ROSH HASHANA 5782 BONNE ANNÉE ET BONNE SANTE !!

C’est ainsi que nous nous souhaitons à tous une nouvelle année et pour l’année hébraïque, nous nous souhaitons KETIVA VEHATIMA TOVA, puis, après ces deux jours de fêtes nous nous souhaiterons une « bonne signature » HATIMA TOVA….

Les nouveaux calendriers sont distribués, offerts ou achetés avec d’autant plus d’enthousiasme et de fébrilité que cette nouvelle année nous comble de bienfaits : d’une part il s’agit d’une année embolismique et en même temps d’une année shabbatique (shemita)….

La Guemara Rosh HaShana évoque 4 « nouvel-an » dans l’année juive et, si deux d’entre eux tombent un 15 du mois (tou bishvat et tou beav) deux tombent un 1er du mois : le 1erNissan et le 1er Tishré qui ont des significations particulières car en Nissan on compte les années de règne des rois et on décompte les mois des années et on fixe les fêtes tandis qu’avec Tishré on décompte les années.

Le calendrier hébraïque est le seul au monde à conjuguer les révolutions solaires et les lunaires, pour permettre aux fêtes de toujours avoir lieu à la même saison.

Cependant, ce calendrier présente une particularité de taille : on procède au changement de millésime non pas au premier mois (en l’occurrence en Nissan) mais au septième mois !!!! Bizarre ? Poursuivons : Dans tous les pays, le nouvel an est accueilli par des débordements de victuailles et de boissons, et de joies en revanche, dans le judaïsme, nous faisons certes de bons repas mais, nous devons faire teshouva (nous repentir) et nous devons prouver à notre Créateur que si nous avons agi avec désinvolture ce n’est pas parce que nous sommes « mauvais » mais bien parce que nous avons un peu échoué….

Que représente Rosh HaShana ? D’après toute la littérature rabbinique consacrée à ces deux jours de solennités dont le summum aura lieu dix jours après avec le jeûne de Kippour, nombreuses sont les commémorations de ce jour-là… Et pas des moindres !!! Songez et voyez plutôt :

Le 25 Eloul a été créé le monde et tout ce qu’il renferme mais, c’est le 1er Tishré qu’a été créé l’homme, puis la femme, c’est ce jour-là que toute la nature a défilé devant le premier homme de l’humanité et qui a nommé chaque animal, chaque insecte et chaque arbre/fleur/ plante, c’est ce jour-là aussi qu’HaShem a introduit l’homme et sa femme au jardin d’Eden et lui a interdit de manger de l’arbre de la connaissance, c’est ce jour-là qu’eut lieu le premier mensonge de l’humanité par le serpent qui a introduit par ce biais, le mal, la mort, la souffrance. Et ce n’est pas tout car, Adam a été formé, modelé circoncis et, c’est à cause du mensonge et de la désobéissance que désormais l’homme naît non circoncis et que la femme a son tribut féminin qui la fait souffrir, c’est à cause de ces faits que le serpent mord la poussière laquelle reçoit le sang des sacrifices, le sang et le prépuce des circoncisions.

C’est ce jour-là que le yetser harâ (mauvais penchant) s’est fait une place dans ce monde créé pour l’homme. Ce monde fut créé pour le bien et c’est pour cela que l’homme/femme se doit de lutter contre les mauvais instincts. Cependant, le mensonge et la calomnie ont fait leur apparition avec ce serpent cauteleux et hypocrite. La punition, le mal naquirent de ce fait.

Le Rav Aharon Kotler remarque que de tous les « évarim » (membres) du corps humain le seul qui « reçoit » sans rendre est l’oreille en effet, avec la bouche on reçoit et on rejette, idem avec le nez ou les yeux mais avec les oreilles, on entend, on écoute mais l’oreille ne rend rien !!! De plus, si nous pouvons, à notre gré, ouvrir ou fermer œil ou bouche, si nous voulons éviter de sentir des odeurs nous pouvons presser sur nos narines avec nos doigts… si donc notre désir est de ne point entendre quoi que ce soit, nous devrons nous servir de nos doigts pour boucher le conduit auditif ou utiliser des bouchons proposés à cet effet….

Rosh HaShana est également une date qui rappelle la ligature d’Isaac sur le Mont Moriya et l’une des raisons qui font qu’entendre la « voix » du shofar est quelque chose d’obligatoire est en rapport avec les cornes du bélier sacrifié en lieu et place d’Itshak, fils d’Abraham et Sarah.

Cependant les grands exégètes attirent notre attention sur le verbe « écouter » employé. En effet, avant que le Hazan ne commence à lire la Meguilah d’Esther, nous prononçons tous la bénédiction de « likro meguilah » (לקרוא מגילה) de LIRE la Meguilah ; en revanche pour Rosh HaShana nous disons la bénédiction « lishmoâ kol shofar » (לשמוע קול שופר) « ECOUTER » le son du shofar.

Lorsque nous avons clamé haut et fort au moment du don de la Torah NAASSE VENISHMA (nous ferons et nous écouterons), il y avait une raison à cela : en nous faisant sortir d’Egypte, HaShem a agi avec célérité pour que ce peuple soit à Lui et que CE peuple s’attache à LUI il fallait donc d’abord AGIR.

Lorsque le peuple s’est retrouvé au pied du Sinaï et accepta la Torah, dans un élan de sincérité, d’enthousiasme et d’intelligence décuplée sans aucun doute, le peuple a tenu à rendre un bien pour un bien et, en conséquence, il a voulu AGIR très vite AVANT que de prendre le temps d’écouter ce que l’Eternel attendait de lui et SURTOUT : AVANT D’INTERIORISER cette Torah.

Le Kli Yakar, précise, qu’il y a une grande différence entre ENTENDRE et ECOUTER…. De l’ensemble de ceux qui furent présents au Sinaï un seul ETRE a réellement « écouté » le don de la Torah et c’est Yitro car il est le seul, dit le grand commentateur, à avoir intériorisé –à avoir entériné en son esprit, son cœur et son âme – tout l’enseignement et les mitsvoth de la Torah….

Et, la traduction araméenne du mot « shémâ » est NEKABEL ce qui signifie que par le fait que nous prêtons attention nous intériorisons.

Caroline Elishéva REBOUH

Chers Amis,
Au seuil de cette nouvelle année, permettez-moi de vous adresser mes voeux les plus sincères pour que 5782 soit une année très riche en bénédictions, et en santé pour nous tous, en bonheur et en réalisations de bons souhaits, une année pendant laquelle HaShem nous permettra à tous d’échanger d’excellentes nouvelles, et surtout que 5782 soit enfin l’année de la Guéoula complète et parfaite… Que le son du shofar emporte toutes nos belles prières vers HaShem et qu’IL nous comble tous de SES bénédictions.
Je vous rappelle pour ceux qui habitent en Israël que 5782 est une année shabbatique et que par conséquent il y a lieu de prendre soin pour l’achat de légumes (présentement) de vérifier la provenance des légumes car les fruits que l’on trouve actuellement proviennent de semailles ou de floraison d’arbres de l’année précédente car seuls les fruits et les légumes fleurissant/bourgeonnant en 5782 seront ceux de l’année shabbatique !!!
Bonnes fêtes à tous !!
 Caroline Elisheva  Rebouh Ben Abou
אלישבע  רבוה בן אבו 
 

Roch Hachana 5782 est fêté le mardi 7 et

le mercredi 8 septembre 2021.

Les festivités débutent  dès le lundi 6 au soir.

Puissions nous tous être immédiatement inscrits et scellés dans le Livre de la Vie !

Le Shofar: Le son qui doit réveiller l’âme ( vidéos)

Le shofar – dont on se sert beaucoup pendant le mois d’Eloul puis pour les deux jours de la fête de Rosh Hashana (sauf si c’est un shabbat), à l’issue de la fête de Kippour, pendant la nuit d’études de Hoshâna raba et, dans certaines communautés, pour Yom Hâtsmaouth – est une sorte de cor au son puissant et impressionnant. Son qui ressemble au pleur d’un enfant, son qui doit réveiller l’âme.

Aujourd’hui, il accompagne aussi la prestation de serment d’un président de l’Etat d’Israël.

La personne qui sonne du shofar doit obéir aux règles de la sonnerie : tekiâh, terouâh, shevarim……

Qu’est-ce qu’un shofar ? Comment le fabrique-t-on ? Comment le choisit-on ? Y a-t-il des critères de casherout ? etc……

Le shofar est un cor/trompe (instrument à vent) provenant d’une bête à cornes cashère.
La bête abattue (shehita) la tête de l’animal pourvue des deux cornes parvient chez la personne/fabricant qui veut préparer son shofar.
Comme dans toute mitsva, il y a la possibilité de peaufiner la mitsva et, dans un premier temps, la préférence sera donnée au shofar droit (à la corne droite attenant au crâne).

Ensuite les cornes seront coupées et séparées de l’os frontal du crâne. Une sorte de moelle est visible qu’il est impossible, si on veut préserver le shofar de faire sortir sur le moment : il faudra patienter quelques jours, lui donner le temps de sécher et alors, à l’aide de quelques brefs coups de marteau, la moelle s’écoule.

Le problème qui se présente alors, est de dégager le bout fin (l’autre extrémité de la corne) d’une matière solide qui s’y trouve et aussi de redresser l’extrémité fine de la trompe.

L’opérateur va alors devoir réchauffer la corne du shofar puis déposer l’instrument dans une sorte de presse, afin de redresser ce bout par lequel on soufflera pour que le son soit plus pur. Lorsque le corps du shofar qui sera tenu par la main du sonneur sera suffisamment droite, avec une très fine mèche, l’obturation sera ouverte et débarrassée des impuretés laissées par la matière qui y adhérait.

Puis, le shofar sera poli de manière à ôter toutes les aspérités naturelles et rendre le shofar très lisse et luisant.

Par la suite, la personne désireuse d’ajouter des décorations à son shofar pourra le faire sur la côte extérieure de la trompe ou encore du côté large du shofar duquel sortira le son.

Selon les coutumes, les shofaroth seront entièrement lisses et de couleur claire ou sombre. Les shofaroth, pour les communautés marocaines, présentent parfois des fioritures du côté de l’emplacement de la bouche. Chez les Ashkenazes ou les Polonais, les shofaroth seront entièrement lisses.

Chez les Yéménites, seront préférés les shofaroth longs et tourmentés et de couleur sombre et même avec des aspérités.

Le travail de fabrication est très long car il faut être prudent pour que ne soient provoquées ni cassures, ni fêlures, ni ébréchures, ni perforations……….

Aujourd’hui, il est très difficile de choisir un bon shofar car il existe de très bonnes imitations soit en plastique soit provenant de bêtes non cashères en provenance de Chine ou d’ailleurs. Or, le shofar, pour être valable doit être casher lémé’hadrine.

Il arrive de trouver des shofaroth avec une décoration en argent ou autre, il faut se renseigner auprès du rabbin de la communauté si cela est toléré ou pas.

Certaines personnes nettoient et « préparent » leur shofar avec de la javel ou de l’arak. Il est fortement déconseillé d’utiliser quelque produit que ce soit en dehors d’un bon vinaigre.

Verser simplement du vinaigre et d’un doigt boucher l’embouchure puis agiter dans tous les sens et vider puis laisser sécher à l’air libre.

LES CENT SONNERIES DU SHOFAR :

A la suite de divergences de vues, de coutumes différentes, de doutes sur l’interprétation des écrits, le Talmud est rempli de discussions sur la façon de sonner du shofar : terouâ, tequiâ, ou shevarim. Combien de temps doit-on consacrer à une sonnerie longue, à une brève etc…. de trente sonneries exigées, nous sommes arrivés à cent sonneries. Pour quelqu’un de malade, ou qui ne peut pour une raison quelconque se rendre à la synagogue, il suffira de faire entendre 30 sonneries. Il est évident que cent est encore mieux !

Pourquoi cent sonneries ? Il y a encore une belle explication tirée d’un midrash selon lequel, lorsque la mère de Sisra – ennemi d’Israël – apprit la mort de son fils, elle pleura comme pleure un enfant en faisant entendre 100 gémissements.

QUE SONT TEKIÂ, TEROUÂ ET SHEVARIM ?A Rosh Hashana, nous prions et invoquons la Miséricorde Divine non pas seulement pour nous, mais pour l’ensemble des nations, les Gaonim pensèrent que même si Sisra et sa mère étaient des impies et des ennemis d’Israël, il est bon de montrer de la commisération à leur égard et de prendre leur souffrance en compte. Car, nous sommes tous des créatures de D. et que, tout en nous défendant contre eux, Il éprouve du chagrin pour ces hommes qui sont allés à leur perte.

Ce sont les différentes manières de sonner du shofar : la tekiâ est un son prolongé, les shevarim sont 3 sons courts et répétés, la terouâ se compose de 9 sons courts et saccadés et la tekiâ guedola est un son très prolongé. Comme il a été dit plus haut il faut entendre 100 sons au total.

Selon les communautés et pas selon les rites, lorsque l’officiant prononce la bénédiction d’entendre le son du shofar à laquelle le public répond amen, l’assistance s’assoit ou se tient debout les uns pensant que l’on se concentre mieux assis que debout et il est recommandé d’écouter dans un grand silence.

Pendant la répétition de moussaf, il est évident que les fidèles restent debout. Pendant que sont entendus les sons du chofar, les fidèles se concentrent et prient pour le peuple d’Israël, pour l’Etat d’Israël, pour le monde entier, pour la venue du Messie, pour que soient pardonnées nos fautes, pour d’autres motifs : santé, mariages, naissances, réussite, parnassa etc………………
C’est dire qu’il faut se concentrer pour prier avec ferveur.

LE SYMBOLE DU SHOFAR :

Il va sans dire que le premier évènement auquel on pense est évidemment le sacrifice d’Isaac. Le shofar symbolise le bélier qui a remplacé Isaac sur l’autel du sacrifice. Mais en dehors de cela, lorsque D S’est approché du Sinaï pour y promulguer Sa Torah et nous donner Ses Tables, le shofar, rappelant le sacrifice d’Isaac, a sonné pour ébranler les âmes et réclamer une teshouva (repentance).

Lors du siège de Jéricho, Josué et les Enfants d’Israël ont sonné du shofar et les murailles se sont écroulées.

Et, nous demandons trois fois par jour à D. de précipiter la venue du Messie qui, au son du très grand shofar de la Guéoula (rédemption) ébranlera jusqu’aux fondements du monde.

Caroline Elisheva REBOUH

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