Etant donnée la capitulation face aux ambitions géopolitiques de l’Iran que constitue l’accord obtenu à Vienne le 14 juillet, toute la lumière va sans doute être faite sur le rôle-pivot joué par la cheffe de la diplomatie de l’Europe dans toute cette compromission.
Peu nombreux sont ceux qui auraient parié qu’en même temps qu’elle déclarait que « La sécurité du monde » était en jeu, dans le cadre de ces négociations avec la République Islamique d’Iran, Federica Mogherini cherchait aussi à dire que « l’Islam politique » devrait s’inscrire dans l’avenir même de l’Europe.
| Il n’y a pourtant rien de drôle. Federica Mogherini (à gauche) représentait l’Union Européenne dans les négociations nucléaires avec la République Islamique d’Iran, une théocratie chi’ite millénariste qui appelle à l’annihilation de l’Amérique et d’Israël. A droite, le Ministre des Affaires étrangère iranien, Javad Zarif. (Image source: European Union) |
La Haute Représentante non-élue des Affaires étrangères et de la politique sécuritaire de l’Union Européenne a fait ces remarques pro-islamistes, lors d’un discours prononcé le mois dernier à Bruxelles :
Alors qu’elle dirigeait la délégation pour l’Europe dans la capitale autrichienne, qui avait soi-disant pour mission de conjurer les capacités atomiques de l’Iran, Mogherini, ancienne membre de la Fédération de la Jeunesse Communiste italienne, s’est aussi mise à tweeter en langue arabe.
Les affirmations appuyées de Mogherini, à la Conférence sur l’Islam en Europe, avant qu’elle ne prenne le chemin de Vienne, révèlent le système de pensée d’une des personnalités principales qui est à l’origine des concessions excessivement dangereuses offertes à l’Iran, comme résultat de son intransigeance continuelle et de la réddition consentie par l’Occident face à elle.
Cela devrait, par conséquent, ne choquer personne que le Président syrien Assad ait félicité l’Ayattollah Al Khamenei pour son « maginfique triomphe » dans les négociations, dont l’Etat Juif – qui a le plus à perdre, si on doit se fonder sur les menaces constantes de l’Iran de l’effacer de la surface de la planète- était exclu.
Alors que les pourparlers progressaient, le Guide Suprême d’Iran était phtographié en train de piétiner un drapeau israélien, accompagné de citations sur le site officiel de Khamenei, où il était écrit : « Le régime sioniste est condamné à disparaître ».
Mogherini s’est d’abord faite une notoriété, à la suite de sa déclaration au Conseil de Sécurité de l’ONU, le 11 mai, durant laquelle elle a rejeté les refoulements de l’afflux d’immigrants illégaux qui traversent la Méditerranée.
La conséquence de la politique frontalière de la Commission Européenne, dont Mogherini est aussi Vice-Présidente, le nombre de migrants qui déferlent en Europe par voie terrestre dépasse désormais largement ceux qui tentent de traverser par la mer.
Les autorités locales de Hongrie luttent pour faire face à des camps de réfugiés remplis de migrants émeutiers qui crient « Allahu Akbar ! ».
Pas le moindre soupçon de reconnaissance pour la générosité d’une nation qui épuise ses ressources pour offrir l’asile à des Musulmans ingrats en provenance de zones de conflits.
Le discours de Mogherini à Bruxelles, le 24 juin, a démontré pourquoi elle veut croire que la crise migratoire croissante que ses propres actions ont orchestré devrait être accueillie à bras ouverts :
« L’Islam a toute sa place dans les société occidentales. L’Islam appartient à l’Europe. Il teint une grande place dans l’histoire européenne, dans notre culture, dans notre nourriture – et ce qui importe le plus – dans le Présent et l’Avenir de l’Europe. Que cela nous plaise ou non, c’est la réalité ».
Elle a poursuivi :
« Nous devons montrer notre plus humble respect envers la diversité. La diversité est un aspect essentiel de notre histoire européenne et de notre force… Nous devons comprendre la diversité, comprendre la complexité… C’est pour cette raison que je n’ai pas peur de dire que l’Islam politique doit devenir partie intégrante du tableau global.
D’après les traités instaurés dans l’UE, il n’existe aucun filtre ou examen démocratique à passer pour des personnalités comme Mogherini, ni d’évaluation de l’énorme pouvoir dont ils jouissent. Il n’y a que les représentants élus au Parlement européen qui ont le droit d’interroger les membres de la Commission Européenne.
Il n’y a pas non plus la moindre voie démocratique pour ces membres du Parlement de s’opposer aux lois appliquées à travers toute l’Europe et qui sont signées par les bureaucrates de la commission, ni de limoger aucun de ses représentants.
On ne peut que regretter que le discours de Mogherini ait choisi de ne pas approfondir quel genre d’aspects de la « diversité », que son « Islam politique » représente, l’Europe devrait adopter : très certainement le statut de sous-homme concédé aux Non-Musulmans, tels que les Chrétiens et les Juifs ; ou la paix de mort auxquels sont confrontés les Musulmans qui cgherchent à quitter l’Islam ou à le réformer ? Ou, peut-être, l’infériorité codifiée des Femmes ou la vision selon laquelle la démocratie, bâtie par l’homme et non par Allah est illégitime, ou encore qu’il est permis voire encouragé de faire taire la liberté d’expression par la violence?
Le discours de Mogherini à Bruxelles – s’ajoutant au vote du 3 juillet au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU (UNHCR) de plusieurs états européens en faveur d’une résolution condamnant Israël pour crimes de guerre – a aussi mis en lumière une sombre réalité , lorsqu’on le remet dans la perspective des concessions occidentales à l’Iran.
Alors que les dirigeants politiques en Europe cherchent à apaiser leurs populations musulmanes, Israël est confronté au constat qu’il dispose de moins en moins d’alliés fiables sur la scène mondiale, alors que la perspective d’un accord nucléaire devient plus probable.
La résolution de l’UNHCR prenant Israël pour cible a été provoquée par un rapport de ce même UNHCR sur le conflit à Gaza l’an dernier, durant lequel Tsahal a cherché à protéger la population du pays contre des rocket attaques incessantes et indiscriminées à la roquette.
Dans une allocution le 29 juin, le Colonel britannique Richard Kemp a exhorté la Commision des Droits de l’Homme de l’ONU à regarder en face la réalité des événements survenus à Gaza l’été dernier :
« Le Hamas a cherché à provoquer le plus grand nombre de pertes humaines dans son propre peuple, dans le but d’attirer une condamnation internationale d’Israël, en particulier de la part des Nations Unies… C’était la stratégie du Hamas, et non des actions israéliennes supposées illégales, comme le prétend ce rapport honteux, sans la moindre once de début de preuve, qui est la raison pour laquelle plus de 1.000 civils ont trouvé la mort à Gaza ».
Alors qu’il n’y a avait que les Etats-Unis à voter contre ce « manifeste anti-Israélien », il a néanmoins été approuvé par des nations européennes dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas.
Comme conséquence de plusieurs traités internationaux, ces pays et 23 autres ont unifié l’autorité exécutive autour de questions comme la politique étrangère au sein des Institutions de l’Union Européenne.
A ceux qui prétendent, devant la cheffe de l’UE pour les politiques sécuritaires, que « Plus il y aura de Musulmans en Europe, plus on se rapprochera de la fin de l’Europe », Mogherini dispose d’une réponse courte :
« Ces gens-là ne font pas que se tromper sur les Musulmans ; ces gens-là se trompent à propos de l’Europe – c’est mon message essentiel – il n’y a là rien qui corresponde à ce à quoi l’Europe et l’identité européenne s’identifient ».
En prétendant que « L’Islam est une victime », Mogherini a poursuivi en insistant sur le fait que « le Califat » déclaré l’an dernier par Daesh, sous l’appellation d’Etat Islamique, représente une « tentative sans précédent de pervertir l’Islam ».
Dirigé par le « calife » Abu Bakr al Baghdadi, en février, Daesh a annoncé son intention d’exporter 500.000 migrants vers l’Europe afin d’y semer le chaos. Comme son nom de guerre le suggère, le Doctorat en Etudes Islamiques que possède le Dr Ibrahim al-Badri provient de la ville où le Coran a été compilé.
La prétention de Federica Mogherini de posséder une meilleure maîtrise de ce qu’est l’Islam politique découle d’un article qu’elle a publié lors de ses études de premier cycle à ce sujet.
A cause des politiques frontalières imposées par Mogherini, le Président de l’agence pour la coopération judiciaire de l’U.E, Michèle Coninsx, a confirmé le 6 juillet que le modus operandi suivi par Daesh afin d’accroître l’afflux de migrants contenant des djihadistes est actuellement en train d’être mis en œuvre.
Il est difficile de devoir conclure que la personnalité responsable de la politique frontalière de l’UE face partie d’une élite à l’abri de tout, convaincue que la solution aux problèmes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord consiste à importer leurs populations en Europe.
En ayant recours à l’euphémisme pour décrire ce qu’est exactement l’Etat Islamique,le discours de Mogherini concluait :
« Les médias occidentaux aiment faire référence à Daesh par le mot « médiéval ». Cela ne contribue pas vraiment à comprendre la nature réelle de la menace à laquelle nous sommes confrontés : Daesh est quelque chose de complètement nouveau ».
Or, il aurait suffi à la représentante en chef de l’U.E lors des négociations à Vienne de rendre une petite visite au musée situé sur la Karlsplatz de la ville. Là on peut découvrir l’exigence suivante de se rendre, diffusée à l’intention de viennois, qui est postdatée de deux siècles après la période médiévale :
« Nous vous ordonnons de nous attendre dans vos résidences dans la ville pour que nous puissions vous y décapiter. Ce sera un plaisir pour moi d’instaurer ma religion et de poursuivre votre dieu crucifié. J’enverrai vos prêtres consacrés pousser les charrues et je violerai vos nonnes. Abjurez votre religion ou sinon je donnerai l’ordre de vous consumer par le feu ».
C’était signé par le calife musulman régnant en 1663.
Lorsqu’on en vient à l’Islam politique, Federica Mogherini est de toute évidence totalement incapable de faire la différence entre des comportements qui sont « complètement nouveaux » et ceux qui relèvent d’un modèle de djihad multiséculaire bien établi.
Il devient alors plus facile à comprendre, par cette incapacité maladive, la reddition diplomatique face à la République Islamique d’Iran, que le Président Obama a décrite comme la voir vers « un monde rempli d’espoir ».
Les négociations de l’Occident ont été menées avec une théocratie chiite millénariste qui appelle à la destruction de l’Amérique et d’Israël.
George Igler est analyste politique à la City de London et Directeur de l’Institut d’analyse du Discours.
par George Igler
21 juillet 2015 at 4:00 am
http://www.gatestoneinstitute.org/6188/iran-deal-mogherini
Adaptation : Marc Brzustowski.
![]() |
![]() |









































Effectivement, qu’est-ce que la bougresse fiche en Iran à cirer les babouches persanes des mollahs ?
A quel titre elle rentre dans une négociation dans laquelle elle ne fut jamais invitée ?
Je pense que tous ces gens plantent leurs jalons pour leur avenir personnel et que l’argent de l’U. E. leur permet de se faire un répertoire à peu de frais.
Que vient faire Federica Mogherini représentante de l’Union Européenne dans les négociations nucléaires avec la République Islamique d’Iran ?
L’Europe ne fait pas partie du conseil de sécurité. L’Europe n’est pas membre de l’ONU en tant que nation. Federica Mogherini n’a aucun pouvoir. Elle n’a rien négocié, elle n’a rien obtenu. D’ailleurs les Iraniens l’ont complètement ignorée si ce n’est que de s’en servir comme faire valoir !
Les 5 membres permanents du Conseil de sécurité sont: USA, RUSSIE, CHINE, FRANCE, ANGLETERRE plus un membre invité, faisant partie de conseil des nations unies, l’ALLEMAGNE. En aucun cas l’Europe ne pouvait être concernée.
Le Gouvernement Israélien devrait demander et exiger (En tant que membre de l’ONU), l’annulation de cet accord nucléaire avec l’Iran, pour vice de forme. Les discussions sur ce sujet doivent être réexaminées dans leur ensemble.
Tout le processus doit être mis à plat et revu dans son ensemble.