L’ancien chef de l’agence de renseignement, Avi Dichter, a averti que la Russie a l’intention d’avoir une présence à long terme dans la région, selon Reuters.

Dichter, qui préside le comité des affaires étrangères et de la défense d’Israël et a précédemment dirigé l’agence de renseignement Intérieure du Shin Bet, a déclaré que les intérêts russes concernant l’Iran, la Syrie et le Hezbollah sont de plus en plus susceptibles de provoquer des conflits.

« L’écart entre nous et eux est grand et inquiétant », a déclaré Dichter, qui a tenu des réunions de haut niveau à Moscou la semaine dernière.

« La Russie pense et agit comme une superpuissance et comme telle, elle ignore souvent les intérêts israéliens, quand ils ne coïncident pas avec les intérêts russes », a-t-il ajouté. Bien que Moscou apprécie les bonnes  relations qu’il entretient avec Israël et prend ces relations diplomatiques au sérieux, il n’hésitera pas à imposer des décisions qui servent ses intérêts qui toucheront tous les pays du Moyen-Orient, y compris Israël.

Alors que la Russie est de plus en plus impliquée dans le conflit syrien, en luttant pour le compte d’Assad contre les militants sunnites, Israël a cherché à maintenir ouvertes les lignes de communication avec Moscou pour éviter les risques de confrontation accidentelle.

« Les Russes considèrent le Hezbollah positivement, comme étant le laquais de l’Iran, en mission en Syrie et au Liban, (et) ils soutiennent l’activité de la milice chiite en Irak et en Syrie », a déclaré Dichter à propos de Moscou. « La Russie ne voit pas l’Iran et ses mandataires selon le niveau de menace qu’ils posent ou diffusent à l’égard d’Israël », a-t-il déclaré.

Dichter a déclaré que Moscou avait « un sentiment de mépris » envers les pays européens qui avaient évité l’engagement en Syrie.

La principale préoccupation d’Israël est de pouvoir défendre ses frontières contre l’attaque potentielle du Hezbollah, qui dispose d’un important arsenal de missiles, et contre lequel l’état hébreu a été en guerre en 2006. Au cours des deux dernières années, l’artillerie israélienne et les avions de chasse ont mené plusieurs frappes contre des convois d’armes dans le sud de la Syrie dont Israël a dit qu’ils étaient destinés au Hezbollah.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rendu visite au président Vladimir Poutine trois fois cette année et ils s’entretiennent souvent de ces nouveaux développement.

Mais la liberté de mouvement d’Israël dans la région est maintenant plus restreinte en raison de la présence de jets russes et de batteries antiaériennes avancées que Moscou a mises en place.

L’IRAN

Du point de vue d’Israël, l’Iran est la plus grande menace dans la région et fera tout son possible pour se confronter à Israël, soit directement, soit par l’intermédiaire de ses mandataires, le Hezbollah et Assad. La Russie, d’autre part, n’a aucun problème et rien à craindre de ces acteurs régionaux.

« Ils considèrent le Hezbollah positivement comme le laquais de mission de l’Iran en Syrie et au Liban, (et) ils soutiennent l’activité de la milice chiite en Irak et en Syrie », a déclaré Dichter à propos de Moscou.

« La Russie ne voit pas l’Iran et ses mandataires selon le niveau de menace qu’ils posent ou diffusent à l’égard d’Israël », a-t-il déclaré.

Moscou pense qu’Assad devrait rester au pouvoir, que l’Iran est une force stabilisatrice et que l’accord nucléaire que les Etats-Unis ont conclu avec Téhéran a été largement positif, a déclaré Dichter. Les opinions israéliennes sur tous ces sujets sont tout à fait opposées.

Sous le président Barack Obama, les États-Unis se sont en grande partie retirés du Moyen-Orient, permettant à la Russie d’exercer une influence plus large. Il est difficile de savoir comment la politique américaine évoluera sous la présidence de Donald Trump, mais le président élu a d’ores et déjà indiqué qu’il allait aligner plus étroitement la politique américaine sur la Syrie, avec celle de la Russie.

Dichter a en outre pointé que Moscou faisait des plans à long terme dans la région. « La Russie ne revient pas au Moyen-Orient avec de telles capacités militaires, dans les airs et sur les mers seulement pour« les montrer »et ensuite quitter les lieux», a-t-il dit. « Ce nouveau voisin n’est pas venu ici seulement pour louer un appartement, il est venu ici pour construire une villa. »

(Reportage de Christian Lowe et Tatiana Ustinova à Moscou, Écrit par Luke Baker, Jérusalem Éditeur Tom Heneghan) REUTERS

 

3 Commentaires

  1. voir la prophétie sur gog et magog dans le prophète ezchiel.
    ce qui se passe avec la presence russe, se sont les préparatifs. regardez la liste des nations qui s’assemblent:
    on retrouve l’iran (les perses), la turquie (la maison de togarma) etc…
    dieu les amène sur les montagnes d’israel.
    je sais, cela fait peur. mais confiance, l’Eternel est le bouclier d’israel. et sa parole s’accompli.
    amen.

  2. Vivre en paix avec les arabo-musulmans, sunnites ou chiites, est impossible. Ça n’a jamais existé dans l’histoire (l’Andalousie n’est qu’un mythe et de plus ne se trouve pas au Moyen-Orient…) et ça n’existera jamais. Les arabo-musulmans, excités par l’islam, sont intolérants, suprémacistes et dominateurs.
    Et depuis mille ans les mêmes, et le monde musulman dans son ensemble, n’apportent strictement rien à l’humanité sinon de l’obscurantisme, de l’ignorance et de l’ultra violence religieuse.
    Le but final de l’islam est de s’étendre sur la Terre entière et une grande majorité de musulmans, même parmi les plus débonnaires (comme mon marchand de légumes!) sont d’accord avec cette idée. A commencer par l’Europe et l’Afrique qui sont depuis l’origine ses deux cibles prioritaires à l’Ouest. L’Asie étant définitivement trop loin et trop nombreuse.
    Il va bien falloir un jour y mettre un terme si la moitié de l’humanité ne veut pas sombrer dans la médiocrité crasse et la violence endémique qui caractérise le monde sous domination islamique.

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