Israeli security and rescue personnels work by the entrance to a restaurant following an incident in Tel Aviv, Israel April 7, 2022. REUTERS/Moti Milrod ISRAEL OUT. NO COMMERCIAL OR EDITORIAL SALES IN ISRAEL. NO RESALES. NO ARCHIVES

« La voix est celle du Djihad islamique, les mains sont iraniennes »

Le journaliste Ephraïm Ganor publie dans Maariv une analyse sur le phénomène constaté lors des derniers attentats en Israël: ils ont été perpétrés par des terroristes issus du Djihad islamique et originaires de Djénine.

Il s’interroge sur ce qui a bien pu transformer la Judée-Samarie en centre du terrorisme actuel alors que la bande de Gaza reste calme.

Il balaye, dans un premier temps, l’argument économique. Il est courant d’entendre que les Palestiniens se radicalisent parce qu’ils vivent dans la misère et soumis à l’autorité israélienne. Ganor décrit la situation économique des Palestiniens de Djénine et elle est loin d’être catastrophique.

Djénine jouit d’une croissance économique dans les domaines commercial, industriel et agricole. Le passage de Gilboa permet à près de 20000 Arabes israéliens de s’y rendre chaque semaine pour y faire leurs courses, les prix y étant moins élevés. L’année dernière, environ un million de véhicules israéliens sont passés par le barrage de Gilboa et des dizaines de camions de marchandises, chargés de fruits et légumes sont entrés en Israël depuis Djénine.

Parallèlement, 10000 ouvriers palestiniens possèdent un permis de travail en Israël. Il n’y a pas longtemps, une université a même été ouverte à Djénine,  »l’université arabe américaine », en partenariat avec des établissements académiques américains. Elle enregistre de bons résultats.

On est donc loin des théories selon lesquelles la détresse économique serait un catalyseur du terrorisme.

D’après le journaliste, ce qui se passe en Judée-Samarie, dans les villages palestiniens, n’est autre que l’oeuvre de l’Iran. Le Djihad islamique serait télécommandé par Téhéran. Les Iraniens ont compris, ces dernières années, que la meilleure façon de se venger des opérations israéliennes en Syrie ou même sur leur territoire était de créer un réseau terroriste au cœur de l’Etat d’Israël.

Le centre de commandement du Djihad islamique se trouve à Damas. Sa lente et silencieuse progression au nord de la Samarie a réussi à passer sous les radars du Shabak pour tout ce qui concerne son infiltration au sein du Fatah et de l’Autorité palestinienne en Samarie. Le mouvement sert les intérêts iraniens, avec pour objectif de créer la terreur au coeur d’Israël.

Ephraïm Ganor conclut:  »Les derniers attentats en Israël sont certes le fait du Djihad islamique, la voix est celle du Djihad islamique mais les mains sont iraniennes ».

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