Bloc Netanyahu avec une majorité de 65 sièges après le dépouillement de 80 % des votes

61 mandats sont nécessaires pour former un gouvernement, ce qui peut être réalisé grâce à une coalition

À moins que le décompte final des votes ne permette au Meretz et Balad d’atteindre le seuil minimum, le bloc de droite et religieux en majorité claire pour former un gouvernement stable et mettre fin à l’impasse politique des cycles électoraux passés

L’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu est apparu mercredi en tête des élections israéliennes, après le dépouillement de 80 % des voix, ouvrant la voie à un retour au pouvoir grâce à un coup de pouce du parti de la droite sioniste religieuse. Cela mettrait fin à l’impasse politique qui a tourmenté la politique israélienne au cours des trois dernières années.

Le vote du jour des élections en Israël s’est terminé mardi à 22 heures, les trois principaux sondages télévisés prédisant une majorité pour le bloc Netanyahu, un nombre record de mandats pour le sionisme religieux, une déception pour les partis de gauche.

Selon le radiodiffuseur public KAN, le Likud de Netanyahu a remporté 30 sièges contre Yesh Atid du Premier ministre Yair Lapid 22 sièges. La Douzième chaîne (Keshet) avait le Likud sur 31 sièges et Yesh Atid sur 24. Selon la Treizième chaîne, le Likud remportera 31 sièges et Yesh Atid 24 sièges.

Quant à savoir qui formera le prochain gouvernement, KAN prédit que le bloc de droite de Netanyahu obtiendra 62 sièges au parlement de 120 membres, tandis que le bloc de centre-gauche en rassemblera 54. La Treizième chaîne dit que le centre-gauche prendra 62 sièges et le bloc de droite 54. La Douzième chaîne prévoit le centre-gauche avec 61 sièges et la droite avec 55.

מטה עוצמה יהודית

QG du parti sioniste religieux après la sortie des urnes ( Photo: Amit Shaabi )

Les résultats officiels devaient tomber tout au long de la nuit, Yesh Atid de Lapid affirmant déjà que « les résultats des sondages changeront d’ici la matinée ».
« Il n’est pas du tout certain que Netanyahu formera le prochain gouvernement. Néanmoins, nous ne siégerons pas avec lui. »
Lapid, dont le camp était sur le point de remporter 54 à 55 sièges, selon les sondages, avait fait campagne sur sa gestion de l’économie forte d’Israël ainsi que sur des avancées diplomatiques avec des pays comme le Liban et la Turquie, mais cela n’a pas suffi à arrêter la droite.

Netanyahu : « Il faut attendre les vrais résultats, la voie du Likoud a fait ses preuves »

Le chef de l’opposition Binyamin Netanyahu s’est exprimé après que les sondages aient montré que le bloc Netanyahu était sur le point de former un gouvernement. en Israël, par une marge significative. Nos partenaires du camp national ont également remporté des exploits très impressionnants, j’ai parlé avec eux et je les ai félicités pour cela », a-t-il commencé ses mots.

Il a voulu souligner que nous devons attendre les résultats de la vérité, mais en même temps il a dit : « La voie du Likoud a fait ses preuves. Le peuple d’Israël veut rendre la fierté nationale qui nous a été enlevée. État juif, un État qui respecte tous ses citoyens, mais notre État national. Ils veulent un gouvernement différent, stable et expérimenté. Nous avons la meilleure équipe et la plus expérimentée.

Taux de participation à 16h : 47,5 % – le plus élevé à cette heure depuis 1999

Jusqu’à présent, quelque 3 224 35 Israéliens ont voté.

Lors des dernières élections, 42,3 % des électeurs avaient voté à la même heure.

Il s’agit du pourcentage le plus élevé depuis 1999, où 51,8 % des électeurs avaient voté à ce stade de la journée.

 

Israël : retour aux urnes pour les Israéliens, la cinquième fois en quatre ans

Le Premier ministre sortant Yaïr Lapid espère retrouver une majorité mais les partis ultraorthodoxes et de la droite nationale, plus unis que les partis arabes, pourraient permettre le come-back de Benyamin Netanyahou.

Un juif ultra-orthodoxe dépose son bulletin dans l'urne à Bnei Brak, près de Tel Aviv, ce mardi matin. AFP/Menahem KahanaUn juif ultra-orthodoxe dépose son bulletin dans l’urne à Bnei Brak, près de Tel Aviv, ce mardi matin. AFP/Menahem Kahana

Les Israéliens appelés aux urnes, encore. Les bureaux de vote ont ouvert ce mardi à 7 heures en Israël (6 heures, heure française), et ils ne fermeront pas avant 22 heures pour permettre une participation maximale des électeurs alors que le résultat est très incertain.

Les 6,8 millions d’électeurs inscrits ont le choix entre une quarantaine de listes et les sondages annoncent un score très serré entre deux camps : celui favorable à un retour au pouvoir de la figure de droite Benyamin Netanyahou, pourtant jugé pour corruption, et celui voulant un maintien aux affaires d’une jeune coalition hétéroclite menée par le centriste Yaïr Lapid.

120 sièges de députés composent la Knesset, et la majorité est attribuée à la proportionnelle. Une liste électorale doit obtenir au moins 3,25 % des voix pour faire son entrée au Parlement avec ainsi un minimum de quatre sièges. Aucun parti n’a jamais obtenu la majorité des sièges, obligeant à la constitution de coalitions, de plus en plus fragiles au fil des années. C’est la cinquième convocation des électeurs en moins de quatre ans.

Un scrutin proportionnel à l’issue toujours incertaine

En décembre 2018, le Premier ministre Benyamin Netanyahou, leader du parti de droite Likoud, détenait un record de longévité au pouvoir malgré une majorité précaire d’un siège au parlement. À la surprise générale, il convoque une élection. Elle se déroule le 9 avril 2019 et donne l’ascendant à la droite mais Netanyahou, sous le coup d’une enquête pour corruption, refuse de céder sa place à l’actuel ministre de la Défense Benny Gantz, et échoue à mettre en place une coalition de gouvernement. Il déclenche une autre élection.

En septembre 2019, le Likoud et le Parti bleu et blanc centriste de Gantz terminent à égalité virtuelle, et pendant des semaines, aucun des deux hommes ne parvient à former un gouvernement, ce qui entraîne une troisième élection.

Deux mois plus tard, Benyamin Netanyahou est inculpé pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois dossiers. Il aurait accordé des faveurs à des magnats des médias en échange de cadeaux et d’une couverture positive de ses actions. Netanyahou nie tout acte répréhensible et affirme être victime d’une chasse aux sorcières politique, qui a touché jusqu’à sa femme.

Les nouvelles élections se déroulent le 2 mars 2020, sous la menace du Covid-19. Elles sont marquées par le score record de 15 sièges des partis arabes israéliens, partis sous une seule bannière. L’impasse politique persiste cependant. Gantz, qui n’est pas parvenu à former son gouvernement accepte de rejoindre une « coalition d’unité d’urgence » avec Netanyahou, pour gérer la crise sanitaire et économique entraînée par la pandémie. L’échec du vote du budget oblige à convoquer une quatrième élection législative.

Des coalitions de gouvernement de plus en plus fragiles

Celle-ci se déroule le 23 mars 2021. Netanyahou ne parvenant pas à former un gouvernement, le président israélien charge ses rivaux centristes d’essayer. Le 2 juin suivant, Yaïr Lapid annonce qu’il a réussi à former un gouvernement. Il devient ministre des Affaires étrangères, partageant le poste de Premier ministre en alternance avec Naftali Bennett. La coalition hétéroclite est constituée de partis de droite, libéraux et arabes, un ensemble fragile.

Moins d’un an plus tard, après des défections, Yaïr Lapid perd sa mince majorité. Il propose de dissoudre le Parlement, menant au scrutin de ce mardi. Qui n’est que la première étape avant une énième tentative pour former une coalition. Cette fois les partis arabes israéliens partent divisés, ce qui pourrait donner l’avantage aux partis ultraorthodoxes et de la droite nationale, les plus à même de pousser au retour de Benyamin Netanyahou.

 

Yaïr Lapid et son épouse Lihi votent à Tel Aviv. AFP/Jack GuezYaïr Lapid et son épouse Lihi votent à Tel Aviv. AFP/Jack Guez AFP or licensors

Avant d’aller voter ce mardi matin, le Premier ministre sortant s’est rendu sur la tombe de son père. « Mon père m’a dit toute sa vie : Souviens-toi que le plus grand miracle qui nous soit arrivé, c’est que les Juifs aient leur propre pays. Je lui ai promis ce matin que nous allons continuer à travailler dur pour assurer l’avenir de ce miracle », a-t-il dit devant la presse qui l’attendait devant son bureau de vote. « Allez voter aujourd’hui pour le futur de nos enfants, pour le futur de notre pays. Votez bien ! », a-t-il demandé.

« C’est un devoir et un grand honneur de pouvoir voter (…) j’espère que nous terminerons cette journée par un grand sourire », a déclaré deux heures plus tard Benjamin Netanyahu en votant à Jérusalem.

 

Benjamin Netanyahu et sa femme Sara ont voté à Jérusalem. AFP/Ronaldo SchemidtBenjamin Netanyahu et sa femme Sara ont voté à Jérusalem. AFP/Ronaldo Schemidt AFP or licensors

JForum avec  YNet, Maariv, fr.timesofisrael.com et www.leparisien.fr
Benyamin Netanyahou à Jerusalem, dans la nuit de mardi à mercredi. — RONEN ZVULUN/REUTERS

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3 Commentaires

  1. Bonsoir,
    Cela me rappelle une maxime footballistique qui n’est plus tout à fait vrai à présent.
    Le football est un jeu qui se joue à 11contre 11 et à la fin c’est l’Allemagne qui gagne !
    Pour Bibi c’est pareil, à la fin et le plus souvent, c’est lui qui gagne !
    Alexpierre.

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