People at the beach in Tel Aviv watch the military airshow on Israel's 74th Independence Day, May 5, 2022. Photo by Avshalom Sassoni/Flash90 *** Local Caption *** ??? ??????? ??? ?? ???? ??? ?? ????? ??? ?????

L’année 2022 en Israël en 12 sujets marquants

Politique mouvementée, Ukraine, Accords d’Abraham, pandémie, violences et terrorisme… Un retour sur l’année écoulée, qui permet d’appréhender ce que 2023 nous réserve

L’année 2022 a démarré en Israël et dans le reste du monde avec une question majeure : comment la pandémie de coronavirus et ses conséquences allaient-elles évoluer ?

Ceci maintenant (quasiment) derrière nous et après une multitude d’évènements, le pays s’interroge en cette fin d’année sur son avenir, proche et plus lointain, et sur les débuts de cette nouvelle coalition, souvent décrite comme la « plus à droite du pays ».

115 meurtres dans la communauté arabe

Depuis ces dernières années, la communauté arabe d’Israël connaît une vive recrudescence de la violence.

Le 6 janvier est tué Ammar Hujayrat, 4 ans, dans l’aire de jeux du petit village bédouin du nord de Bir al-Maksur.

L’enfant, présent sur place avec des proches, est mort « sous une grêle de balles » perdues lors d’échanges de tirs soutenus entre criminels arabes.

En 2018, 67 civils arabes ont été tués dans des crimes violents. L’année suivante, ce chiffre est passé à 97 ; en 2020, il était de 113. Et en 2021, il a atteint le triste record de 128 décès.

L’année 2022 comptabilise elle 115 meurtres dans la communauté – le dernier est survenu le 24 décembre, dans une fusillade apparemment criminelle au kibboutz Reim, près de la frontière avec la bande de Gaza.

Depuis longtemps, face à ce phénomène, de nombreuses voix accusent la police, qui n’aurait pas réussi à sévir contre les puissantes organisations criminelles et qui, selon elles, ignore largement les violences, qui comprennent des querelles familiales, des guerres de territoire mafieuses et des violences à l’encontre des femmes.

En cette fin décembre, le nouveau gouvernement de Benjamin Netanyahu a promis dans son programme qu’il « agira pour résoudre le problème de la sécurité personnelle dans la communauté arabe et pour lutter contre la criminalité dans la communauté arabe, tout en encourageant l’éducation, en fournissant des solutions adéquates et appropriées pour les jeunes, et en investissant si nécessaire dans les infrastructures des localités arabes ».

Retour à la normale après la pandémie de coronavirus

Le Premier ministre Yair Lapid se fait vacciner contre le COVID-19 à Tel Aviv, le 11 décembre 2022. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Après une paralysie de nombreux mois en raison de la pandémie de coronavirus, Israël et le reste du monde retrouvent peu à peu fin 2021 et début 2022 leur normalité d’avant mars 2020.

Le 9 janvier, Israël rouvre ainsi ses frontières aux touristes, qui avaient été refermées après une première réouverture en novembre. Le pays met aussi fin à sa « liste rouge » de pays où les Israéliens ne pouvaient voyager en raison de leur nombre de malades.

Puis, le 1er mars, le pays met fin à « l’état d’urgence » sanitaire, et la quasi totalité des règles sanitaires sont abrogées. L’obligation du port de masque en intérieur disparaît peu après, ainsi que les tests COVID obligatoires à l’arrivée dans les aéroports israéliens (à l’exception des voyageurs de Chine).

Selon les derniers chiffres, Israël a comptabilisé 12 023 décès dûs au coronavirus depuis le début de la pandémie (et près de 7 millions dans le monde). Parmi les dernières victimes : le rabbin Chaim Druckman, chef spirituel du parti d’extrême droite HaTzionout HaDatit, décédé il y a quelques jours à l’âge de 90 ans.

Accords d’Abraham : Israël développe ses relations avec les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc

Le président Isaac Herzog rencontre le prince héritier d’Abou Dhabi, le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, à Abu Dhabi, le 30 janvier 2022. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)

Deux ans après la signature des Accords d’Abraham sous l’égide des États-Unis, les relations entre les pays impliqués n’ont cessé de se réchauffer, et ceux-ci ont signé de nombreux accords de coopération, dans différents domaines. Les visites officielles se sont aussi multipliées.

Le 30 janvier, un mois après le Premier ministre Naftali Bennett, Isaac Herzog effectue ainsi la première visite officielle d’un président israélien aux Émirats arabes unis, où il rencontre le prince héritier d’Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, le gouvernement émirati, des chefs d’entreprise et des membres de la communauté juive locale. Il a aussi visité le site de l’Exposition universelle 2020 à Dubaï et son pavillon israélien.

Herzog s’est à nouveau rendu aux Émirats et – pour la première fois – à Bahreïn ce mois de décembre lors d’un voyage de deux jours dans le Golfe.

En février, pour la première visite d’un Premier ministre israélien à Bahreïn, Naftali Bennett rencontre le roi Hamad bin Isa Al Khalifa, de hauts responsables, des hommes d’affaires et des représentants de la communauté juive locale. Les deux pays veulent ainsi étendre leur coopération en termes de commerce, de technologie, d’innovation, et de défense.

Le ministre de la Défense Benny Gantz s’était déjà rendu à Bahreïn quelques jours avant son Premier ministre, où il a signé des accords de sécurité et rencontré de hauts responsables bahreïnis, dont le roi.

Avec le Maroc, les liens se sont aussi renforcés. En ce mois de décembre, une cérémonie à Rabat a célébré les deux ans des accords ; un jumelage entre les villes de Fès et de Kfar Saba a été annoncé ; et de jeunes Israéliens et Marocains ont effectué un voyage les uns chez les autres, parmi d’autres initiatives. Différents accords ont aussi été signés durant l’année.

Avec la Turquie également, les relations, quasiment gelées depuis 2010, se sont grandement réchauffées. En août, les deux pays ont ainsi annoncé la reprise pleine et entière de leurs liens diplomatiques, et le retour de leurs ambassadeurs et consuls généraux.

Durant l’année, le président Isaac Herzog et le ministre de la Défense Benny Gantz ont effectué des visites officielles en Turquie.

Les 27 et 28 mars, un évènement majeur, le Sommet du Néguev, organisé à l’initiative du ministre des Affaires étrangères Yair Lapid, s’est tenu à Sde Boker, où vivait David Ben-Gurion, fondateur de l’État d’Israël, premier Premier ministre de l’État hébreu, là où se trouve aussi sa sépulture.

Les ministres des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Maroc et d’Égypte ont ainsi rejoint Lapid et le secrétaire d’État américain Antony Blinken pour deux jours de réunions.

Chaque pays avait ses propres intérêts et raisons de participer à la réunion. L’un des principaux objectifs de l’évènement était, pour Israël, de présenter au reste du monde un front politique et sécuritaire uni contre l’Iran, alors que la République islamique renégociait son accord nucléaire avec plusieurs puissances mondiales.

À l’issue du sommet, il a été annoncé que celui-ci deviendrait un forum annuel, nommé le Forum du Néguev, comme l’a rappelé le Premier ministre sortant Yair Lapid, précisant que la Jordanie pourrait l’intégrer.

Comment ces liens entre ces pays du Moyen-Orient vont se développer en 2023, alors que le nouveau gouvernement israélien a promis qu’il « s’efforcera de promouvoir la paix avec tous nos voisins » ? La nouvelle coalition risque-t-elle de faire s’éloigner d’Israël les pays signataires des Accords d’Abraham ? Il sera également intéressant de voir comment cette coopération anti-nucléaire iranien va se poursuivre, alors que le nouveau gouvernement israélien a placé dans ses priorités la lutte contre ce programme et dans le rapprochement avec Ryad.

Invasion russe en Ukraine et soutien minimum d’Israël à Kiev

Des manifestants brandissent des pancartes et des drapeaux lors d’une marche de protestation contre l’invasion russe de l’Ukraine, à Tel Aviv, le 26 février 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le président russe Vladimir Poutine annonce lors d’une allocution télévisée surprise le 24 février au petit matin une invasion de l’Ukraine, affirmant vouloir « une démilitarisation et une dénazification de l’Ukraine ». Quelques années après l’annexion de la Crimée par la Russie, en 2014, le plus grave conflit en Europe depuis 1945 est ainsi déclenché.

Deux jours plus tard, des milliers de personnes manifestent à Tel Aviv en soutien à l’Ukraine, contre cette invasion russe. La foule réclame aussi un soutien du gouvernement israélien à Kiev.

Le 5 mars, le Premier ministre Bennett, qui se voit comme un médiateur attendu entre les deux parties, s’envole pour Moscou le jour du Shabbat pour rencontrer Vladimir Poutine. Il s’entretient également par téléphone avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, avant et après la réunion. Ses tentatives de retour au calme restent néanmoins vaines, et la guerre ne montre toujours aucun signe de répit.

Le 20 mars, Volodymyr Zelensky s’adresse à la Knesset via Zoom – un discours retransmis en direct sur grand écran à des milliers de manifestants rassemblés sur la place Habima à Tel Aviv, présents pour exprimer leur soutien à l’Ukraine

Invoquant la mémoire de la Shoah, le dirigeant ukrainien (qui est juif) appelle Israël à apporter un soutien militaire à son pays, et demande à pouvoir bénéficier du système anti-aérien israélien du Dôme de fer. Malgré des demandes répétées, Israël n’y répond pas favorablement, se limitant à une aide humanitaire – en grande partie pour ne pas s’attirer les foudres de la Russie, qui contrôle une grande partie du ciel syrien, aux portes d’Israël. Les relations entre Israël et l’Ukraine se tendent alors.

Ces dernières semaines, dix mois après le début des combats, la Russie a subi une série de revers humiliants sur le terrain, en Ukraine. Mais Poutine continue de tenir un discours ferme, déclarant il y a peu que la Russie allait continuer à développer son potentiel militaire et la préparation au combat de ses forces nucléaires.

Avec la victoire de Netanyahu, les deux dirigeants ont déclaré vouloir continuer à renforcer la coopération avec l’État hébreu. Le nouveau Premier ministre israélien accèdera-t-il à la demande de Zelensky ? Rien n’est moins sûr. Servira-t-il alors de médiateur entre Kiev et Moscou ?

Décès du rabbin ultra-orthodoxe Haim Kanievsky

Le 18 mars, le rabbin haredi Chaïm Kanievsky, figure d’autorité de la communauté ultra-orthodoxe lituanienne, descendant de dynasties rabbiniques et connu pour son étude élitaire du Talmud, décède chez lui à l’âge de 94 ans.

Deux jours plus tard, des centaines de milliers de personnes assistent à ses funérailles, paralysant le centre d’Israël – l’un des enterrements les plus grands de l’histoire d’Israël.

Des milliers de personnes, y compris de l’étranger, venaient dans sa modeste maison de Bnei Brak pour solliciter ses décisions sur la loi religieuse, ses conseils ou simplement une bénédiction. Plus localement, des personnalités publiques de premier plan, parmi lesquelles des hommes politiques, lui rendaient visite pour des entretiens, en particulier lors d’événements nationaux majeurs, tels que des élections ou, plus récemment, l’épidémie de coronavirus.

Kanievsky, connu pour ses réponses brèves, était célèbre pour ses bénédictions sous la forme d’une phrase de deux syllabes « Boo’ah », mot formé à partir des initiales de la phrase hébraïque signifiant « Bénédictions et succès ».

Il s’est aligné sur la faction politique ultra-orthodoxe Degel Hatorah (qui fait partie de Yahadout HaTorah), bien qu’il ait refusé de devenir membre de son conseil spirituel directeur.

Kanievsky a publié plus d’une dizaine de livres sur la loi juive traditionnelle et la prière. Parmi ses œuvres les plus marquantes figure Derekh HaEmounah (Chemin de la foi) qui traite des commandements religieux spécifiquement liés à la vie en terre d’Israël.

Certains de ses jugements ont fait la Une des journaux lorsqu’ils abordaient des sujets pertinents pour la vie des ultra-orthodoxes dans la société israélienne moderne.

Espérons que 2023 ne verra pas le départ de d’autres « géants de la Torah ».

L’astronaute israélien Eytan Stibbe célèbre Pessah dans l’espace

L’Israélien Eytan Stibbe entre dans la Station spatiale internationale, le 9 avril 2022. (Crédit : Capture d’écran/SpaceX)

Les Hébreux ont quitté l’Egypte, Eytan Stibbe a lui quitté la Terre pour l’espace.

Le 8 avril, l’ancien pilote de chasse israélien participe à la première mission spatiale complètement privée. Composée de trois hommes d’affaires et d’un ancien astronaute partis à bord d’une fusée de SpaceX, ils ont passé plus de deux semaines dans la Station spatiale internationale.

Lors d’une cérémonie accueillant les nouveaux astronautes sur la station, Stibbe, l’homme d’affaires israélien qui a payé 55 millions de dollars pour se retrouver là, a prononcé quelques mots en hébreu.

« C’est la première fois qu’il est possible de parler hébreu ici », s’est-il amusé. « Nous formons un groupe de travail qui collaborera ensemble, nous allons nous aider les uns et les autres à atteindre nos objectifs. Chacun d’entre nous a un plan de travail complet ».

Les quatre hommes avaient en effet un programme bien rempli, avec quelque 35 expériences sur le vieillissement, la santé cardiaque ou encore les cellules souches – ce qui leur a permis de ne pas être considérés comme des « touristes » spatiaux. Certaines de ces expériences avaient été commandées à Stibbe par des universités et des start-ups israéliennes.

Alors qu’il s’apprêtait à fêter Pessah dans l’espace, il avait ramené avec lui un verre à vin, de la matzah et des provisions de Pessah, fournies par la synagogue Habad of the Space & Treasures coasts, en Floride.

Stibbe n’était pas le premier à célébrer la fête dans l’espace. En 2008, l’astronaute de la NASA Garrett Reisman, le premier astronaute juif à vivre sur la station spatiale, l’avait déjà célébrée dans ce laboratoire en orbite. En comptant Stibbe, son collègue astronaute privé Jared Isaacman et l’acteur William Shatner, qui ont tous deux effectué un vol suborbital en 2021, 19 Juifs sont allés dans l’espace à ce jour.

Durant sa mission, il s’est entretenu avec le président Isaac Herzog par vidéoconférence.

« Regarder le ciel et savoir qu’un représentant israélien, un représentant de l’humanité et aussi du peuple juif travaille à bord de la SSI, lit des poèmes en hébreu et mène des dizaines d’expériences fascinantes, est certainement un moment important », a notamment déclaré Herzog.

Lors de l’appel, l’astronaute a montré le cadeau que lui a offert M. Herzog avant son voyage dans l’espace : un cube en verre portant la Prière pour le bien-être de l’État d’Israël, écrite de la main du grand-père du président, Isaac Halevi Herzog, premier grand rabbin d’Israël. Le spationaute israélien a ensuite lâché le cube, le laissant flotter en apesanteur et lisant une partie de la prière.

Il avait également emporté avec lui un autre artefact juif, une pièce de monnaie ancienne frappée lors de la révolte de Bar Kochba et récemment découverte dans une grotte du désert de Judée.

À son retour, Herzog a écrit sur Twitter : « Bienvenue sur Terre, astronaute israélien Eytan Stibbe ! Un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’État d’Israël et la mission spatiale de l’humanité. »

Stibbe était le deuxième Israélien à atteindre la station.

Le tout premier astronaute israélien, Ilan Ramon, est mort en 2003 quand la navette spatiale Colombia s’est désintégrée alors qu’elle re-rentrait dans l’atmosphère, entraînant la mort des sept membres d’équipage. Des membres de la famille de Ramon étaient présents lorsque l’annonce du vol de Stibbe a été faite pour la première fois en 2020, et ils étaient aussi là lors du décollage de Stibbe à Orlando.

Stibbe a rendu hommage à Ramon pendant la mission. Il a amené avec lui des pages du journal intime que Ramon avait écrit dans l’espace et qui ont été retrouvées, ainsi que des notes de ses enfants.

Départ de Naftali Bennett et Yair Lapid et retour de Benjamin Netanyahu au pouvoir

Le Premier ministre sortant Naftali Bennett, à gauche, et le Premier ministre Yair Lapid à la Knesset après l’adoption du projet de loi de dissolution du parlement, le 30 juin 2022. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

Après plusieurs mois de dysfonctionnement et le départ de plusieurs députés, la coalition hétéroclite du Premier ministre Naftali Bennett et du Premier ministre d’alternance Yair Lapid prend fin un an après son arrivée au pouvoir. Lapid est nommé pour remplacer Bennett jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement.

Le 30 juin, la Knesset vote sa dissolution, et programme de nouvelles élections, les cinquièmes en moins de quatre ans, au 1er novembre.

Celles-ci voient la victoire du bloc de droite, mené par l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu. Nommé pour former la prochaine coalition, il lui aura fallu près de deux mois pour négocier avec les partis de droite, d’extrême droite et ultra-orthodoxes pour qu’ils rejoignent officiellement son camp.

Le 29 décembre, le 37e gouvernement prête serment devant la Knesset, et Benjamin Netanyahu redevient officiellement Premier ministre pour diriger son sixième gouvernement.

« Nous avons quatre missions principales : contrecarrer les efforts de l’Iran pour se doter d’un arsenal nucléaire, ramener la sécurité et la souveraineté à l’intérieur d’Israël, lutter contre la cherté de la vie et des logements, et élargir le cercle de la paix », en normalisant les relations avec d’autres pays arabes, a-t-il déclaré lors de son premier Conseil des ministres.

« Nous sommes un gouvernement uni, partageant les mêmes objectifs et la même vision alors maintenant : en avant et au travail ! », a-t-il ajouté lors de cette réunion, tout sourire aux côtés de ses alliés politiques.

En ce début 2023, tous les yeux seront fixés vers les débuts de ce nouveau gouvernement ancré à droite, qui pourrait provoquer une plus large division entre les Israéliens modernes et laïcs et ceux religieux et conservateurs, et une mise à l’écart des minorités.

Visite du président américain Joe Biden en Israël

Le président américain Joe Biden effectue son premier voyage présidentiel au Moyen-Orient en ce mois de juillet. Les discussions se concentrent particulièrement sur l’Iran et son programme nucléaire.

Le 13 juillet, il atterrit ainsi à Tel Aviv, où l’armée israélienne lui fait, dès son arrivée, une démonstration de ses technologies, incluant le système du Dôme de fer et un laser anti-drones.

Le même jour, le président américain se rend au musée de la Shoah de Yad Vashem à Jérusalem. Lors de sa visite, il a rendu hommage aux victimes du génocide en ravivant la Flamme éternelle dans la salle du souvenir et échangé longuement avec deux survivantes – un moment fort en émotions.

Biden était accompagné, pendant la cérémonie, par le président Isaac Herzog, le Premier ministre Yair Lapid, le ministre de la Défense Benny Gantz, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken et le conseiller à la sécurité nationale américain Jake Sullivan. Le rabbin Israel Meir Lau, président du Conseil de Yad Vashem et survivant de la Shoah, et le président de Yad Vashem Dani Dayan étaient également présents.

Lors de sa visite, il a aussi participé à la cérémonie d’ouverture des Maccabiades sportives, les Jeux olympiques juifs ; s’est vu remettre la médaille d’honneur présidentielle israélienne ; a visité un hôpital de Jérusalem-Est qui prend en charge des Palestiniens ; et s’est entretenu avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Bethléem.

Le président Biden et le Premier ministre Lapid ont également assisté en visio à la première réunion du forum I2U2, avec le président des Émirats arabes unis, Mohammed bin Zayed Al Nahyan, et le Premier ministre indien, Narendra Modi. Lors de cette conférence à distance, les quatre pays ont convenu de collaborer davantage sur des questions telles que la sécurité alimentaire, l’énergie propre, la technologie et le commerce, et ont réaffirmé leur soutien aux accords d’Abraham.

Joe Biden, vétéran de la scène politique américaine, avait visité pour la première fois Israël en 1973, quand ce pays était, sous la houlette de Golda Meir, un allié de l’Iran du Shah. Il s’agissait en juillet de son dixième voyage dans le pays.

Le voyage de Biden en Israël avait été précédé en 2021 d’une visite du Premier ministre Naftali Bennett à Washington. Il a été suivi de la venue du président Isaac Herzog à la Maison-Blanche le 26 octobre dernier.

Après Israël, le président américain s’est directement rendu en Arabie saoudite, traçant un trait d’union symbolique entre les deux pays en effectuant un vol direct inédit Tel Aviv-Jeddah, rappelant la perspective, encore bien hypothétique, d’une normalisation entre l’Arabie saoudite et Israël.

Là-bas, il a rencontré le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, avec lequel les relations étaient plus que tendues en raison de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018, et le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed.

Cette semaine, Joe Biden a félicité Benjamin Netanyahu pour son retour à la tête du gouvernement israélien, qualifiant le Premier ministre nouvellement investi d’ « ami depuis des décennies ».

« Les États-Unis continueront de soutenir une solution à deux États et à s’opposer aux politiques qui menacent la viabilité ou contredisent nos intérêts et valeurs partagés », a également déclaré Joe Biden dans un communiqué de la Maison Blanche.

2023 permettra sans doute à ces « amis depuis des décennies » de se retrouver, pour le meilleur et pour le pire, alors que les relations entre les deux alliés pourraient se dégrader si le nouveau gouvernement met en œuvre certaines de ses politiques qui sont loin de plaire à la communauté juive locale.

Opération Aube : Des frappes aériennes préventives à Gaza

Des roquettes palestiniennes sont tirées depuis la ville de Gaza en représailles à de précédentes frappes aériennes israéliennes, le 5 août 2022. (Crédit : Mahmud Hams / AFP)

L’armée israélienne lance le 5 août sur la bande de Gaza des frappes aériennes sur fond de craintes d’attaques en provenance de l’enclave palestinienne après l’arrestation peu avant du chef du Jihad islamique palestinien en Cisjordanie, Bassem Saadi. Quelques heures plus tôt, le ministre de la Défense, Benny Gantz, avait aussi averti le Jihad islamique palestinien qu’Israël prendrait des mesures si le groupe terroriste ne revenait pas sur ses intentions de mener des attaques contre le pays.

L’opération Aube démarre ainsi par l’élimination de Tayseer Jabari, chef militaire du mouvement du Jihad islamique. D’autres commandants du groupe terroriste sont par la suite tués.

Le Jihad islamique répond par le lancement d’environ 1 175 roquettes vers Israël – 200 d’entre elles sont tombées dans la bande de Gaza, plus de 380 auraient été interceptées par le Dôme de fer, et les autres sont tombées dans des zones non habitées. Plusieurs Israéliens sont blessés par des éclats d’obus, dont deux soldats. Des dizaines d’autres personnes ont été prises en charge pour des troubles anxieux ou des blessures subies alors qu’elles couraient vers des abris.

Après trois jours de combat, un cessez-le-feu négocié sous les auspices de l’Égypte entre en vigueur.

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le groupe terroriste du Hamas (qui n’a pas pris part à ce conflit), a déclaré que 49 Palestiniens avaient été tués, dont 36 civils (parmi lesquels 16 enfants et 4 femmes). 14 de ces civils auraient été tués par des roquettes palestiniennes qui sont retombées dans l’enclave.

Israël a répondu en affirmant que la plupart des personnes tuées appartenaient au groupe terroriste du Jihad islamique, et Tsahal a présenté des preuves vidéo indiquant que certains civils avaient été tuées par une roquette du Jihad islamique qui a atterri dans la bande de Gaza, alors que les médias palestiniens affirmaient qu’il s’agissait d’une frappe israélienne. Le Jihad islamique a reconnu la mort de 12 des membres de sa branche armée, dont deux de ses principaux commandants à Gaza.

L’armée israélienne estime avoir infligé des dommages « importants » au groupe terroriste du Jihad islamique, détruisant des infrastructures importantes et éliminant ses hauts gradés.

Au total, Tsahal a frappé 170 cibles au moyen d’avions de combat, de drones armés, d’hélicoptères de combat et d’éléments d’artillerie, précise le débriefing de l’armée.

Ont été pris pour cibles 17 postes d’observation (dont six occupés par des membres du Jihad islamique palestinien), 45 sites de lancement de roquettes et mortiers, huit camps militaires, huit caches d’armes, six installations de production d’armes, trois cibles liées à la force navale du Jihad islamique palestinien et un « tunnel d’attaque ».

Signature d’un accord maritime « historique » entre Israël et le Liban

Un bateau lance-missiles israélien de classe 4.5 Saar surveillant le navire flottant de production, de stockage et de déchargement Energean sur le champ gazier de Karish, le 2 juillet 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Des responsables israéliens et libanais signent le 27 octobre sous l’égide des États-Unis un accord sur leurs frontières maritimes.

Celui-ci met fin à un conflit de longue date sur ces lignes, assure la répartition de précieux gisements gaziers offshore en Méditerranée orientale et réduit la tension entre les deux pays.

En vertu de l’accord, le champ offshore de Karish se situe entièrement dans les eaux israéliennes.

Le Liban pour sa part aura tous les droits d’exploration et d’exploitation du champ de Cana, situé plus au nord-est, dont une partie se situe dans les eaux territoriales d’Israël. Mais « Israël sera rémunéré » par la firme exploitant Cana « pour ses droits sur d’éventuels gisements », selon le texte.

Yair Lapid et le président libanais ont chacun de leur côté signé l’accord, puis les deux pays ont procédé à un échange de lettres de manière séparée qui a marqué la conclusion formelle de l’accord, lors d’une cérémonie au siège de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dans la localité frontalière libanaise de Naqoura.

Le président américain Joe Biden a félicité les deux pays, techniquement en état de guerre, pour la « conclusion officielle » de cet accord, une « percée historique », après des mois de négociations ardues par l’entremise des États-Unis.

Le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a lui déclaré qu’il croyait « fortement » que l’accord pouvait promouvoir la stabilité dans la région et créer « une prospérité accrue pour les peuples libanais et israélien ».

Le puissant groupe terroriste du Hezbollah pro-iranien a pour sa part salué une « très grande victoire pour le Liban » et annoncé qu’il mettait fin à ses mesures militaires « exceptionnelles » de ces derniers mois qui avaient laissé Israël sur le qui-vive.

Le Premier ministre israélien Yair Lapid a affirmé que cet accord constituait une « reconnaissance » de fait de l’État juif par Beyrouth. Mais le président libanais Michel Aoun, allié du Hezbollah, a estimé que l’accord n’avait aucune « dimension politique », et le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a assuré que l’accord ne constituait pas « une reconnaissance » d’Israël. Dans un tweet, le président Aoun a expliqué qu’il s’agissait d’un accord purement « technique », sans aucune « dimension politique » ni « conséquences qui contredisent la politique étrangère du Liban ».

Farouche opposant de l’accord, Benjamin Netanyahu avait promis de le « neutraliser » s’il était de retour au pouvoir, affirmant qu’il était « illégal ». Ne se sentant pas tenu de le respecter, il pourrait ainsi revenir en cette nouvelle année sur ses termes et ses clauses. Cependant, au moment des négociations, l’envoyé américain en Israël, Thomas Nides, avait précisé que Netanyahu avait tenté de négocier avec les mêmes clauses.

Israël souligne son engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique à la COP27

Le président Isaac Herzog s’adresse à une session plénière des dirigeants lors de la conférence sur le climat COP27 de l’ONU à Sharm el Sheikh, en Égypte, le 7 novembre 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le Moyen-Orient est au bord de la catastrophe climatique, mais Israël est prêt à mener l’effort vers la résilience climatique dans la région, déclare le 7 novembre le président Isaac Herzog aux dirigeants mondiaux lors de la conférence sur le climat COP27 de l’ONU dans la station balnéaire égyptienne de Sharm el-Sheikh.

Herzog a été accueilli à son arrivée par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Il a ensuite rencontré les dirigeants du Maroc, du Tchad, de la Finlande, de la République tchèque, de la Belgique, de la République démocratique du Congo, de la Norvège, du Royaume-Uni et des Émirats arabes unis, a rapporté son bureau.

Israël inaugurait lors de cet évènement son tout premier pavillon à une COP.

L’année dernière, l’ancien-Premier ministre Naftali Bennett s’était engagé en faveur d’un objectif zéro émission de gaz à effet de serre pour Israël à l’horizon 2050 – une législation qui n’a pas été votée. Aujourd’hui, seulement 8,5 % de l’énergie consommée en Israël provient d’énergies renouvelables.

Selon une étude, le Moyen-Orient se réchauffe à un rythme quasiment deux fois supérieur à celui de la moyenne mondiale avec des effets potentiellement dévastateurs pour ses habitants et ses économies.

En conséquence, les plus de 400 millions d’habitants de la région risquent d’être confrontés à des vagues de chaleur extrêmes, à des sécheresses prolongées et à une élévation du niveau de la mer.

En l’absence de changements immédiats, la région devrait se réchauffer de cinq degrés Celsius d’ici la fin du siècle, ce qui pourrait dépasser les « seuils critiques d’adaptabilité des humains » dans certains pays, avertit l’étude.

Selon celle-ci, ce sont « pratiquement tous » les domaines de la vie qui seront « gravement affectés » par des climats plus chauds et plus secs. Cela contribuera potentiellement à une augmentation du taux de mortalité et exacerbera les « inégalités entre les populations aisées et les plus pauvres » de la région.

Selon le Met Office, service national britannique de météorologie, l’année 2023 sera « l’une des plus chaudes jamais enregistrées sur Terre ».

Le nouveau gouvernement Netanyahu s’est engagé à agir pour « protéger l’environnement en Israël, pour améliorer la qualité de vie des résidents du pays, et pour qu’Israël contribue à l’effort mondial sur les questions climatiques et environnementales ».

27 civils israéliens et étrangers tués cette année dans des attaques terroristes en Israël et Cisjordanie

La police et les secouristes sur les lieux d’une fusillade dans la rue Dizengoff, dans

2022 est l’année la plus meurtrière pour les Israéliens et les Palestiniens depuis de nombreuses années.

Selon les données de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, 27 civils israéliens et étrangers ont été tués dans des attentats terroristes commis par des terroristes palestiniens ou arabes israéliens en Israël ou en Cisjordanie depuis le début de l’année.

Trois autres soldats ont été tués dans des attaques dirigées contre des troupes, et un commando de police a été tué lors d’affrontements avec des tireurs palestiniens dans une opération en Cisjordanie.

Selon les données du Shin Bet, plus de 129 personnes ont été blessées dans des attentats cette année.

Tsahal a enregistré environ 300 fusillades ou tentatives de fusillades contre des civils et soldats israéliens en Cisjordanie cette année, contre seulement 91 l’année dernière.

Parallèlement, le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne a fait état jusqu’à présent de 167 décès de Palestiniens dus à des tirs israéliens en Cisjordanie cette année, en faisant le bilan le plus lourd depuis 2006, année où 220 Palestiniens avaient été tués en Cisjordanie. L’armée israélienne, qui a indiqué un chiffre légèrement inférieur cette année (151), affirme que l’écrasante majorité des personnes tuées avaient mené des attentats ou affronté les forces de sécurité.

Au printemps, une vague de terrorisme a touché Israël, faisant 18 morts et des dizaines de blessés entre fin mars et début mai. Celle-ci est survenue sur fond d’effervescence religieuse et nationaliste musulmanes à l’occasion du mois de Ramadan, en avril, et de tensions liées au status quo sur le mont du Temple, à Jérusalem.

Le 22 mars, un ancien détenu pour terrorisme tue quatre personnes dans une attaque à la voiture-bélier et à l’arme blanche dans un centre commercial en plein air à Beer Sheva – l’attaque terroriste la plus meurtrière en Israël depuis juin 2016. L’assaillant, un Arabe israélien soutien du groupe État islamique, a été abattu par un passant. Les victimes sont une employée de station-service, un rabbin Habad et deux autres civils.

Cinq jours plus tard, à Hadera, deux autres Arabes israéliens eux aussi affiliés à l’État islamique tuent deux policiers – l’une des victimes, Shirel Aboukrat, 19 ans, était Franco-israélienne. Les terroristes sont tués par les forces de sécurité.

Puis, le 29 mars, nouvelle attaque d’ampleur : un Palestinien, ensuite abattu, tue cinq personnes à Bnei Brak. Les victimes sont deux pères de famille, un policier et deux travailleurs étrangers ukrainiens.

À nouveau, le 7 avril, un Palestinien mène une fusillade terroriste dans la rue Dizengoff, notamment sur la terrasse d’un bar, au cœur de Tel Aviv, tuant trois jeunes hommes civils. L’assaillant a été retrouvé et tué peu après par la police.

Le 30 avril, un gardien de sécurité israélien est tué en protégeant sa fiancée à l’entrée de l’implantation d’Ariel, en Cisjordanie. Deux Palestiniens ont été arrêtés par les forces israéliennes peu après, et le Hamas a revendiqué l’attaque – le groupe terroriste de Gaza salue souvent mais revendique peu les attentats commis contre des Israéliens.

Le 5 mai, jour de l’Indépendance d’Israël, dans la ville ultra-orthodoxe d’Elad, deux terroristes palestiniens attaquent des passants avec des haches, faisant trois morts, trois pères de famille qui ont laissé derrière eux 16 orphelins. Les deux assaillants ont ensuite été arrêtés.

Suite à ces attaques, l’armée a intensifié ses activités en Cisjordanie afin de tenter de réprimer la spirale de la violence. Les raids qui ont suivi ces opérations ont déclenché des affrontements qui ont fait plusieurs dizaines de morts parmi les Palestiniens, dont beaucoup avaient pris part aux affrontements, tandis que d’autres semblaient être des civils non impliqués.

Parmi ces morts : celle de Shireen Abu Akleh, journaliste américano-palestinienne d’Al Jazeera, tuée le 11 mai dans le camp de réfugiés de Jénine alors qu’elle couvrait un raid israélien. Figure du journalisme arabe, présente à l’antenne depuis 25 ans, au moins 10 000 personnes ont participé à ses funérailles, émaillées d’émeutes, dans la Vieille Ville de Jérusalem. Selon l’enquête de l’armée israélienne, il y a « une forte possibilité que Mme Abu Akleh ait été touchée accidentellement par un tir de l’armée israélienne qui visait des suspects identifiés comme des hommes armés palestiniens ». La famille d’Abu Akleh, qui soutient que des preuves corroborent l’idée que la journaliste a été « délibérément visée », a depuis déposé plainte devant la Cour pénale internationale.

En cette fin d’année, d’autres attaques ont été menées : le 15 novembre, un Palestinien tue trois civils israéliens, des pères de famille, dans des attaques au couteau et à la voiture-bélier menées dans l’implantation d’Ariel, en Cisjordanie. Le terroriste a été abattu par les forces de sécurité et des civils armés.

Puis, le 23 novembre, un Palestinien de Jérusalem-Est, affilié au groupe terroriste État islamique, fait exploser des bombes à deux arrêts de bus situés à proximité des entrées de Jérusalem, tuant deux civils, dont un jeune de 16 ans. Il a depuis été arrêté et placé en détention.

Le Premier ministre le plus pérenne d’Israël et son gouvernement ont déjà souligné qu’ils « encourageraient et développeraient l’expansion de la présence juive dans toutes les parties de la Terre d’Israël » et qu’ils « renforceraient le statut de Jérusalem ».

Lors de l’opération militaire de mai 2021, quelques jours avant de quitter son poste à la tête du pays, Netanyahu avait promis que tout tir de roquette depuis Gaza se heurterait à « un tout nouveau niveau de force ». Aura-t-il l’occasion de mettre en œuvre cette lointaine promesse, risquant le déclenchement d’une guerre majeure dans la région ?

Si Yoav Gallant, député du Likud, ancien général de Tsahal, a été nommé au poste de ministre de la Défense, il compte au sein du ministère et à ses côtés Bezalel Smotrich, du parti ultra-nationaliste HaTzionout HaDatit, qui soutient la souveraineté israélienne sur toute la Cisjordanie sans accorder de droits égaux pour les Palestiniens. Outre son poste de ministre des Finances en rotation, l’extrémiste s’est ainsi vu accorder une autorité étendue sur les affaires civiles des implantations juives et des Palestiniens dans le territoire. Itamar Ben Gvir, chef du parti idéologiquement similaire Otzma Yehudit, s’est quant à lui vu confier le rôle de ministre de la Sécurité nationale, avec une autorité sans précédent sur la police, notamment sur la police des frontières, qui opère en Cisjordanie.

Source : fr.timesofisrael.com Extraits

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