10 choses à savoir et retenir à propos de la dernière vague terroriste palestinienne

The aftermath of a terrorist attack that took place in Ra'anana. Photo: Magen David Adom.

Le cours des choses en Israël est bourré de leçons à retenir et de vérités à mettre en évidence.Plus vite nous les retiendront, plus vite nous pourrons mettre un terme à ces attaques.

‎1. Nous pouvons arrêter de nous sentir coupables

De rares bonnes choses font surface, à cause de cette vague récente de terreur dans les rues d’Israël : la première, c’est que le vernis s’écaille, lorsqu’il prétend démontrer que les Djihadistes lutteraient pour l’autodétermination, la justice sociale ou n’importe quelle autre noble idée. Il est évident pour nous, à présent, contrairement à tout ce qu’on nous a exhorté à croire, au cours des trente dernières années, que les djihadistes ne veulent et n’ont jamais voulu la paix.

Ils veulent anéantir (entre autres) les Juifs, le Judaïsme et l’Etat d’Israël. C’est une grande nouvelle! Parce qu’une fois tombée cette prétention, nous commençons à nous décharger du poids du sentiment de culpabilité voulant que nous serions en tort sur toute la ligne. Nous abandonnons l’idée, par exemple, que le simple fait de construire à Jérusalem ou en Judée-Samarie est la cause première de cette guerre. Ces quelques rares voix qui veulent continuer à accuser les victimes résonnent comme bien illusoires et leur façon de pensée est rapidement débusquée. En même teps, on commence à prendre conscience qu’au sein même d’Israël se tient une minorité hostile qui n’accepte tout simplement pas la légitimité d’un Etat Juif. La clarté est en train de percer et elle mènera à la victoire.

‎2. L’esprit combatif des Juifs est de retour.

La seconde bonne nouvelle c’est que l’esprit combatif des Juifs est en plein retour dans les rues. Les hommes et les femmes, les vieux et les jeunes répliquent avec défiance au terrorisme. Gaz lacrymogènes, rouleaux à patisserie, parapluies, perches d’appareil-photo, pieds, poings, poursuite et, en particulier tirs d’élimination de la menace – les Israéliens sont de mauvais garçons et filles qui n’hésitent pas à tirer. Oui, il y a bien eu quelques vidéos horribles de Juifs brutalisés comme si on était revenu dans un pays médiévale comme la Pologne des pogroms. Mais, même dans ces vidéos, suffisamment tôt, un Juif portant un pistolet vainct le zombie djihadiste. Nous ne nous recroquevillons pas en criant comme ils pouvaient l’espérer et cela les démoralise. Les sains instincts combatifs de notre peuple n’ont (de façon surprenante) pas été corrompus par les médias ou par l’idéologie de la faiblesse. Souvenons-nous : il est bon et naturel de répliquer dans un combat, aussi restons tactiques à l’extérieur, les mecs!

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‎3. Lorsque nous sommes terrifiés, ils l’emportent‎.

Parlons des vidéos et des peurs : le monde vidéocentrique actuel travaille fréquemment en faveur des djihadistes. Les terroristes veulent qu’on se sente terrifiés. Ils tentent d’y parvenir en commettant un acte terrible et en le rendant public, en utilisant la vidéo pour instiller la terreur dans nos coeurs. Si un spectateur est terrifié après avoir visionné une vidéo sur YouTube, alors les terroristes ont réussi. Ne les laissons pas faire. Ne les liassons pas tenter de nous faire peur. Ne les laissons pas nous tyranniser. Ne les laissons pas nous mettre les nerfs hors de nous. Lorsque vous quittez votre domicile avec une grande fourche dans votre sac, vous dites que vous préférez combattre que d’avoir peur. Lorsque vous n’annulez pas votre voyage en Israël, vous dites que vous ne vous laisserez pas intimider. Rappelons-nous, nous Juifs avons toujours jeté à coup de pied, les intimidateurs et tyrans sur le trottoir. D’Abraham au Roi David, jusqu’aux Macchabées. Nous avons combattu les Babyloniens, les Grecs, les Romains et les Anglais, avec ténacité et de grands succès. Le tyran djihadiste est le suivant sur la liste.

‎4. Ne cherchez pas à plaisanter avec nous, vous allez perdre. 

Les médias, l’administration américaine et l’ONU sont plein de réclamations et de plaintes, prétendant qu’Israël emploie une force disproportionnée, massacrant d’innocentes personnes de façon indiscriminée, en représailles au Djihad. Ils’agit de propagande antisémite assez classique, qui consiste à accuser les Juifs à cause de crimes haineux en réalité perpétrés par les anisémites (cette même tactique a aussi été utilisée dans le « Protocole des Sages de Sion »). D’une part, il est important de corriger ces mensonges insidieux et envahissants.

Mais quand des Israéliens neutralisent intentionnellement et avec justesse des terroristes, il est important de ne pas rétropédaler en marmonnant la formule pathétique disant que notre armée est morale ou que nous avons tenté de sauver la vie du terroriste sur lequel nous venion juste de tirer. Il est préférable de dire : « Vous voyez? C’est ce qui arrive quand on nous cherche les embrouilles ». En d’autres termes, nous somme un petit pays un peu fou qui vit l’après-Shoah et nous appliquons la tolérance zéro pour les Jihadistes identiques aux Nazis, et si vous commencez à nous agresser, vous ne rencontrerez plus que notre colère et les balles de nos armes. A l’inverse de la façon dont le monde veut le présenter, c’est complètement OK pour nous de chercher à survivre et c’est tout autant d’accord de le dire haut et fort.

‎5. Merci à toi, le monde, mais nous pouvons prendre soin de nous-mêmes.

Concernant « le monde » : il ne viendra jamais à notre rescousse. Nous le savions déjà, l’ayant appris à nos dépends dans les années 1940 – c’est de là que provient l’expression « Plus Jamais ça! ». Une des raisons pour lesquelles nous avons fondé l’Etat d’Israël, c’est simplement et justement parce que « le monde » n’est pas fiable et qu’on ne peut pas compter sur lui pour nous défendre. Aussi pourquoi perdre son temps à gémir à prropos du « monde »? S’il vous plaît, arrêtons d’espérer que l’ONU et l’U.E finiront par condamner quiconque d’autre qu’Israël, et arrêtons d’attendre après eux. Si on veut s’occuper d’affaires, alors faisons-le nous-même. L’auto-détermination suppose d’avoir de la détermination et personne ne nettoiera notre pétrin ni ne viendra à notre rescousse. Il est temps de grandir, de prendre en charge et même de diriger les choses.

‎6. Le Jihad est une force qui  ne mène qu’au chaos.

A un certain niveau, ce à quoi nous sommes confrontés ici, c’est au combat de l’Islam radical contre Israël, une entité juive, non-musulmane au Moyen-Orient. A un niveau plus profond, ce combat se déroule entre deux forces universelles : la force créative et la froce destructive. Israël parle de vie, d’innovation, d’eau claire, d’exploitations agricoles, d’enseignement, de médecine, de santé et de prospérité. Israël entreprend de sanctuariser le passé et de bâtir l’avenir.

Mais le Djihadisme est comme un voile d’obscurité, répressif et régressif.Il ne perçoit aucune valeur individuelle et ne cherche qu’à réprimer les gens dans la conformité. Partout où va le djihad, il amène l’entropie et le chaos, le contraire de la créativité et de la vie. Et le Jihad ne se contente pas des régions de destruction sous son contrôle. Il est, au contraire, amèrement jaloux de ce petit pays verdoyant au beau milieu. Le djihad hait l’Etat Juif précisément parce que c’est un oasis de vie au coeur du Moyen-Orient désertique. Cette distinction rend d’autant plus évidente les « valeurs » que portent le djihad – aucune – et que c’est pourquoi ils nous haïssent tant.

‎7. Notre gentillesse va beaucoup trop loin.

Cependant, alors que le djihad est l’ennemi, le libéralisme sans moyen de contrôle est son véritable facilitateur. Le djihad exploite le libéralisme occidental comme une faiblesse et un portail pour y injecter son venin. Pour vaincre le djihad, nous devons l’éradiquer, lui refuser tout terreau d’implantation dans lequel s’épanouir, mais aussi être tout sauf libéral envers lui. Nous ne devons pas permettre aux extrémistes d’enseigner le djihadisme dans les écoles,de se rassembler sur le Mont du Temple, de diffuser des messages incendiaires et criminels du haut de leurs minarets, et certainement pas leur permettre d’utiliser la Knesset, le Ciel préserve, pour cracher leur venin. Nous les arrêtons, les traquons, les chassons. Ils doivent savoir que s’ils ont des pensées séditieuses,nous pouvons les entendre et nous les trouverons ( pour un modèle surla façon de combattre le djihad, nous n’avons qu’à regarder notre voisin égyptien, décidément pas libéral envers les terrorstes,le Président Abdel Fattah el-Sissi). Ce ne sera sûrement pas facile de remettre le génie djihadiste dans sa bouteille, mais on doit le faire. C’est une question de survie pour nous.

‎8. Djihadistes, cessez de contredire Allah‎.

Le djihad est religieux. Il comprend mieux le langage de D.ieu que les paroles de occidentales de compromis, de négociations et de processus de paix. Voilà ce que je dirais aux apprentis- djihadistes dans les rues de Jérusalem : « En 1948, nous n’étions que 600.000 Juifs sur cette terre. Maintenant nous sommes 6 millions. Vous avez mené bien des guerres contre nous, mais vous n’en avez jamais gagné aucune. Vous êtes vous jamais demandé pourquoi? Sommes-nous plus nombreux que vous? Sommes-nous plus riches? Non. C’est parce qu’Allah le veut et qu’Il nous a bénis afin que nous bâtissions ce pays. Même le Coran parle du retour des Juifs surleur terre, à la maison – pourtant vous refusez de vous soumettre à la Volonté d’Allah. Au même moment, vos pays s’effondrent. Où en est la Syrie? Où est l’Irak? Où est la Grande Egypte du passé? Révolus. Savez-vois pourquoi? Parce que le Djihad vous détruit de l’intérieur et pas nous. Si vous continuez de vous battre contre nous, ce sera votre propre Etat Islamique qui vous détruira tous, car vous n’avez pas accepté de vous soumettre à la Volonté d’Allah ». J’ai employé cet argumentaire à de nombreuses reprises et observé le choc initial et les expressions d’acceptation qui ont fait suite sur leurs visages. En bref, attribuez-en la responsabilité à Allah.

‎9. Nous ne partirons jamais‎.

Et, nous exprimant dans le seul langage que comprennent les djihadistes, nous devons leur envoyer un message sans la moindre ambiguïté : inutile d’y songer, nous ne partirons jamais. Les Arabes de la rue me demandent : « Quand y aura t-il la paix? » et je leur dit : « Il n’y aura la paix que lorsque vous comprendrez que nous ne partirons jamais et que nous ne renoncerons jamais à Jérusalem. Nous sommes bien plus majnun [fous] que vous de cet endroit. Donc vous feriez bien mieux de vous résoudre à la réalité. Si vous ne le faites pas, la guerre continuera, mais c’est nous qui la gagneront à la fin, parce que nous ne partirons vraiment jamais, jamais ». Le djihad tire du courage de l’éventualité d’une victoire. Oubliez cela et remplacez-le par le sentiment profond que la guerre contre Israël est vraiment futile, un message clair qu’ils ne gagneront jamais et regardons la motivation des djihadistes diminuer.

‎10. Jérusalem est au coeur de tout ce qui nous tient.

En définitive, pour vaincre le djihad contre Israël, nous devons réaliser que l’épicentre de cette lutte est Jérusalem. Les djihadistes voudraient nous expulser de Jérusalem, de la Vieille Ville et certainement du Mont du Temple, parce qu’ils ressentent très justement que la pierre angulaire de leur pouvoir (et du nôtre) est Jérusalem.

Tenir Jérusalem et le Mont du Temple leur confère une autorité religieuse et de l’influence et nous empêche d’accomplir notre véritable potentiel en tant que souverains sur cette terre. En effet, presque toute leur propagande antisioniste a pour symbole et emblème le Dôme du  Rocher. Il se battent pour tenir le coeur de notre propre histoire, Jérusalem et le remplacer par Al Qods. Face à cette offensive, nous ne devons pas battre en retraite ni renoncer à aucune part de souveraineté sur cette ville. Nous ne devons pas capituler face au terrorisme en divisant la ville, ou en maintenant les Juifs à l’écart du Mont du Temple. Tout le monde peut participer à ce combat : en visitant Jérusalem, en marchant dans les rues de Jérusalem et en déclarant nos droits à une Jérusalem israélienne et souveraine. En bref, afin de vaincre la vision djihadiste d’al Qods, nous devons dire la phrase suivante : « L’an prochain et chaque année, dans une Jérusalem rebâtie et unifiée ».

Le djihad mené contre nous ne se résume que très partiellement à la violence physique.Il s’agit bien plus d’intimidation mentale et d’exploitation de nos failles et faiblesses. Pourtant,, ce défi présente aussi une opportunité : si nous sautons sur l’occasion, surmontons la peur et frappons fort contre le fléau jihadiste, alors Israël prendra sa juste place en tant que leader mondial dans la défense de la liberté, ainsi qu’en tant quye nation d’innovation et la superpuissance spirituelle du monde.

26 octobre 2015 8:23 AM
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Yishai Fleisher is an Israeli journalist, educator, NGO founder, and jurist. Follow him @yishaifleisher.

This article was originally published by Israel Hayom. 

algemeiner.com

Adaptation : Marc Brzustowski.

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