Voyage privé de la ministre des Transports
La ministre israélienne des Transports, Miri Reghev, s’est rendue au Maroc pour une visite privée de sept jours, accompagnée de plusieurs hauts responsables de son ministère. Cette décision intervient alors que l’aéroport international Ben-Gourion traverse une période de perturbations majeures, avec des retards importants, des files d’attente prolongées et des problèmes de gestion des bagages. Le ministère insiste sur le caractère privé du voyage, précisant que chaque participant en assume les frais, mais le départ simultané de plusieurs cadres suscite des questions sur le timing et la gestion des responsabilités.
Parmi les accompagnants figurent le directeur général du ministère, Moshe Ben-Zaken, le chef de l’Administration des transports publics, Idan Mualem, ainsi que le président de la société publique « Netivei Israël », Nissim Perez. Le programme inclut des visites de sites religieux juifs au Maroc, notamment des tombes de justes, et la participation à un événement religieux. Par ailleurs, la ministre doit prendre part au premier vol direct d’Arkia vers Marrakech, relancé après une interruption de trois ans, présenté comme un pas important vers la normalisation des liaisons aériennes entre Israël et le Maroc.
Cette juxtaposition d’une visite qualifiée de privée et d’un engagement officiel soulève des interrogations, d’autant plus que la durée de la mission dépasse largement le temps nécessaire pour le vol inaugural. La situation à Ben-Gourion est particulièrement tendue, avec des retards moyens d’environ une heure et des attentes pour récupérer les bagages pouvant atteindre deux heures et demie. Ces difficultés sont attribuées à des problèmes de personnel et à une surcharge du trafic aérien, notamment au-dessus de la Grèce. La présence simultanée de plusieurs dirigeants du ministère à l’étranger en pleine crise opérationnelle est ainsi vivement questionnée.
Cette nouvelle excursion s’inscrit dans une série de déplacements à l’étranger de Miri Reghev, qui a déjà visité le Maroc à deux reprises lors de son mandat, ainsi que plusieurs autres pays dans le cadre de missions officielles ou semi-officielles. Ses voyages ont souvent été prolongés au-delà des événements formels, engendrant des critiques sur leur coût et leur utilité. Toutefois, la ministre bénéficie d’une position politique solide, ayant obtenu un bon classement lors des récentes primaires de son parti, ce qui limite l’impact politique des critiques.
En résumé, la visite privée de Miri Reghev et de plusieurs hauts responsables du ministère des Transports au Maroc, en pleine période de perturbations à l’aéroport principal d’Israël, soulève des questions sur la gestion des priorités et la cohérence entre engagements privés et responsabilités publiques. Si le ministère met en avant l’importance du vol inaugural d’Arkia, la durée et la composition de la délégation alimentent le débat sur la pertinence de ce déplacement dans le contexte actuel.
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