L’entrepôt du port naval de Beyrouth, où l’explosion a eu lieu, a-t-il servi de laboratoire terroriste au Hezbollah?

Le fait que l’entrepôt stockait l’inventaire de centaines de sacs d’ammonium confisqués il y a plusieurs années nous amène à rappeler le lien du Hezbollah avec des tonnes de nitrate d’ammonium qu’il a exporté à l’étranger, entre 2012 et 2015, dans le but de fabriquer des explosifs destinés à nuire à des cibles juives et israéliennes.
Le Liban tente toujours de comprendre ce qui a débouché sur l’explosion massive du port de Beyrouth, qui a provoqué un séisme local d’une magnitude de 4,5 sur l’échelle de Richter, une magnitude égale à l’explosion de 400 tonnes de TNT. Naturellement, lorsque l’énorme explosion s’est produite, on a immédiatement soupçonné qu’il s’agissait de l’un des dépôts d’absorption d’armes du Hezbollah qui pourrait être utilisé par les usines de missiles qu’il a installées à Beyrouth comme mélangeur de propulseur essentiel pour améliorer les performances des moteurs de roquettes, dans le cadre du projet de précision des missiles exposé par le Premier ministre Netanyahu et qu’il avait localisé le long de la côte de Beyrouth.

Hier soir, des sources au Liban ont rapporté que l’entrepôt stockait plus de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium qui avaient été confisqués à un cargo et y étaient stockés depuis 2014. Plus tard, une photo correspondant à la configuration de l’entrepôt a été révélée, montrant des travaux de soudure sur l’entrepôt. Nitropril « qui se spécialise dans la fourniture d’explosifs à l’industrie minière ».
Le nitrate d’ammonium est largement utilisé dans l’agriculture comme engrais à haute teneur en azote, mais il est utilisé dans ses propriétés comme oxydant puissant également pour créer des explosifs et des propulseurs pour l’industrie des missileset se retrouve donc dans les restrictions d’importation / exportation pour certains pays.
Le nom de la société (« Nitropril ») est apparu en 2004 lors du dévoilement d’une cellule mondiale du jihad en Australie qui prévoyait de mener une série d’attaques infernales sur un certain nombre de sites à l’aide de glacières contenant des explosifs «nitropril».
Le fait qu’il s’agissait probablement d’une cargaison confisquée il y a plusieurs années, nous a conduit à rappeler une série de révélations durant cette période, liées à l’organisation du Hezbollah et aux laboratoires d’explosifs qu’elle a mis en place à l’étranger, en expédiant des tonnes de nitrate d’ammonium vers les pays de base de la Méditerranée et de l’Asie du Sud.
Les importations en provenance du Brésil peuvent également faire allusion au Hezbollah, à la lumière des activités de contrebande et de blanchiment d’argent qu’il a menées au fil des ans en Amérique du Sud et en particulier dans le triangle frontalier (de Foz de Iguaçu) avec le Brésil (+argentine-Paraguay).
En janvier 2012, Atris Hussein a été arrêté à la périphérie de Bangkok, en Thaïlande, en possession d’un entrepôt contenant 3 tonnes d’engrais chimique (nitrate d’ammonium) destiné, selon l’enquête, à rassembler des charges infernales d’explosifs. Le matériel a été envoyé dans des boîtes de ventilateurs électriques qui ont été introduits en contrebande à Bangkok et étaient destinés aux laboratoires d’explosifs où l’organisation prévoyait d’assembler des explosifs et d’envoyer des menaces aux cibles israéliennes locales et aux pays voisins pour venger la mort du chef d’état-major du Hezbollah, Imad Mourniyeh.
En juillet 2012, Hossam Taleb Yaakov, un citoyen suédois envoyé à Chypre et dans plusieurs autres pays européens pour repérer des cibles israéliennes dans le cadre du même programme, a été arrêté à Limassol.
En juin 2015, la police de Larnaca a arrêté Hussein Bassem Abdullah, un homme de 26 ans d’origine libanaise et également citoyen canadien. Lors de son arrestation, plusieurs tonnes d’engrais chimiques (nitrate d’ammonium) utilisés dans la fabrication d’engins explosifs improvisés ont été retrouvées dans le sous-sol de sa maison. L’enquête a révélé qu’il s’agissait d’un membre du Hezbollah qui avait tenté de mettre en place un laboratoire de préparation de sabotages sur le sol chypriote, qui serait utilisé pour mener une attaque terroriste contre des cibles israéliennes. Avec lui a également été arrêté un citoyen libanais de 62 ans avec un passeport chypriote qui était responsable de l’absorption et du transfert de la même cargaison envoyée du port de Beyrouth au Liban au port de Larnaca, alors qu’elle était transportée dans une cargaison de blocs de glace.
En 2015, les forces de sécurité britanniques ont découvert quatre usines secrètes gérées par le Hezbollah à la périphérie de Londres, avec des tonnes de nitrate d’ammonium pour la production d’explosifs qui avaient été retirés dans des milliers de blocs de glace jetables. On estime que l’enquête à Chypre est ce qui a conduit à l’exposition au Royaume-Uni.
Les cas que nous avons mis en évidence indiquent l’implication directe des procédés du Hezbollah dans la possession et l’utilisation de nitrate d’ammonium à des fins terroristes et il est donc également possible que la même cargaison d’ammonium confisquée au Liban et stockée dans un entrepôt portuaire dès 2014 appartienne à l’origine au Hezbollah, vraisemblablement aux mêmes fins.
L’administration libanaise parle déjà d’un comité spécial qui enquêtera sur l’explosion d’un port de Beyrouth et examinera comment un inventaire de milliers de tonnes de nitrate d’ammonium a été stocké dans le port.
Documentation des sacs d’ammoniac dans un entrepôt du port de Beyrouth:

 

האם המחסן בנמל הימי בביירות, שבו אירע הפיצוץ, שימש את מנגנון הפיגועים של החיזבאללה?

2 Commentaires

  1. AVEC TOUTES CES PREUVES A L’APPUI, CELA N’A PAS DONNE LE MOINDRE SOUPCON
    DU HEZBOLLAH.
    REVEILLEZ-VOUS, LE MONDE DORT.
    ENCORE UN PEU ET LE LIBAN DEVIENDRA PAYS NOMME  » HEZBOLAH »

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