La Ville de Stains est convoquée au tribunal administratif de Montreuil ce vendredi matin pour avoir apposé sur le fronton de la Mairie, une banderole en soutien au terroriste franco-palestinien Salah Hamouri.

“Nous avons appris notre convocation en référé devant le Tribunal Administratif, une convocation qui fait suite à la requête du Préfet de la Seine-Saint-Denis. Ce dernier souhaite obtenir ainsi le retrait de la banderole demandant la libération de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, incarcéré abusivement par Israël depuis le 23 août 2017, sous le régime de la détention administrative”, a dénoncé dans un communiqué Azzédine Taibi, Maire de Stains.

“Le Préfet de la Seine-Saint-Denis réagit systématiquement lorsqu’il s’agit de notre soutien à la lutte pacifiste des palestiniens subissant la colonisation et l’occupation. En effet, après avoir assigné la ville au Tribunal Administratif pour le retrait de la banderole de soutien à Marwan Barghouti, le Préfet remet en cause notre vœu faisant Fadwa Barghouti, citoyenne d’honneur de la ville de Stains et nous demande maintenant le retrait de la banderole en soutien à Salah Hamouri. Une situation étonnante lorsque l’on sait que de nombreuses villes ont voté des motions en soutien à Salah Hamouri sans avoir, à notre connaissance, été inquiétées. Un positionnement qui semble dogmatique et ne tient pas compte des valeurs d’humanisme et de solidarité qui caractérisent la France ; une prise de position bien loin également, et cela est fort étonnant, de celle du gouvernement et du Président de la République, qui se sont exprimés en faveur de la libération de notre concitoyen”, poursuit-il.

Mi-janvier, l’Élysée a informé les organisations anti-israéliennes du soutien du président Macron à la libération du terroriste franco-palestinien.

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, le membre de l’organisation terroriste du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), arrêté le 13 mars 2005, a été reconnu coupable en 2008 par un tribunal militaire israélien de projet d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef, le défunt dirigeant spirituel du parti ultra-orthodoxe Shass.

Transféré à la prison de Shata quelques semaines avant sa libération, il a été libéré le 18 décembre 2011 de manière anticipée dans le cadre d’une libération de 1 027 prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit, grâce aux pressions de Nicolas Sarkozy sur l’ancien Grand rabbin d’Israël.

Fin août, le Franco-palestinien a de nouveau été arrêté par les forces de l’ordre israéliennes à son domicile de Jérusalem.

Éric Hazan 

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