Mandatory Credit: Photo by Shutterstock (13079180w) United States President Joe Biden adjusts his sunglasses as he delivers remarks and signs into law H.R. 4346, the CHIPS and Science Act of 2022 on the South Lawn of the White House in Washington, DC. The bill is intended to lower the cost of everyday goods, strengthen American manufacturing and innovation, and create good-paying jobs to bolster US economic and national security. Biden Signs H.R. 4346, the CHIPS and Science Act of 2022, Washington, District of Columbia, USA - 09 Aug 2022/shutterstock_editorial_Biden_Signs_H_R_4346_the_CHIPS_13079180w//2208091914

10 points sur les recompositions transatlantiques après l’invasion de l’Ukraine.

Cette semaine, le German Marshall Fund a publié son étude annuelle portant sur les « tendances transatlantiques », basée sur des sondages d’opinion conduits dans 14 pays des deux côtés de l’Atlantique. L’analyse des opinions publiques permet d’observer les bouleversements profonds que connaissent les paysages politiques et stratégiques européens depuis le début de la guerre en Ukraine.

1 – L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni restent incontestablement les trois pays les plus influents en Europe aux yeux des sondés

L’influence dominante des pays du «  E3  » (Allemagne, France, Royaume-Uni) est confirmée par le résultat de l’étude. En moyenne, 75 % des sondés considèrent que l’Allemagne est l’un des trois pays les plus influents en Europe, tandis que la France recueille 65 % des réponses, et le Royaume-Uni 55 %. Les autres pays arrivent loin derrière, tels que l’Italie (seuls 13 % des sondés la placent parmi les 3 pays les plus influents), l’Espagne (8 %), les Pays-Bas (7 %) ou la Suède (7 %).

Les Portugais en particulier (85 %), ainsi que les Français eux-mêmes (83 %), reconnaissent l’influence de la France en Europe. En revanche, les pays qui doutent de la fiabilité de la France jugent plus durement son influence en Europe. C’est notamment le cas des Polonais, dont la moitié (50 %) considère la France comme l’un des trois pays les plus influents et une partie légèrement plus élevée décrit la France comme partenaire fiable (56 %). En Turquie, 56 % de la population voit la France comme influente et 18 % comme fiable. Par ailleurs, le rôle joué par la Pologne depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine ne se traduit pas par un gain d’influence notable aux yeux des opinions publiques puisque seuls 3 % des sondés la placent parmi les puissances majeures en Europe.

La perception des populations sondées outre-Atlantique se distingue nettement des perceptions européennes  : les Canadiens (68 %) et les Américains (54 %) ont tendance à mentionner le Royaume-Uni plus souvent que la France et l’Allemagne parmi les trois pays les plus influents. Par ailleurs, les Américains sont les moins nombreux à y inclure l’Allemagne (44 %) ou la France (41 %).

 

2 – La France est un partenaire moins fiable aux yeux de nombreux alliés

Effectué en juillet 2022, le sondage illustre l’effet des premiers mois de l’invasion russe en Ukraine sur la perception qu’ont les opinions publiques de la fiabilité des partenaires européens et nord-américains. Dans ce contexte, la France est perçue comme moins fiable qu’en 2021, notamment en Suède (-3 points), aux États-Unis (-6 points), en Espagne (-9 points) et en Pologne (-11 points).

La relation franco-polonaise est intéressante car elle est désormais marquée par une méfiance mutuelle. En 2021, seuls 41 % des Français considéraient la Pologne comme fiable, lorsque 67 % des Polonais estimaient que la France était un partenaire fiable. Les récents événements géopolitiques ont rééquilibré cette perception, avec 49 % des Français et 56 % des Polonais qui ont confiance en l’autre pays. Seuls les Britanniques (52 %) et les Turques (25 %) sont encore plus méfiants vis-à-vis de la France.

Dans l’ensemble néanmoins, il ne fait aucun doute que la France — tout comme l’Allemagne — restent parmi les partenaires les plus fiables aux yeux des autres alliés, avec 67 % des personnes interrogées des deux côtés de l’Atlantique qui la perçoivent comme telle. Si les réactions à l’invasion russe en Ukraine ont négativement affecté l’image des deux pays, l’idée d’une rupture de confiance durable entre une partie de l’Europe et Paris ou Berlin ne doit donc pas être surestimée.

Si les réactions à l’invasion russe en Ukraine ont négativement affecté l’image des deux pays, l’idée d’une rupture de confiance durable entre une partie de l’Europe et Paris ou Berlin ne doit donc pas être surestimée.

GESINE WEBER ET MARTIN QUENCEZ

3 – L’Union européenne est perçue comme un pilier important de la sécurité nationale

Si le rôle de l’UE dans le domaine de la défense et de la sécurité est l’objet de nombreux débats dans la communauté stratégique transatlantique, il ne fait pourtant aucun doute aux yeux des populations interrogées. Dans les États-membres de l’UE, 81 % des sondés estiment que l’Union européenne est importante pour la sécurité nationale de leur pays. Ce résultat est d’autant plus remarquable qu’il situe la perception de l’importance de l’UE pour la sécurité européenne au même niveau que celle de l’OTAN : 81 % dans les pays membres de l’UE, et 78 % en moyenne dans tous les pays interrogés, considèrent l’Alliance comme importante pour la sécurité de leur pays.

Cette tendance se confirme également en France, où de nettes majorités considèrent l’UE (73 %) et l’OTAN (72 %) comme importantes pour la sécurité nationale de leur pays. Avec près de trois quarts de la population convaincus de l’importance de l’UE, les Français se retrouvent ainsi derrière les Allemands (75 %), Italiens (75 %), Néerlandais (77 %) et Suédois (76 %). En Pologne, souvent considéré comme l’État membre le plus «  otanien  » et réticent quant au renforcement de la coopération de sécurité et de défense au sein de l’UE, 86 % des personnes interrogées perçoivent l’UE comme importante pour la sécurité de leur pays  ; tout comme d’amples majorités en Lituanie (87 %) et Roumanie (87 %), pays les plus exposés à la menace russe de par leur géographie.

Ces résultats se retrouvent même au sein des partis les plus critiques de la coopération de défense et de sécurité au sein de l’UE. Ainsi, 76 % des électeurs de la France Insoumise et 65 % des électeurs du Rassemblement National considèrent l’UE comme importante pour leur sécurité. Sans surprise, c’est parmi les électeurs de La République en Marche  ! (92 %) que le pourcentage de ceux qui voient l’UE comme importante est le plus élevé.

4 – Une majorité de Français continue de soutenir des mesures politiques, économiques et militaires fortes pour soutenir l’Ukraine face à la Russie

La population française est largement en faveur de mesures renforçant le soutien à l’Ukraine, que ce soit en imposant des sanctions économiques plus importantes encore à l’encontre de la Russie (67 %), en augmentant les livraisons d’armes à l’Ukraine (58 %), ou en bannissant l’importation d’hydrocarbures russes — même si cela entraîne une augmentation du prix de l’énergie (59 %). Au sein de l’Alliance atlantique, les Français sont 56 % à soutenir l’envoi de nouvelles forces militaires de l’OTAN dans les pays frontaliers de l’Ukraine (30 % contre), et 52 % en faveur de l’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN (29 % contre). L’opinion publique reste cependant beaucoup plus sceptique à l’idée d’envoyer des troupes de l’OTAN en Ukraine, puisque seuls 40 % soutiennent cette initiative tandis que 43 % s’y opposent.

Les réponses des Français s’alignent plutôt avec celles de l’opinion publique allemande, tandis que les opinions polonaises, lituaniennes, britanniques ou encore portugaises se prononcent plus massivement pour un renforcement des mesures pro-Ukraine dans la guerre actuelle. Pour autant, les Français se positionnent plus clairement que les Italiens, dont seulement 39 % soutiennent une augmentation des livraisons d’armes, et 59 % sont en faveur de nouvelles sanctions contre la Russie.

Les Français se positionnent plus clairement que les Italiens sur des mesures pro-Ukraine, dont seulement 39 % soutiennent une augmentation des livraisons d’armes, et 59 % sont en faveur de nouvelles sanctions contre la Russie.

GESINE WEBER ET MARTIN QUENCEZ

 

5 – La contribution des États-Unis à la sécurité et à la défense européenne est perçue de manière plus positive par les Français

60 % des Français interrogés considèrent que les États-Unis doivent être impliqués dans les affaires de sécurité européenne, un chiffre en augmentation de 15 points depuis 2020. À l’inverse, 19 % des Français estiment que l’implication américaine n’est pas souhaitable, et 8 % que les États-Unis ne devraient pas être impliqués du tout dans la défense et la sécurité de l’Europe.

Si la France reste le pays européen le plus sceptique sur le sujet (avec entre 10 et 30 points de différence par rapport à la plupart de nos voisins européens, à l’exception de l’Italie), les récents événements internationaux ont fait évoluer l’opinion publique. En effet, seuls 45 % des Français soutenaient l’idée que les États-Unis devaient jouer un rôle dans la sécurité européenne en 2020, alors que la relation transatlantique était marquée par les 4 années de l’administration Trump. Le réchauffement des relations avec l’administration Biden avait déjà conduit à une augmentation de ce soutien (55 %) en 2021, et cette dynamique a continué en 2022 dans le contexte de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et de l’évolution du débat national sur la sécurité de l’Europe.

Cette tendance est notable dans l’ensemble de la population française. Si l’affiliation politique des sondés a une influence certaine sur leur perception du rôle des États-Unis dans la sécurité de l’Europe — 77 % des Français proches du parti Renaissance l’estime importante, soit 17 points de plus que la moyenne nationale —, on note que plus de la moitié des sondés proches de la France Insoumise (58 %) et du Rassemblement National (58 %) considèrent également que l’implication américaine est nécessaire.

6 – Le déclin relatif des États-Unis par rapport à la Chine est anticipé par les Européens, et tout particulièrement par les Français

Il ne fait aucun doute aux yeux des sondés européens et nord-américains que les États-Unis sont aujourd’hui la première puissance mondiale. 67 % des Polonais, 61 % des Britanniques et des Allemands, 59 % des Français et 56 % des Italiens partagent cette opinion, tandis que l’Union européenne et la Chine arrivent loin derrière. Pourtant, les sondés anticipent une évolution importante des rapports de force internationaux dans les années à venir. Seuls 43 % des Polonais, 33 % des Britanniques, 32 % des Allemands, 26 % des Français et 25 % des Italiens voient les États-Unis comme l’acteur le plus influent dans les 5 prochaines années. À l’inverse, d’ici 5 ans, une part importante de la population européenne estime que la Chine sera devenue la première puissance dans les affaires du monde.

La conscience d’un déclin relatif des États-Unis par rapport à la Chine est particulièrement prononcée en Italie et en France. Les deux pays sont déjà les plus convaincus de l’importance de l’influence chinoise aujourd’hui — 18 % et 24 % des Italiens placent la Chine tout en haut du classement des acteurs les plus influents en 2022 — et plus encore d’ici 2027. L’idée convainc en premier lieu les retraités des deux pays. Près de la moitié (47 %) des Français de plus de 65 ans pensent ainsi que la Chine deviendra la première puissance mondiale dans les 5 prochaines années, contre seulement 24 % des 18-24 ans, plus partagés entre États-Unis, Chine et Union européenne.

7 – Les jeunes Français ont une vision plus positive des États-Unis que leurs aînés, mais la France reste l’un des pays les plus critiques de l’influence américaine dans le monde aux côtés de l’Italie et de la Turquie

Moins de 50 % des Français interrogés (49 %) jugent positivement l’influence américaine dans les affaires internationales, tandis que 39 % la conçoivent négativement. Sur ce point, l’opinion publique française se rapproche sensiblement de la perception outre-Rhin  ; en Allemagne, pays d’ordinaire considéré atlantiste, seule une faible majorité (53 %) voit l’action des États-Unis dans les affaires internationales comme positive. En cela, la France et l’Allemagne se distinguent nettement de la Pologne, où une perception positive de l’influence américaine prévaut largement (74 %).

Alors que les 18-24 ans sont généralement plus critiques que les 65 ans et plus dans les différents pays sondés, tel qu’au Royaume-Uni (41 % vs. 67 %) ou aux Pays-Bas (50 % vs. 77 %), une tendance contraire se dessine en France. En effet, seulement 48 % des Français interrogés de 65 ans ou plus estiment que l’influence américaine est positive contre 57 % auprès des Français interrogés entre 18 et 24 ans, et 56 % chez les interrogés entre 25 et 40 ans.

Pour autant, si les jeunes français jugent l’action des États-Unis plus positivement, ils anticipent davantage un déclin relatif des États-Unis. Alors que 65 % des Français âgés de 65 ans et plus considèrent les États-Unis comme la puissance la plus influente dans le monde, seuls 49 % des 18-24 ans partagent cette opinion. En parallèle, les jeunes Français ont plus tendance à considérer la Chine comme la première puissance (18 % en moyenne en France).

8 – Les Français voient négativement l’influence chinoise et russe, mais les jeunes Français sont moins critiques que les sondés plus âgés

En ce qui concerne la vision de l’influence chinoise et russe dans les affaires internationales, l’opinion publique française est proche des autres pays sondés : une nette majorité de Français (58 %) considèrent l’influence chinoise comme négative, et 70 % des sondés expriment un sentiment négatif vis-à-vis de l’influence russe. La perception la plus négative de l’influence russe revient au Portugal (84 %), aux Pays-Bas (81 %) et en Pologne (80 %), tandis que les Suédois (66 %) et les Allemands (65 %) ont le plus tendance à se méfier de l’influence de la Chine.

L’affiliation politique des Français n’a que peu d’effet sur la perception des actions chinoises et russes dans le monde. On note toutefois une exception dans la perception de l’influence russe parmi les électeurs de La France Insoumise, dont 25 % — contre seulement 15 % en moyenne en France — décrivent l’influence russe comme positive.

Tant pour la perception de l’influence chinoise que de l’influence russe, l’étude révèle un écart générationnel non négligeable. En effet, si une courte majorité de Français de 18 à 24 ans (59 %) et de 25 à 40 ans (52 %) est critique vis-à-vis de la Russie, cette opinion est nettement plus marquée parmi les plus de 65 ans. Cette tendance se reflète de manière similaire dans la perception de l’influence chinoise  : les 18-24 ans sont divisés entre ceux qui perçoivent l’influence de Pékin comme positive (40 %) et ceux qui la décrivent davantage comme négative (42 %). En revanche, 71 % des plus de 65 ans se méfient de l’influence chinoise dans les affaires internationales.

9 – L’UE constitue le cadre préféré des Français pour gérer les relations avec la Russie et la Chine

En matière de gestion des relations avec la Russie et la Chine, les Français souhaitent d’abord s’appuyer sur l’Union européenne, une position qui se rapproche de l’opinion prévalente dans la plupart des États-membres. En effet, 36 % des Français déclarent privilégier l’UE pour gérer la relation avec la Russie, tandis que 18 % prioriseraient l’OTAN, et 18 % préfèrent une approche indépendante. En revanche, la coopération avec les États-Unis ne recueille que 9 % des réponses.

Cette préférence pour l’UE comme cadre institutionnel se confirme également concernant la gestion des relations avec Pékin. La plupart des Français considèrent l’UE comme étant le meilleur cadre à cet effet (41 %), suivi de loin par ceux qui priorisent une approche indépendante (18 %). En ce qui concerne la coopération avec d’autres partenaires, les Français privilégient la coopération avec les pays asiatiques (14 %) à la coopération bilatérale avec les États-Unis (8 %).

En France, la préférence pour le cadre institutionnel varie en fonction de l’affiliation politique  : si les électeurs de La République en Marche  ! sont très largement en faveur d’une approche européenne pour gérer les relations avec la Russie (51 %) et la Chine (62 %), la préférence pour l’UE comme cadre d’action est beaucoup plus faible parmi les électeurs du Rassemblement National (26 % et 32 %). Pour gérer les relations avec la Russie, ces derniers se prononcent largement en faveur d’une approche indépendante (58 %)  ; ils sont également les plus nombreux à soutenir la coopération avec les pays asiatiques (19 %) pour gérer les relations bilatérales avec la Chine.

10 – Les Français souhaitent adopter une politique plus ferme vis-à-vis de la Chine, même si cela affecte négativement l’économie nationale

La population française est majoritairement critique de l’action chinoise dans le monde, avec 58 % des Français interrogés qui considèrent que la Chine a une influence négative voire très négative dans les affaires internationales, lorsque seuls 23 % en ont une vision positive. Cette perception n’a que peu évolué depuis 2021, et les Français continuent également à soutenir une politique plus ferme à l’égard de Pékin, que ce soit de manière unilatérale ou dans le cadre d’actions diplomatiques concertées avec les partenaires européens et américains. C’est particulièrement frappant dans le domaine des droits de l’homme, où 66 % des sondés souhaitent voir des actions plus fortes, ou dans celui de la lutte contre le réchauffement climatique (59 % en faveur d’une politique plus ferme). Ces résultats sont 10 points supérieurs à ceux observés en Allemagne, et 15 points supérieurs à ceux de l’Italie. La France est d’ailleurs, en cumulant l’ensemble des réponses, le pays qui présente le plus fort soutien pour une politique plus ferme vis-à-vis de la Chine.

La France est d’ailleurs, en cumulant l’ensemble des réponses, le pays qui présente le plus fort soutien pour une politique plus ferme vis-à-vis de la Chine.

GESINE WEBER ET MARTIN QUENCEZ

 

Ce désir de fermeté est majoritaire même dans le cas où il aurait des conséquences négatives pour l’économie française. 60 % des Français interrogés — contre 54 % des Allemands et 48 % des Italiens — sont prêts à soutenir une telle politique malgré l’impact économique. La France se trouve ainsi parmi les pays les plus convaincus de cette approche, aux côtés de l’Espagne, de la Suède, du Canada et des Pays-Bas.

Des différences générationnelles sont néanmoins notables. Alors que 71 % des Français de plus de 65 ans ont une opinion négative de l’influence chinoise dans le monde, seuls 42 % des 18-24 ans et 43 % des 25-39 ans partagent le même avis. Cet écart se retrouve dans les différents domaines de la relation bilatérale : les Français les plus jeunes sont moins susceptibles de soutenir une politique de fermeté à l’égard de la Chine que leurs aînés, même dans le cas du climat ou des droits de l’homme.

Source : legrandcontinent.eu

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