Le « vishing », cette nouvelle forme d’escroquerie

Le « vishing », cette nouvelle forme d’escroquerie téléphonique, constitue une variante perfide du « phishing », visant à dépouiller les comptes bancaires des victimes. En effet, contrairement au phishing qui se déroule principalement par email, le vishing s’opère par téléphone, avec pour objectif de se faire passer pour un conseiller bancaire légitime afin d’obtenir frauduleusement des informations confidentielles et ainsi détourner des fonds. Cette pratique, en constante évolution, présente des dangers accrus selon les experts.

Selon les statistiques de Cybermalveillance, au cours des six derniers mois, environ 1 500 personnes ont été victimes de ce type d’arnaque. Un témoignage d’une personne du la région parisienne, qui a évité de peu de tomber dans le piège, met en lumière cette tendance grandissante : « Vous recevez un appel d’un prétendu conseiller bancaire du service de lutte contre la fraude, et croyez-moi, cela peut arriver à n’importe qui ! Je parle en connaissance de cause, si vous voyez ce que je veux dire », alerte-t-il sur les réseaux sociaux.

Le stratagème utilisé par les escrocs est particulièrement bien rodé. Ils disposent d’informations personnelles sur leurs victimes, voire même du véritable numéro de leur carte bancaire, ce qui renforce leur crédibilité lorsqu’ils se présentent, par exemple sous le nom de Fabrice, comme l’a souligné le témoin. Les détails fournis semblent si authentiques que la victime ne soupçonne pas la supercherie.

Le modus operandi est souvent similaire, comme l’indique Cybermalveillance : les escrocs se procurent d’abord les coordonnées des victimes sur le darknet, puis les contactent en se faisant passer pour des professionnels de confiance tels que des conseillers bancaires. Ils exploitent ensuite ces informations pour gagner la confiance de leur cible. Une des techniques particulièrement ingénieuses est l’utilisation de la VoIP (voix sur protocole Internet) pour appeler les victimes avec le numéro de leur propre banque, un subterfuge qui les rend encore plus crédibles.

Une fois que la confiance est établie, les escrocs inventent souvent des histoires de transactions frauduleuses pour inciter leurs victimes à divulguer davantage d’informations confidentielles. Ils peuvent également demander à la victime de confirmer ou de bloquer des opérations prétendument suspectes en fournissant des codes reçus par SMS ou en effectuant des actions sur l’application mobile de leur banque. Tout cela dans le but ultime de dérober de l’argent.

Face à cette pression, notre témoin conseille de garder son sang-froid et de ne pas céder aux manipulations du fraudeur. Il est essentiel de contacter soi-même son conseiller bancaire pour vérifier la véracité des informations fournies par l’interlocuteur suspect. Dans tous les cas, une opposition sur la carte bancaire est souvent nécessaire pour éviter tout préjudice financier supplémentaire, comme le souligne le témoin.

pour finir, le vishing représente une menace sérieuse et sophistiquée qui nécessite une vigilance accrue de la part des consommateurs. Il est crucial de rester informé et de partager ces informations pour contrer les tentatives d’escroquerie et protéger ses finances personnelles.

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marc

Faites comme moi
Ne rien faire, jamais, sur le net ou par téléphone, quand il s’agit de mon compte bancaire
Toujours aller à son agence bancaire
C’est le plus simple