La haine d’Israël produit le contraire de ce qui est recherché
Un avion de la compagnie Flydubai, qui reliait Dubaï à Tel-Aviv mercredi 30 septembre, a été dérouté en urgence vers l’Arabie saoudite. L’un des pilotes aurait poignardé l’autre pilote, un commandant de bord indien, puis tenté de provoquer le crash de l’appareil, selon les déclarations du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.
À bord du vol FZ 1073, quatre Israéliens ont réussi à maîtriser le copilote après l’agression du commandant de bord. L’un d’entre eux a contribué à redresser l’avion alors qu’il perdait rapidement de l’altitude, avant que les commandes ne soient reprises par deux autres pilotes de Flydubai.
Cet acte délibéré avait pour objectif de faire pression sur les pays arabes signataires des accords d’Abraham. Mais, loin d’entraîner leur remise en cause, il a produit l’effet inverse : approfondir les relations sécuritaires entre ces pays, ainsi qu’entre Israël et l’Arabie saoudite, restée jusqu’à présent en marge de ces accords.
La haine aveugle
Une déferlante de théories du complot à caractère antisémite s’est propagée en ligne au lendemain du sauvetage de l’avion de Flydubai. Le caractère miraculeux de l’issue de cet événement a provoqué une nouvelle vague de commentaires cherchant à mettre en doute les faits ou à les présenter comme une manipulation.
Une partie des commentaires diffusés sur les réseaux sociaux a ainsi contesté la réalité des événements, tandis que certaines informations ont été présentées au conditionnel ou déformées.
Le contexte du « miracle »
Le vol de Flydubai reliant Dubaï à Tel-Aviv était à deux doigts de s’écraser après l’agression du commandant de bord par le copilote dans le cockpit. En quelques secondes, l’avion avait perdu près de 50 % de son altitude.
Des passagers israéliens et des membres d’équipage ont réussi à maîtriser l’assaillant in extremis et à stabiliser l’appareil, évitant ainsi une catastrophe.
C’est précisément ce caractère providentiel qui dérange ceux que leur haine des Juifs aveugle. Encore une fois, une force invisible semble venir au secours des Juifs, comme lorsque des milliers de missiles sont interceptés ou manquent leur cible. Comment accepter, pour ceux qui refusent toute dimension providentielle de l’Histoire, ce caractère miraculeux des événements qui se déroulent sous nos yeux ?
La propagation de thèses complotistes, antisémites et négationnistes
Des accusations de « fausse bannière » ont rapidement circulé. Selon CyberWell et différents observatoires de la haine en ligne, certaines publications ont affirmé que l’attaque aurait été mise en scène ou orchestrée par les Israéliens eux-mêmes.
Ces discours procèdent d’un mécanisme complotiste classique mais surtout négationnistes : transformer les victimes en coupables et présenter les faits comme le résultat d’une manipulation cachée.
Selon des éléments attribués au Combat Antisemitism Movement (CAM), ces thèses se seraient propagées sur les réseaux sociaux extrêmement rapidement après les événements.
De fausses vidéos imitant les codes de grands médias auraient également circulé afin d’accréditer différentes pistes géopolitiques et d’incriminer d’autres États.
En ces jours de fête
Si nos ennemis sont aveuglés par leur haine, il nous revient, à nous, en ces jours de fêtes juives où nous célébrons justement la protection divine à travers ces frêles cabanes de la fête de Souccot de prendre pleinement conscience de cette protection qui remonte aux origines mêmes de l’Alliance.
Notre foi ne repose pas sur la puissance matérielle de nos demeures, mais sur Celui qui nous protège et nous accompagne depuis les origines de notre histoire.
« Le Seigneur dit à Abram : “Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre.” »
Genèse 12
La France, Israël et le déclin français
En écho à ces versets de la Bible, la situation française peut nourrir, pour celui qui adopte cette lecture religieuse de l’Histoire, une réflexion sur les conséquences de l’hostilité envers Israël.
Les indicateurs économiques français témoignent en effet d’une situation préoccupante : faible croissance, déficit public élevé, dette importante et augmentation du coût de son financement.
Les indicateurs du décrochage
La croissance française demeure faible, tandis que l’endettement public continue de peser lourdement sur les finances du pays.
Le déficit public reste parmi les plus élevés de la zone euro et la dette publique atteint désormais des niveaux qui réduisent considérablement les marges de manœuvre de l’État.
Parallèlement, la hausse des taux d’intérêt augmente progressivement le coût du service de la dette et rend plus difficile encore le rétablissement des finances publiques.
Les causes structurelles et conjoncturelles
Plusieurs facteurs sont généralement avancés pour expliquer cette situation : les conséquences des crises géopolitiques et énergétiques, la faiblesse de la croissance du PIB par habitant sur longue période, un taux d’emploi insuffisant dans certaines catégories de la population, une productivité en perte de vitesse et un niveau particulièrement élevé de dépenses publiques.
Les tensions internationales et les prix de l’énergie peuvent également peser sur la consommation des ménages et l’investissement des entreprises.
Les pistes de redressement
Les organisations économiques internationales recommandent régulièrement à la France de maîtriser davantage ses dépenses publiques, de poursuivre certaines réformes structurelles et d’augmenter le taux d’emploi, notamment celui des jeunes et des seniors.
Mais les chiffres économiques n’épuisent pas le débat.
Une autre lecture : le départ des Juifs de France
Il existe aussi une dimension humaine et morale que les statistiques économiques ne mesurent pas.
Le départ de Juifs de France vers Israël traduit, pour une partie d’entre eux, un sentiment d’insécurité et un malaise devant la progression de l’antisémitisme. Dans le débat public, certains reprochent également aux médias et aux responsables politiques de ne pas combattre suffisamment fermement cette évolution.
À partir de là, chacun est libre d’avoir sa propre lecture des événements.
Pour celui qui inscrit l’Histoire dans la perspective du verset de la Genèse — « Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai » — le rapprochement prend une signification particulière : le déclin économique de la France et la progression de l’hostilité envers Israël peuvent être lus comme deux phénomènes parallèles.
Cela conduit à une interrogation plus profonde : une nation qui laisse prospérer la haine des Juifs et transforme progressivement Israël en ennemi ne finit-elle pas, avant tout, par se faire du tort à elle-même ? Sommes-nous capables de lire l’histoire qui se déroule sous nos yeux ?
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