SARCELLES : Dix-huit mois de prison ferme pour l’émeutier

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L’exploitation des images vidéo des émeutes de Sarcelles — qui ont eu lieu en juillet — par la Sûreté départementale se poursuit et conduit encore des émeutiers à s’expliquer devant le tribunal correctionnel. Plus de six mois après les faits, un jeune a été condamné vendredi soir pour son implication dans le saccage d’un restaurant des Flanades et le caillassage de policiers.

Sofiane, 21 ans, a écopé de 18 mois de prison ferme. Le tribunal n’a pas prononcé de mandat de dépôt à l’audience, la peine de prison pouvant être aménagée, notamment par le port d’un bracelet électronique.

Il s’attaque à une pizzeria puis à une voiture de police

Le 20 juillet, ce jeune habitant de Sarcelles était de ceux qui ont fait basculer la manifestation pro-palestinienne en une véritable émeute marquée par des actes antisémites. Il s’était attaqué à la pizzeria de la place de France. « Il entre une première fois dans le restaurant, il aide les personnes présentes. Il sort, revient une seconde fois. En partant, il prend soin de remettre son écharpe. Il sait qu’il commet un délit, que des caméras peuvent le filmer », a souligné le procureur dans ses réquisitions. Il poursuit en évoquant le caillassage de la voiture de police. « On le voit tenir une pierre, ramasser d’autres objets, courir près du véhicule. Les policiers ont pu s’échapper mais ont eu très peur. Je considère qu’il a eu une participation active », ajoute le procureur qui a requis deux ans de prison, dont six mois avec sursis.

« Depuis les faits, la famille a tout fait pour encadrer ce jeune homme et lui faire reprendre le bon chemin », a plaidé son avocate, Me Wystup. « Il a repris contact avec l’école, doit bientôt débuter une formation par alternance. Cela lui a servi de leçon. Il n’a pas le profil de l’émeutier. »

Le restaurant a dû fermer pendant un mois et demi, a pour sa part indiqué Me Georges Zoghai, l’avocat du propriétaire, Georges Assaraf. Il a aussi souligné à l’audience « le caractère antisémite de la manifestation ».

Le tribunal a accordé 5 000 € de dommages et intérêts au commerçant au titre du préjudice matériel et 2 500 € au titre du préjudice moral. Le volet civil concernant les policiers a été renvoyé au 13 mars.

lire l’article du PARISIEN 

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