Revirement spectaculaire à l’ONU: échec de l’Iran qui voulait bloquer Israël
L’Iran a tenté de bloquer les élections à l’ONU par une campagne politique acharnée, mais a échoué : Israël a été élu à tous les comités, y compris celui sur la condition féminine, une décision perçue en Israël comme un succès diplomatique majeur.
Anna Barsky
Une tentative diplomatique ciblée de l’Iran pour empêcher l’élection d’Israël à plusieurs organes clés de l’ONU s’est soldée par un échec aujourd’hui (jeudi).
Le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) a élu Israël à toutes les institutions auxquelles il avait présenté des candidatures : la Commission de la condition de la femme, la Commission des organisations non gouvernementales, la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale, la Commission de la science et de la technologie au service du développement, ainsi qu’au Conseil d’administration de l’UNICEF.
Ce vote, qui dans d’autres circonstances aurait dû se dérouler dans un calme relatif, s’explique par une campagne iranienne ciblée menée ces derniers jours pour bloquer au moins l’une des candidatures les plus sensibles du point de vue d’Israël : son adhésion à la Commission de la condition de la femme.
Une lettre officielle, diffusée par la délégation iranienne auprès de l’ONU à New York et adressée à tous les États membres du Conseil économique et social (ECOSOC), indique que Téhéran les a explicitement appelés à s’opposer à la candidature d’Israël pour le mandat 2027-2031.
Débat à l’Assemblée générale des Nations Unies | Photo : Reuters
La lettre a été envoyée comme une note diplomatique officielle au nom de la délégation iranienne. D’emblée, les États membres sont invités à « examiner attentivement » la candidature d’Israël, mais il apparaît par la suite qu’il s’agit en réalité d’une campagne organisée contre son élection.
Selon la version iranienne, la Commission de la condition de la femme est le principal organe intergouvernemental mondial œuvrant pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ; par conséquent, l’adhésion à cette commission requiert, comme l’indique la lettre, le respect des « normes les plus élevées du droit international », la protection des citoyens et la promotion des droits fondamentaux des femmes et des filles.
Le document s’en prend ensuite directement à Israël. L’Iran affirme que des « rapports documentés provenant de sources internationales » depuis 2023 indiquent, selon lui, une stratégie israélienne ayant entraîné de « nombreuses victimes » parmi les femmes et les enfants de la région.
La lettre comprend une longue liste de données et d’accusations, notamment des affirmations concernant des dizaines de milliers de femmes et d’enfants tués et blessés à Gaza, ainsi que des données sur les victimes au Liban, en Syrie et en Iran même.
Téhéran affirme également que des centaines de centres de santé, d’établissements médicaux et d’écoles en Iran ont été détruits ou gravement endommagés, ce qui, selon lui, porte atteinte aux droits des femmes et des enfants à la santé, à l’éducation et à une vie digne.
Danny Danon à l’ONU | Photo : Crédit non indiqué
La partie la plus virulente de la lettre figure dans la suite : l’Iran affirme que, « depuis des décennies », les femmes et les filles palestiniennes sont victimes d’actes « conformes à la définition du génocide » en droit international.
Il déclare également que si les États membres n’empêchent pas l’élection d’Israël au comité, cela entraînera, selon lui, non seulement la poursuite des violences faites aux femmes et aux filles, mais aussi une « grave atteinte » à la crédibilité du comité et une violation de son mandat de protection des femmes dans le monde.
Autrement dit, l’Iran ne se contentait pas d’une protestation politique générale, mais cherchait plutôt à transformer le processus électoral de l’ONU en une confrontation directe sur la légitimité d’Israël à siéger au sein d’une instance internationale centrale.
À Jérusalem, cette manœuvre a été perçue comme une tentative politique manifeste de saper l’élection israélienne et de la discréditer précisément sur le terrain le plus sensible, tant du point de vue public que moral.
La délégation israélienne souligne que, bien que l’élection ait été censée se dérouler dans le cadre d’accords généraux, plusieurs pays ont exigé un vote à bulletin secret – une manœuvre perçue comme une nouvelle tentative de perturber le scrutin israélien.
Toutefois, cette mesure n’a pas modifié le résultat : Israël a été élu à tous les organes auxquels il avait présenté une candidature, y compris la Commission de la condition de la femme – principale cible de l’Iran.
Manifestations en Iran | Photo : Reuters
L’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon , a vivement critiqué la démarche iranienne, déclarant : « L’Iran a également tenté de transformer les élections professionnelles à l’ONU en une tribune pour inciter à la haine contre Israël – et a échoué. Celui qui opprime les femmes et bafoue les droits humains dans son pays ne nous donnera pas de leçons sur les droits des femmes. »
Du point de vue israélien, l’élection au Comité de la condition de la femme est au cœur de l’enjeu.
C’était le terrain que l’Iran avait ciblé, la cible sur laquelle il cherchait à infliger un revers politique à Israël, et c’est précisément là qu’il a subi sa défaite la plus éclatante.
Au lieu de paralyser Israël, la campagne iranienne a abouti à la tenue d’élections israéliennes réussies.
JForum.fr avec www.maariv.co.il/
![]() |
![]() |





































