L’homme interpellé juste après l’attaque à Paris est un Pakistanais censé avoir 18 ans, qui avait pu entrer sur le territoire français en 2018 en raison de sa minorité. Mais son âge semble incertain.

Qui est Ali H., l’auteur présumé de l’attaque au hachoir qui a fait deux blessés, ce vendredi 25 septembre, rue Nicolas-Appert, près des anciens de locaux de Charlie Hebdo, dans le XIe arrondissement de Paris? Selon nos informations, cet homme de nationalité pakistanaise, né à Islamabad, est arrivé en France en août 2018. Il présente alors un extrait de naissance indiquant qu’il est né le 10 août 2002 au Pakistan. Il est pris en charge à partir du 17 août par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) du Val-d’Oise. Mais le département va immédiatement contester sa minorité auprès de la justice.

Ali H. paraît en effet beaucoup plus vieux que son âge, comme le montrent les photographies que le Parisien-Aujourd’hui en France a pu consulter de lui. Mais une décision du tribunal des mineurs de Cergy-Pontoise confirme sa prise en charge, le 19 juillet 2019. Ainsi, selon nos informations, un juge des enfants du tribunal a refusé de diligenter des examens médicaux de probation (expertise osseuse) afin de déterminer l’âge réel d’Ali H. Un refus, somme toute, assez courant. « Sauf mensonge flagrant (demandeur qui a objectivement les caractéristiques du majeur), il y a une présomption favorable à la personne qui se dit mineure, car les examens osseux sont peu fiables », explique un haut fonctionnaire.

A l’époque, « aucun signe de radicalisation »

« Durant toute sa prise en charge par l’ASE, aucun signe de radicalisation n’a été observé par les services », constate le conseil départemental du Val-d’Oise. De même, il est inconnu de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Cependant Ali H. est connu des services de police pour port d’arme prohibé. Le mineur avait été interpellé avec un tournevis sur lui dans Paris par la brigade des Réseaux Ferrés. En juin 2020, il a fait l’objet d’un rappel à la loi pour ce motif par le tribunal des mineurs de Paris.

La prise en charge d’Ali H. par l’ASE prend fin le 10 août 2020, date de sa majorité supposée. Le jeune majeur séjourne alors quelque temps dans un hôtel social de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise). Une résidence où les policiers se sont rendus ce vendredi. Ils y ont découvert la nouvelle adresse de l’assaillant : un petit immeuble de quatre étages à Pantin (Seine-Saint-Denis).

Ali H. y vivait au premier dans un appartement T2 occupé par d’autres colocataires de la communauté pakistanaise, dont cinq ont été placés en garde à vue dans la soirée. Ce samedi matin, l’AFP annonce une nouvelle interpellation qui s’est elle aussi déroulée dans la soirée. Il s’agit d’un « ancien colocataire du principal suspect quand il résidait dans un hôtel social » à Cergy (Val-d’Oise).

Un autre homme, arrêté dans l’après-midi, a lui été relâché dans la nuit. Il a été mis hors de cause, son avocate expliquant au Parisien que ce dernier avait été témoin de l’attaque et avait « voulu s’interposer ».

« Il n’a jamais semblé fou ou quoi »

Dans l’immeuble, l’assaillant se montrait discret. « C’est un gars que l’on croisait tous les jours ou presque, il disait tranquillement bonjour le matin, rien de plus. Il a jamais semblé fou ou quoi ».

A l’intérieur de l’appartement, lui et ses colocataires semblaient se relayer pour dormir, selon un commerçant. « Il y a plusieurs lits superposés et ils sont plus d’une dizaine à vivre dans l’appartement. » Il était attendu dans les prochains jours dans une préfecture pour faire régulariser ses papiers.

Vendredi, peu après l’attaque, il a été interpellé au pied des marches de l’Opéra Bastille par les policiers du XIe arrondissement, confondu par ses baskets rouges et les taches de sang sur ses vêtements et son visage. De source policière, il aurait reconnu devant les primo intervenants qu’il était bien l’auteur de l’attaque, sans plus de précisions.

Source leparisien

Attaque à Paris : l’assaillant présumé «assume son acte» et évoque les caricatures de Charlie Hebdo

L’auteur présumé de l’attaque a été interpellé environ 45 minutes après les faits. (DR)

L’assaillant présumé qui a blessé deux personnes à l’arme blanche ce vendredi matin à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris (XIe) « reconnait » et « assume son acte » en garde à vue.

 

 

Ali H., le suspect principal de l’attaque sanglante commise à Paris ce vendredi matin, qui affirme être âgé de 18 ans et originaire du Pakistan, « reconnaît » et « assume son acte » en garde à vue. Il « assume son acte qu’il situe dans le contexte de la republication des caricatures (de Charlie Hebdo, ndlr) qu’il n’a pas supportée », indique une source proche de l’enquête citée par Le Figaro.

« Il affirme qu’il pensait être chez Charlie et que les gens qu’il attaquait étaient du journal satirique. Il dit avoir fait des repérages », selon une autre source citée par Le Parisien. Les locaux de Charlie Hebdo se trouvent ailleurs dans Paris, dans un lieu gardé secret et très sécurisé. L’homme a également affirmé avoir ciblé deux personnes dans la rue Nicolas Appert (XIe). Il n’a néanmoins pas fait état d’une allégeance au groupe terroriste Al-Qaïda, qui avait menacé Charlie Hebdo il y a une quinzaine de jours, après la republication des caricatures du prophète Mahomet.

Par ailleurs, les vidéosurveillances montrent que l’assaillant présumé est passé plusieurs fois devant les anciens locaux de Charlie Hebdo vendredi matin, avant son passage à l’acte.

L’auteur présumé de l’attaque, Ali H., a été interpellé environ 45 minutes après les faits alors qu’il se trouvait au pied des marches de l’Opéra Bastille. Il avait de nombreuses tâches de sang sur le visage et sur ses vêtements. Le mis en cause avait reconnu les faits avant même le début de ses auditions en garde à vue. L’arme qu’il a utilisée, une feuille de boucher (un hachoir), a été retrouvée sur le lieu des faits.

 

Deux employés de l’agence de production « Premières Lignes », qui était précédemment voisine de la rédaction de Charlie Hebdo, ont été grièvement blessées lors de l’attaque. Leurs jours ne sont plus en danger.

Sept autres suspects interpellés, l’un a été remis en liberté

Dans cette enquête ouverte par le parquet national antiterroriste (PNAT) et menée par la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle de Paris ainsi que la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), sept autres personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Un premier suspect d’origine algérienne avait été interpellé au même moment que l’assaillant présumé. L’homme avait été aperçu à côté du mis en cause lors de sa fuite. Les premières investigations ont montré qu’il avait en fait tenté de l’arrêter et qu’il avait été menacé. Le suspect a été remis en liberté dans la nuit de vendredi à samedi.

Cinq autres suspects ont été interpellés à Pantin (Seine-Saint-Denis) ce vendredi soir. Ces derniers vivaient avec le mis en cause principal. Un sixième homme a été arrêté à Cergy (Val-d’Oise). Il avait habité avec Ali H., dans un hôtel social. Les six individus sont toujours en garde à vue ce samedi.

Attaque à Paris : l’assaillant présumé «assume son acte» et évoque les caricatures de Charlie Hebdo

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