Kantor pour l’Etude de la Communauté Juive Européenne de l’Université de Tel Aviv. On a enregistré un total de 776 incidents violents à travers le monde l’an dernier, une « forte croissance » par rapport au 554 enregistrés en 2013, selon le Congrès Juif Européen, qui a contribué à ce rapport.

Et alors que les statistiques globales n’ont pas encore été publiées pour 2015, il s’avère que la violence a continué de se propager.

En janvier de cette année, un homme armé, Amedy Coulibaly est entré dans un HyperCacher de Paris, pour prendre des otages et a assassiné de sang-froid quatre Juifs.

Un mois plus tard, un autre homme armé a ouvert le feu sur la Grande Synagogue de Copenhague, tuant un garde israélo-danois, Dan Uzan, qui assurait la sécurité pour une cérémonie de bat mitzvah qui se tenait à l’intérieur.

D’autres types d’attaques provoquaient les blessures subies par 14 fidèles d’une synagogue de Bonneuil-sur-Marne, en France, au moyen d’un poison liquide répandu sur le verrou électronique du bâtiment, en décembre dernier ; le poignardage d’un Rabbin et de deux membres de sa communauté à Marseille ; le passage à tabac d’un Israélien à Berlin, qui demandait à plusieurs immigrés locaux d’arrêter de chanter des chansons antisémites dans le métro et une foule ivre attaquant un groupe de personnes dans une synagogue à Londres, en mars .

Rien que dans la capitale de la Grande-Bretagne, les incidents antisémites ont augmenté de plus de 40% au cours de la dernière année.

Selon des statistiques récemment diffusées par la Police Métropolitaine de Londres, 483 crimes antisémites ont été enregistrés au cours de la période de 12 mois jusqu’au 15 novembre, alors qu’on n’avait pas enregistré plus de 299 incidents du même type au cours de la période correspondante de 2014, marquant une hausse de 61,5%.

Et bien que les efforts pour tenter d’extrapoler des tendances sur un continent ou à travers le monde à partir de villes isolées peuvent toujours paraître suspects, ces données britanniques semblent indiquer que l’augmentation de la violence ne risque guère de s’essouffler.

Après avoir fait l’objet d’un lobbying constant des groupes d’intérêt juifs, la Commission Européenne a récemment désigné Katharina von Schnurbein, en tant que première coordinatrice du Continent dans la lutte contre l’Antisémitisme.

Cependant, il subsiste bien des doutes concernant l’efficacité de ces efforts européens dans le combat contre la violence antisémite, qui est largement associée au comportement des populations immigrées.

Alors qu’on constate, au fur et à mesure, que l’extrême-droite réalise des gains et progresse dans plusieurs nations européennes, la menace la plus importante, selon les dirigeants juifs, ne provient pas tant des Néo-Nazis ou des fascistes.

Commentant l’annonce faite par Paris d’un plan à 100 millions d’€ pour combattre les niveaux croissants d’antisémitisme, des critiques attentifs, comme le Professeur Robert Wistrich, le regretté directeur du Centre Vidal Sassoon pour l’Etude de l’Antisémitisme de l’Université de Tel Aviv, avait déclaré qu’ils peuvent bien croire que le pays a fait des efforts de bonne volonté par le passé, tant que les Européens refusent de faire face au traitement de la question d’Israël dans les médias et passent sous silence le lien entre la mentalité des populations immigrées et l’antisémitisme, tous les efforts qui peuvent bien être réalisés « ne sont rien de plus qu’un bricolage superficiel des choses « .

Medias-Djihadhisme-Antisemitisme

De telles préoccupations viennent de s’aggraver par l’afflux massif de migrants moyen-orientaux faisant route vers les rivages européens. Alors que les communautés juives du continent ont largement soutenu les efforts pour venir en aide aux réfugiés, l’inquiétude demeure.

« De nombreux réfugiés proviennent de pays pour lesquels Israël est un ennemi ; ce ressentiment se transfère fréquemment aux Juifs en général »,a déclaré l’an dernier une délégation de Juifs Allemands à la Chancelière Angel Merkel.

Alors que les inquiétudes concernant l’antisémitisme musulman sont en augmentation, cependant, les craintes relatives à l’antisémitisme provenant des Chrétiens se sont largement atténuées, grâce aux progrès remarquables dans le cadre des relations judéo-chrétiennes.

Entre le Pape déclarant catégoriquement que l’Eglise s’oppose à la conversion des Juifs et l’Episcopat polonais désignant l’antisémitisme comme un péché, l’antisémitisme chrétien semble bien battre en retraite.

Cela ne veut pas dire qu’il n’existe plus, comme on l’a vu dans le cadre d’une manifestation anti-migrants, où on a brûlé l’effigie d’un Juif, lors d’un rassemblement dans cette même Pologne majoritairement catholique, en novembre dernier, mais on peut dire avec une certain assurance que cela ne représente plus la menace fondamentale.

En fait, alors que les attitudes antisémites et le révisionnisme concernant la Shoah sont malheureusement plus répandus dans les pays de l’ancienne Union Soviétique qu’en Europe de l’Ouest, la violence physique contre les Juifs y demeure relativement faible, contrairement au reste occidental de l’Europe.

En s’engageant dans l’année 2016, l’une des principales tâches de l’Europe sera de se préparer à mieux comprendre les modèles et motifs de violence antisémite (la corrélation entre antisionisme médiatique et antisémitisme musulman) et à encourager les citoyens à rapporter les incidents.

Medias-Djihadhisme-Antisemitisme

Les nations européennes manquent actuellement de méthodes systématiques de recueil des données sur les l’antisémitisme, contribuant ainsi à « une énorme sous-évaluation de la nature et des caractéristiques des incidents antisémites qui se produisent », a déclaré la FRA à la fin de l’année dernière.

« Les incidents qui ne sont pas notifiés ne font pas non plus l’objet d’enquêtes ni de poursuites, permettant aux auteurs de penser qu’ils peuvent continuer à mener les mêmes agressions avec une relative impunité », déclare l’organisation.

L’institution de réformes qui permettraient aux forces de l’ordre de combattre efficacement l’antisémitisme est un prérequis essentiel pour restaurer la confiance nécessaire afin que les Juifs d’Europe acceptent de continuer à vivre sur ce Continent.

Il ne fait aucun doute que les attaques antisémites les plus dangereuses contre les communautés juives de Diaspora sont le fait d’immigrés musulmans ou des enfants d’immigrés musulmans.

La réticence des gouvernements européens à identifier clairement et sans équivoque les sources du problème en tant que telles reste l’obstacle majeur à la prévention et au traitement de la question de l’antisémitisme en Europe. L’actuel afflux en Europe de centaines de milliers d’immigrés musulmans ne fera probablement qu’exacerber les problèmes non-résolus ou occultés avant même leur arrivée. De ce point de vue, les Juifs d’Europe ont toutes les raisons d’être inquiets pour leur avenir.

Par SAM SOKOL \

jpost.com

Adaptation : Marc Brzustowski

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

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2 Commentaires
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Jcg

Helas la majorite des Juifs en eurabia croient toujours au pere noel.
Voir le chiffre de l alya pour 2015 ,c est lamentable !

jkl

Ceux qui croient que les juifs ont encore un avenir en Europe, ce sont des gens qui croient encore au père Noël