Se Préparer à une Urgence : L’Hôpital Galilée d’Israël en Action
Dans le nord d’Israël, le Centre médical Galilée se prépare activement pour une éventuelle urgence en déplaçant des patients, annulant des procédures, et en organisant des sessions de formation pour ses équipes médicales. Cela rappelle la nécessité d’être prêt pour une situation de crise. Au cœur de cette préparation se trouvent des simulations de scénarios d’urgence, visant à former le personnel médical à faire face à des situations difficiles.
Lors d’une de ces simulations, qui s’est déroulée le mercredi 25 octobre, un « patient » dans le service de traumatologie du Centre médical Galilée semblait souffrir profondément sous les soins d’un professionnel de la santé. Cependant, ce patient était en réalité un mannequin, et l’équipe médicale s’entraînait à traiter des cas d’obstruction des voies respiratoires, de difficultés respiratoires, et de problèmes de circulation. Ces scénarios étaient dirigés par des médecins et des infirmières du service des urgences qui ont choisi de s’exercer de cette manière pour mieux préparer leurs collègues.
Cette formation intense vise à se préparer à une éventuelle situation d’urgence. Dans le contexte actuel, dans la ville côtière de Nahariya, dans le nord d’Israël, cette urgence pourrait être la réouverture d’un front de guerre. Les habitants et les analystes craignent que l’organisation terroriste libanaise Hezbollah ne continue de lancer des raids et des missiles sur des cibles militaires et civiles israéliennes, profitant de la tension régionale. Un récent attentat en octobre dernier a causé des pertes parmi les Israéliens.
En cas d’escalade des attaques du Hezbollah, un grand nombre de soldats et de civils israéliens pourraient nécessiter des soins médicaux au Centre médical Galilée. C’est pour faire face à cette éventualité que l’hôpital mène ces simulations.
Ces exercices se déroulent dans une aile de traumatologie du service des urgences, renforcée en 2005 pour résister aux attaques de missiles. L’ancien directeur général de l’hôpital, le regretté Dr Shaul Shashua, avait insisté sur cette fortification malgré les critiques. Ses efforts se sont avérés justifiés pendant la Seconde Guerre du Liban en 2006, lorsque le Hezbollah a lancé des milliers de roquettes sur le nord d’Israël. Les patients ont été transférés en toute sécurité dans le bunker souterrain de l’hôpital, et aucun blessé n’a été à déplorer. En prévision de nouvelles attaques, l’hôpital a récemment annulé toutes les opérations chirurgicales non urgentes pour libérer des lits en cas d’urgence.
L’hôpital a également transformé son sous-sol en une sorte de petit hôpital d’urgence, prêt à être utilisé en cas de besoin. Ce nouvel espace est fonctionnel, propre, mais dépourvu de fioritures. Il est équipé de différentes zones médicales, prêtes à traiter divers types de patients, de la chirurgie thoracique à la dialyse.
Le service des urgences se prépare à traiter des patients souffrant de traumatismes majeurs, tels que des parties du corps écrasées provenant d’attaques à la roquette. Pour renforcer encore leurs compétences, cinquante professionnels de la santé hongrois devaient se rendre à l’hôpital pour suivre une formation sur la gestion des situations de pertes massives, mais leur visite a été annulée en raison de la situation tendue.
Le Dr Khaled Atalla, qui dirige le service des urgences, souligne l’importance de ces simulations en disant : « Nous espérons que nous nous entraînons, nous nous entraînons et nous nous entraînons, mais nous n’aurons pas besoin de soigner de vraies personnes, car ce serait notre famille. Tout le monde – chaque soldat, chaque civil – est comme une famille. »
Malgré la situation tendue, le service des urgences a vu moins de patients que d’habitude au cours des trois dernières semaines, en partie parce que les habitants restent chez eux pour leur sécurité. Cette diminution des accidents de la route est également notable, réduisant le rythme de l’hôpital.
Nahariya, une ville généralement calme, est actuellement en état de préparation, avec de nombreux magasins fermés et moins de circulation dans ses rues. Des panneaux numériques dans les rues arborent désormais des drapeaux israéliens et des messages d’unité. La situation actuelle montre à quel point les Israéliens sont solidaires en période de crise, mettant de côté leurs différences pour faire face aux menaces extérieures.
Le Centre médical Galilée est fier de servir une population diversifiée de 660 000 Galiléens, représentant différentes religions et cultures, ce qui se reflète également dans son personnel médical.
Dans cette période de crise, l’hôpital fait preuve d’adaptabilité en transformant certaines de ses installations en garderies pour les enfants. Plusieurs enfants de différentes origines viennent chaque jour pour s’occuper et jouer, offrant un espace de normalité au milieu de l’incertitude.
La situation actuelle rappelle à tous les Israéliens que, lorsqu’il s’agit de vies en jeu, les distinctions de nationalité ou de religion s’estompent. Ils sont tous dans le même bateau. Des médecins israéliens vivant à l’étranger, comme le Dr. Rona Spector, viennent bénévolement prêter main-forte à l’hôpital de Nahariya, mettant de côté leur propre confort pour aider leur pays en temps de crise.
La solidarité et la préparation de l’Hôpital Galilée en disent long sur la résilience et la détermination du peuple israélien à faire face à l’adversité. Les Israéliens sont prêts à se soutenir mutuellement, quelles que soient les circonstances, afin de protéger leur pays et leur communauté.
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