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Trump Le Pen. La victoire que l’Etat islamique espérait

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Le quotidien israélien Ha’Aretz réagit face aux bons scores du Front national et à la popularité élevée du candidat à la primaire républicaine Donald Trump.

“Ne vous y trompez pas. Le Pen et l’extrême droite américaine peuvent bien remporter des victoires électorales, le vrai vainqueur c’est l’Etat islamique”, prévient Ha’Aretz. “L’Etat islamique ne peut gagner la guerre contre l’Occident au sens militaire du terme. Mais, vu les circonstances actuelles, il peut gagner la guerre des idées”, estime le quotidien israélien.

“Si des pays comme la France et les Etats-Unis finissent par élire Le Pen ou Trump, exprimant ainsi que des concessions sont possibles sur le pluralisme, la liberté et la laïcité, alors cela prouvera que l’Etat islamique a raison de soutenir que ces valeurs ne comptent pas.” Et même si ça n’arrive pas, “la vague d’islamophobie, de nationalisme et de bigoterie qui déferle sur les démocraties occidentales a déjà apporté à l’Etat islamique la victoire qu’il attendait.”

Etats-Unis. De quel Le Pen Donald Trump est-il l’équivalent ?

 

Fermeture des frontières, attaques répétées contre les musulmans, rhétorique anti-establishment… Donald Trump et le FN partagent de nombreuses idées. Mais de qui le candidat à la primaire républicaine est-il le plus proche : la fille ou le père ? 

“J’ai eu une vision apocalyptique pour2017 : Donald Trump président, Marine Le Pen présidente, Poutine président. Comme la plupart des cauchemars, celui-ci n’arrivera sûrement pas. Pour autant, le simple fait que Donald Trump et Marine Le Pen aient de bonnes chances aux élections présidentielles française et américaine dit beaucoup sur l’état de la démocratie libérale en Occident”, prophétisait l’éditorialiste du Financial Times, Gideon Rachman, quelques jours avant le raz de marée frontiste aux régionales.

Réveil national et fermeture des frontières 

Alors que la popularité des deux candidats ne cesse de croître, on s’interroge outre-Atlantique. Derrière ses manières exubérantes, celui qu’on prenait pour un agitateur sans lendemain serait-il en réalité l’équivalent américain de Marine Le Pen ? Suffisant pour faire de Donald Trump le leader de l’extrême droite aux Etats-Unis ?  

“Les moqueries envers la classe politique, une attitude de ‘nous contre le reste’, le mythe du réveil national : toutes ces choses ont depuis longtemps été associées avec les mouvements d’extrême droite”, explique The New Yorker au sujet de la ligne politique de Donald Trump. Une ligne similaire à celle utilisée par la présidente du Front national. [Marine] Le Pen s’engage en faveur d’une fermeture unilatérale des frontières, à l’image de ce que propose Trump, […] une fermeture possible uniquement dans un Etat isolé et autoritaire”,  continue The Daily Beast.

“Les musulmans ont remplacé l’intrus mexicain” 

D’autant que chacun des deux candidats populistes a vu sa popularité se renforcer après les attentats du 13 novembre à Paris. Plus encore, les attaques contre leBataclan, le Stade de France et les différents bars des Xe et XIe arrondissements ont renforcé les similitudes entre eux. Jusque-là, les ennemis intimes du candidat Trump venaient du Mexique. A présent, à l’instar de la présidente du Front national, le candidat à la primaire républicaine stigmatise, en priorité, les musulmans, remarque le quotidien libanais L’Orient-Le Jour : “Aujourd’hui, après les attentats de Paris, les musulmans ont remplacé l‘’intrus’ mexicain, accusé de dénaturer le tissu social américain.”   

Insécurité sociale

La presse américaine pointe, quand même, une différence notable entre les deux candidats : leur style. “Certaines déclarations de Donald Trump sont si ouvertement racistes qu’elles feraient passer Marine Le Pen pour une modérée. La présidente du parti d’extrême droite français a fait bien attention à adoucir son image en vue de l’élection de 2017”, analyse le Financial Times.  

Deux pays attirés par le tripartisme

Et si le candidat républicain est davantage comparé à la fille Le Pen, The Daily Beastchoisit de titrer : “Donald Trump est notre Jean-Marie Le Pen”. Le journaliste estime que les Etats-Unis pourraient, à leur tour, entrer dans l’ère du tripartisme. Une ère dont le père fondateur ne serait autre que le milliardaire – à l’instar, en France, du fondateur du Front national.

Les électeurs américains semblent plus enclins à accepter un gouvernement de coalition. Ils meurent d’envie d’entendre des voix politiques différentes – mais la voix qui a le plus de chances de se faire entendre est aussi la plus destructrice.”

 
“La compétition ne se fait plus contre les démocrates, mais entre conservateurs – donnant ainsi plus de place aux idées d’extrême droite. Ceci augmente la probabilité de voir un parti d’extrême droite viable prendre part à un gouvernement. Le Tea Party a initié cette transition, et la campagne de Donald Trump pourrait être la dernière pièce de ce puzzle”, poursuit The Daily Beast

Créer un parti en faveur du suprémacisme blanc

Reste à savoir si Donald Trump se présentera officiellement dans le giron du Parti républicain ou s’il se lancera dans la création d’un nouveau parti. D’après The New Yorker :

Etant donné son égocentrisme et son manque d’intérêt pour tout ce qui relève de l’organisation, il semble improbable que Donald Trump soit le démiurge d’un parti d’extrême droite aux Etats-Unis.” 

Un avis que ne partage pas The Daily Beast : “Un parti politique d’envergure nationale, entre suprémacisme blanc et néonazisme, pourrait être le funeste résultat de l’abominable campagne de Donald Trump.” Si cela devait advenir, Donald Trump serait donc bien le Jean-Marie Le Pen des Américains. 

 

 

4 Commentaires

  1. Mais pourquoi , que diable , des gens ont peur de ceux qui veulent empêcher l’horreur islamiste de détruire le monde occidental dans un tsunami sanguinaire comme nous en voyons les échantillons chaque jour de près ou de loin ?

  2. La « gauche » ne sait que stigmatiser et jeter l’anathème sur ses adversaires. Jamais elle ne se pose la question de savoir pourquoi Le Pen fait 30% alors qu’elle est au pouvoir en France depuis 35 ans et que ses idées sont dominantes dans le monde médiatique et culturel, écoles incluses, depuis 50 ans…

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