L’Iran et la bombe à retardement au-dessus de sa tête
par le Dr Kfir Tshuva
En théorie des jeux, il existe une stratégie bien connue appelée « bombe à retardement » : une menace d’action destructive contre un adversaire, susceptible de nuire également au joueur menaçant. Le but de la menace n’est pas nécessairement de la mettre à exécution, mais de générer une dissuasion psychologique, c’est-à-dire de transmettre un message suffisamment intimidant pour inciter l’adversaire à reculer, à craindre ou à se rendre, sans nécessiter d’action militaire.
Tant que l’incertitude persiste quant aux intentions du camp menaçant et que la menace est perçue comme crédible, la stratégie peut atteindre son objectif. Il est important de rappeler que la théorie des jeux suppose des joueurs rationnels, c’est-à-dire ceux qui agissent en fonction d’une évaluation calculée des coûts et des bénéfices.
L’Iran a systématiquement adopté la stratégie de la bombe à retardement, établissant sa force de dissuasion grâce à des armes intermédiaires menaçantes comme le Hezbollah et les Houthis. L’un des principaux points de pression qu’il exploite est la menace d’attaques contre les champs pétroliers de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, un acte susceptible de déstabiliser le marché mondial de l’énergie. La simple capacité de l’Iran à perturber l’approvisionnement en pétrole des États du Golfe lui a conféré un avantage stratégique sur ses voisins et l’Occident. Cette menace a conduit à plusieurs reprises à l’arrêt des initiatives militaires de l’Arabie saoudite et des États-Unis, tous deux craignant une conflagration régionale. Pendant un temps, la stratégie a semblé fonctionner.
Une autre menace majeure est la fermeture potentielle du détroit d’Ormuz, une artère maritime cruciale pour le flux pétrolier mondial. Plus de vingt millions de barils de pétrole transitent quotidiennement par ce détroit, soit environ un cinquième de la consommation mondiale. Sa fermeture pourrait entraîner une forte hausse des prix de l’énergie et avoir de vastes répercussions économiques à l’échelle mondiale. Là encore, l’Iran se présente comme capable d’« appuyer sur la gâchette », dissuadant ainsi toute action militaire à son encontre.
Mais la menace est-elle toujours efficace ?
Le problème fondamental est que la concrétisation de ces menaces porterait avant tout préjudice à l’Iran lui-même. Attaquer les champs pétroliers du Golfe pourrait provoquer une riposte conjointe des États-Unis et de la Grande-Bretagne, ainsi que de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Cette riposte pourrait inclure des frappes contre les infrastructures pétrolières, les ports et les routes maritimes iraniens, ce qui pourrait paralyser l’économie iranienne. De plus, une telle riposte susciterait probablement une condamnation sévère et une forte pression de la part de la Chine et de l’Inde, deux puissances mondiales aux besoins pétroliers massifs, fortement tributaires d’un approvisionnement énergétique stable en provenance de la région et qui ne toléreraient pas de perturbations à long terme.
Tout cela se produit alors que la capacité de réaction de l’Iran diminue. Les frappes israéliennes de précision ont endommagé les stocks de missiles, les systèmes de commandement et les drones. Les dommages cumulés ont considérablement réduit la capacité de l’Iran à mettre ses menaces à exécution.
L’exemple le plus flagrant est la frappe directe américaine contre les installations nucléaires iraniennes de Fordow, Natanz et Ispahan, une attaque qui n’a suscité aucune réaction réelle de la part de Téhéran. Malgré de fermes avertissements, l’Iran s’est abstenu de toute action militaire contre les États-Unis ou les États du Golfe : il n’a pas attaqué, n’a pas fermé les détroits et n’a pas procédé à une escalade, sauf contre Israël. Une fois de plus, les paroles sont restées lettre morte.
Cela conduit au dilemme stratégique actuel de l’Iran :
- S’il met ses menaces à exécution, il risque de subir un coup dévastateur qui pourrait compromettre sa propre stabilité.
- Si elle continue à menacer sans agir, elle perdra sa crédibilité.
- Et si elle abandonne complètement ses menaces, elle sera perçue comme faible dans une région où l’honneur et la dissuasion sont des atouts essentiels.
Ainsi, ce qui était autrefois conçu comme une menace astucieuse est devenu un piège.
La bombe à retardement que l’Iran a placée devant le monde tourne désormais au-dessus de sa tête.
L’auteur, le Dr Kfir Tshuva, est un expert en théorie des jeux et professeur d’économie au Ramat-Gan Academic College.
Source: jewishpress.com
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, comme son prédécesseur, feu l’ayatollah Ruhollah Khomeini, n’a pas seulement peur de la mort, il l’accueille comme une expression d’excellence religieuse profonde.
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Si, comme on nous le dit souvent, les mollahs iraniens sont rationnels, alors je crois qu’il faut s’attendre à des surprises importantes provoquées par les changements de la situation militaire et politique.
1er changement: avec la perte de la Syrie, les mollahs iraniens ont perdu le lien géographique qui leur permettait d’alimenter les milices (Hezbollahs et Hamas) contre Israel. Autrement dit, les mollahs sont désormais en confrontation directe avec Israel, un ennemi qui est capable de leur porter des coups puissants qui finiraient par leur faire perdre leur emprise sur l’Iran
2éme changement: avec l’allié chinois qui ne saurait tolérer une rupture de ses approvisionnements en pétrole, les mollahs ont perdu la carte de la guerre des champs de pétrole
3éme changement: les 12 jours de guerre contre Israel ont montré aux mollahs qu’ils ne pouvaient compter sur leurs alliés russes et chinois qui sont restés sagement à l’écart des combats.
Autrement dit, la seule voie qui reste aux mollahs c’est un changement de politique et, peut être même, un renversement des alliances. La guerre, avec l’aide des russes et des chinois, n’a pas été bénéfique aux mollahs, peut être que la paix et le développement économique avec les USA leur permettraient de répondre aux exigences de la population iranienne, de conforter leur pouvoir sur le pays et de jouer un rôle politique plus important dans la région.
Ce sénil homo de Kamenei tremble car ses paroles en l’air lui reviennent comme un boomerang sur la gueule
Mouais, il n’empêche que nos sommes tellement nombreux à ne pas comprendre pourquoi…(brillamment ‘tranché’ par le susnommé Levray du faux) Israël se tire autant de balles dans les pieds.
Partisan du ‘tout s’explique’, je reste tout de même sur ma faim.
Je ne comprends pas pourquoi, Israël, toujours acculé par les pressions mondiales, accepte t-il les accords orchestrés par le Qatar qui est contre lui, par l’Egypte ou la Jordanie qui est tout aussi contre lui mais qui font semblant d’être ses amis, par la France, collabo palestinienne a souhait et qui présente des condoléances a l’Ayatollah pour la perte de ses officiers qui ont très bien fait de mourir ??? Accord ou le Hamas doit donner une chose (a savoir la libération des 50 otages CIVILS morts ou vivants EN TRES MAUVAIS ETAT au compte gouttes) et ou Israël doit apporter plus d’une chose : arrêt des combats, retirer ses armées, ravitailler Gaza, reconstruire Gaza aussi peut être, et libérer des milliers d’assassins palestiniens retenus en détention palace en Israël et en EXCELLENT ETAT. Pourquoi Israël n’impose t-il pas ses conditions directement ? Je continue de bombarder Gaza jusqu’à la libération du dernier otage et je ne libère aucun des assassins palestiniens qui mériteraient même la peine de mort !!!! A Gaza de choisir : rendez moi les 50 otages ou bien crevez sous mes bombardements et ne fanfaronnez pas au point de m’émettre des conditions !!!!! Gaza, tu meurs anéantie ou tu me rends la TOTALITE des otages sans recevoir RIEN D’AUTRE !!!!
Mouais, il n’empêche peut-être que le régime des babouins castrés pourrait avoir une réelle et physique épée de Damocles sur son crâne avec un B2 basé en permanence en Israël, lorsque Trump aura signé l’autorisation pour…On devra alors faire un avis aux amateurs tout aussi dissuadant à leur attention pour une nouvelle aventure qui pourrait bien être plus douloureuse que la 1ére…