Saar + Bennett + Netanyahou + partis religieux = 65 ‒ majorité de 54%

Quoi qu’il en soit, Bennett ne s’en sortira pas bien de l’enchevêtrement du consulat palestinien à Jérusalem.

Toute personne sensée comprend que l’ouverture d’un consulat pour les Palestiniens dans la capitale signifie la division politique de Jérusalem. Si le gouvernement Bennett-Lapid sera effectivement formé prochainement, la question du consulat à Jérusalem sera probablement la question politique cruciale la plus brûlante à traiter. Le secrétaire d’État américain Anthony Blinken a déjà dit des choses claires sur la question, et même la promesse électorale du Président  Biden (en Amérique, les politiciens tiennent généralement leurs promesses!?) est toujours en jeu. Donc, si les Américains ne donnent pas au duo israélien une nouvelle adhésion au club, l’affaire du consulat risque de saper le gouvernement de l’intérieur ou de faire payer un lourd tribut à l’extérieur.

Les Présidents américains Bush major – Obama – Bush junior – Clinton

Toute personne sensée comprend que l’ouverture d’un consulat étranger dans la capitale d’Israël, alors que la même représentation est destinée à servir l’Autorité palestinienne et les Arabes de Judée et de Samarie, signifie la division politique de Jérusalem. Un gouvernement israélien qui accepte la demande de Blinken sabotera fatalement un effort en cours depuis 2018 pour ouvrir des ambassades à Jérusalem. Pire encore, cela véhiculera le message que Jérusalem est peut-être la capitale d’Israël, mais elle n’en est pas moins aussi la capitale de la Palestine. Sinon, pourquoi un gouvernement israélien accepte-t-il d’inaugurer dans sa capitale une représentation diplomatique officielle d’une autre entité politique (en l’occurrence la Palestine) prévue par la communauté internationale et la gauche israélienne? D’autant plus lorsqu’il s’agit du consulat des États-Unis.

Depuis la création de l’Etat, et pas par hasard, Israël n’a pas autorisé l’ouverture de consulats à Jérusalem. Tous les consulats opérant dans la ville sont hérités de l’époque de l’occupation jordanienne [1948-1967], et parfois même des périodes du Mandat et ottoman. Le consulat américain qui fonctionnait sur Agron Street jusqu’en 2019 était aussi un tel héritage. Israël a dû faire face à une situation donnée et n’a pas permis la création d’une nouvelle réalité politique.

Mais tôt ou tard, la question se posera. Le ministre des Affaires étrangères désigné, Yaïr Lapid, est littéralement engagé, si les promesses des politiciens israéliens ont de la valeur, en faveur de l’unité de Jérusalem. Bennett devrait certainement l’être aussi. Mais le ministère des Affaires étrangères a tendance à ne pas s’intéresser au mouvement attendu de l’administration, de sorte que l’échelon professionnel dira au nouveau ministre que la demande peut être répondue par l’affirmative. Bennett, Shaked, Saar et Elkin – s’ils sont de droite, ils devront résister.

La réponse négative d’Israël à la demande signifie une confrontation frontale avec les États-Unis de Biden ‒ une jonction très cruciale. Si Bennett et Lapid rejettent la demande, ils endommageront les relations avec le gouvernement et saperont les côtés gauche et arabe de leur coalition gouvernementale, ce qui poussera la droite ‒les membres de l’aile droit de la coalition de se joindre à une attaque du Likoud qui les accusera (à juste titre) de diviser la ville.

Netanyahou arrivera à cette confrontation les mains propres. Ses représentants ont envoyé un message négatif clair en son nom à l’administration américaine sur l’intention d’ouvrir un consulat pour les Palestiniens dans la capitale israélienne. Contrairement au cas de Mansour Abbas, cette fois Bennett ne pourra pas prétendre que «Netanyahou était également d’accord».

Bennett devra donc choisir entre un repli politique avec les Etats-Unis, ce qui nuirait à son statut politique précaire, et le rejet de la demande, qui entraînerait son propre préjudice politique et entraînerait une première confrontation directe avec le Président Biden même.

Premier ministre Menachem Begin, Itzhak Shamir avec Georges Bush major

De toutes les façons, ce ne serait pas une situation sans précèdent avec la Maison Blanche, n’y avait-il pas dans le passé l’antagonisme Reagan-Begin, Bush major-Shamir, Bush junior et Obama contre Netanyahou. Les fermes positions des Premiers israéliens face à ces Présidents américains n’ont-elles pas abouti à un Président Trump super-supporter d’Israël mais l’acceptation du concept 2 états pour 2 peuples nous a ramené à la case départ.

JForum ‒ Israel Hayom

2 Commentaires

  1. Et pour la paix , il faut reconstruire le TEMPLE sur le MONT , à côté des mosquées ( il y a de la place , en fait à la place de terrain de foot des petits palos ! )

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