PeSSAH Cheni: un deuxième Pessah? Vidéo

Le 15 Nissan a eu lieu Pessah. Un mois après est permis à ceux qui se sont purifié entre temps, de célébrer Pessah qui est alors nommé: Pessah shéni, le 15 Iyar.

De nos jours, pour rappeler cette date, on consomme un morceau de matsa en souvenir de Pessah shéni.

S’il existe une deuxième chance pour Pessah, pourquoi n’en existe-t-il pas pour les autres fêtes : shavouoth, souccoth…??? La raison est que si quelqu’un se convertissait entre Pessah et Pessah Sheni, il aurait l’obligation de sacrifier un agneau pour Pessah shéni, tout comme celui qui deviendrait majeur dans ce laps de temps d’un mois, il aurait lui aussi l’obligation de s’acquitter de cette mitsva.

Depuis le deuxième soir de l’Ômer, jusqu’à la veille de Shavouoth, on compte un par un les 49 jours de cette période qui fut sombre étant donné que 24,000 élèves de Rabbi Akiva y trouvèrent la mort, sauf 5 disciples qui furent : Rabbi Méïr, Rabbi Yéhouda, Rabbi Yossi, Rabbi Shim’ôn et Rabbi Eléazar ben Shamouâ.

Que faisons-nous en ce jour ?

Aujourd’hui, alors que nous n’avons plus le Beit Hamikdach (Temple), nous accomplissons deux choses en souvenir :

  1. On consomme de la Matsa. Il est bien de préparer un repas et d’y consommer de la Matsa mais toutes les autres Mitsvot liées à Pessa’h comme éliminer le ‘Hamets ou autre n’ont pas lieu d’être.
  2. Nous ne récitons pas les Ta’hanounim, les supplications, dans la prière. Malgré le fait que par nos fautes, le Beit Hamikdach a été détruit, nous marquons ce jour comme un jour de joie et donc, nous ne récitons pas les Ta’hanounim.

Pourquoi marque t-on cette date ?

L’année suivant la sortie d’Egypte les Bné Israël ont fêté Pessa’h pour la première fois. Néanmoins, seules les personnes n’étant pas impures (par l’impureté d’un mort) pouvaient apporter le sacrifice de Pessa’h. Un petit groupe de personnes se plaignit auprès de Moché en lui montrant à quel point ils étaient déçus de ne pouvoir accomplir cette Mitsva à cause de leur impureté. Moché instaura alors le jour de Pessa’h Chéni comme jour de rattrapage durant lequel celui qui n’avait pas pu apporter le sacrifice de Pessah le 14 Nissan, pourrait le faire le 14 Iyar.

Que peut-on apprendre de ce jour ?

Dans le judaïsme, même une personne qui aurait atteint l’abîme le plus profond peut faire Téchouva, se repentir et revenir dans le droit chemin. Même si l’on atteint la plus grande impureté, il nous est toujours possible de nous purifier. Hachem permet à tout le monde de faire Téchouva. Et c’est là le message de Pessa’h Chéni.

A ce propos, voici une Ségoula pour celui qui se serait éloigné de la Torah afin qu’il fasse Téchouva (Ségoula tirée du Séfer Hazékhira, page 58a au nom du Ari zal) :

Prendre une brique n’ayant jamais été utilisée et la mettre dans le four en même temps que les ‘Hallot de Chabbat. Après la cuisson, laisser de côté la pierre pendant une semaine puis écrire dessus le nom de la personne s’étant éloignée du droit chemin avec le nom de sa mère.

Dire à trois reprises la phrase suivante :
‘’De même que cette pierre a brûlé dans le feu, alors de la même façon, que le cœur d’untel, fils d’unetelle, qui a pris un mauvais chemin, se tourne vers les cieux, vers le bien (vers le bon chemin).’’
On dépose ensuite la pierre près de la tombe d’un Tsadik et on la laisse là-bas.

Jforum avec www.hidabroot.fr et Caroline Rebouh

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