La purge réalisée en Arabie Saoudite révèle l’ampleur de l’opposition à la politique menée par le Prince.

En procédant à une purge des princes les plus puissants du royaume, le Prince héritier Muhammad fait un pari sur sa survie politique et celle de son programme ambitieux de réformes politiques.

En un seul jour, ce samedi 4 novembre, le Moyen-Orient a entrepris une série très rapide d’événements qui changent entièrement la donne préalable. l’homme politique sunnite Saad Hariri a démissionné de son poste de Premier Ministre libanais et fui son pays vers Riyad, à la suite d’une conspiration irano-hezbollahie visant à l’assassiner. Et, avant que l’atmosphère de cet événement ne retombe à travers toute la région, l’homme fort saoudien, le Prince couronné Muhammad bin Sultan a mené une purge massive, limogeant des centaines de princes, d’anciens ministres et de généraux et les envoyant en prison,  jusqu’aux opposants les plus hauts-placés dans les sphères militaires, financières et politiques.

Le fils de l’ancien roi, le Prince Mitab bin Abdullah a été chassé de la Garde Nationale, qui est responsable de la préservation du trône et de sespuits de pétrole, et le prince multimilliardaire Al-Walid Ben Talal*, investisseur dans des projets internationaux géants, tels que Citigroup, 21st Century Fox, Apple et Twitter, a été jeté en prison.

Cette même nuit, le ciel au-dessus de Riyad s’est soudainement illuminé, quand les missiles Patriot américains ont intercepté un missiles balistique Burkan 2H- d’une portée 1.000 km, qui a été tiré par les rebelles yéménites Houtis, contre l’aéroport international King Khaled de Riyad, depuis le nord du Yémen.

C’était un rappel opportun de la guerre dans laquelle le Prince Muhammad a empêtré l’Arabie Saoudite contre les insurgés yéménites appuyés par l’Iran, dans un conflit plus vaste, quoique plus secret, lancé contre l’Iran, ainsi que de la querelle avec le Qatar.

A ce propos, et sans lien entre les affaires, le prince Mansour ben Moqren, vice-gouverneur de la province saoudienne d’Assir, est mort dimanche dans le crash d’un hélicoptère dans le sud du royaume, près de la frontière du Yémen en guerre, a indiqué la TV d’Etat Al-Ikhbariya.

« D’autres responsables » se trouvaient à bord de l’appareil, a ajouté la chaîne sans évoquer leur identité ou leur sort. Les causes du crash n’ont pas été précisés.

Régnant au-dessus d’eux tous, se trouve le jeune, dynamique prince couronné Muhammad, âgé de 32 ans, qui évolue très vite et dont le père le Roi Salman lui a donné carte blanche pour transformer le royaume pétrolier conservateur, voire psychorigide et le remettre à l’heure des temps modernes.

Le 25 octobre, le Prince héritier a déclaré : « Nous faisons partie du G-20 et sommes l’une des plus puissantes économies du monde. Mettre l’Arabie Saoudite à sa juste place contribuera à provoquer les changements nécessaires dans la région – et c’est exactement ce que nous faisons en ce moment ».

S’exprimant lors de la Conférence d’Initiative d’Investissement sur l’Avenir, à Riyad, il a aussi promis de détruire immédiatement les « idéologies extrémistes » et de revenir à un « Islam plus modéré. Nous voulons mener des vies normales, vivre ce que notre religion et nos traditions traduisent en tolérance, de façon à ce que nous coexistions avec le monde et faisions partie du développement du monde », a t-il dit.

Le Prince Mohammed est confiant dans le fait que 70% des jeunes Saoudiens de moins de 30 ans sont derrière lui. Il leur a promis de pas perdre encore 30 ans à combattre les idéologies extrémistes.

En même temps, les experts de l’Arabie Saoudite avertissent que l’ampleur de sa purge éclatante indique la résistance qui se propage au sein de la Maison Royale et dans les cercles dirigeants à l’encontre des ses méthodes et de ses idées novatrices. On ne peut s’empêcher de remarquer que le Prince avant-gardiste  a choisi l’une des façons les plus vieilles et les plus efficaces de réprimer les dissidents : limoger et enfermer les dissidents en prison, jusqu’à ce qu’ils en reviennent à de meilleurs sentiments à l’égard de sa vision, consistant à rebâtir l’économie sur des objectifs technologiques et financiers contemporains, comme de créer sa mégaville NEOM sur la mer Rouge, qui sera une zone de libre concurrence et de réformes sociales.

La purge concernant des centaines de responsables a officiellement été désignée comme une mesure contre la corruption. Le Prince Miteb a été remplacé en tant que Ministre de la Garde Nationale par le Prince Khald bin Ayyaf ; Le Ministre de l’Economie et de la Planification Adel Fakeih a été limogé et remplacé par Mohammed Al-Tuwaijri ; et le Commandant de la Marine, l’Amiral Abdullah Al-Sultan, a été relevé de sa position et remplacé par Fahad Al-Ghofaili, qui a été promu au rang d’Amiral.

Le Roi Salman a aussi ordonné la formation d’une nouvelle commission contre la corruption, dirigée par… le Prince héritier Mohammed bin Salman.

Cela peut sembler étrange aux yeux d’Occidentaux, mais l’argument concernant la succession est probablement le sujet primordial des dissensions actuelles au sein de la Maison royale.

Quand le Roi Salman abdiquera – ce qui peut être une question de mois- il transmettra le sceptre au Prince héritier Mohammad. Cependant, avant de monter sur le trône, Mohammed insiste pour lui succéder de façon à sauvegarder la continuité et la stabilité du royaume saoudien. C’est une des principales pommes de discorde entre lui et les dizaines de princes royaux qui détiennent des positions de pouvoir. Ils redoutent que le jeune Prince Mohammed hérite d’un pouvoir illimité.

L’un des principaux dissidents est le Prince Miteb et un autre le Prince Al Walid, tous deux se trouvant actuellement derrière les barreaux. Il est, par conséquent, probable que l’opposition au Prince héritier et contre sa politique va s’intensifier plutôt que diminuer. Ses politiques de réforme économique restent encore couchées sur du papier et la guerre au Yémen est devenue un bras de fer contre l’Iran et le Qatar, sans qu’aucune solution ne se profile à l’horizon. Dans cette situation fragile et volatile, la vie et les projets du Prince Mohammed n’ont jamais été en plus grand danger.

Adaptation : Marc Brzustowski

  

Sweeping Saudi purge exposes broad opposition to Crown Prince’s policies

  • A propos du Prince Al Walid Al Talal, principal corrupteur de politiciens aux Etats-Unis, au nom du Lobby Saoudien, voir l’extrait suivant de l’entretien-fleuve téléphonique avec Laurent Murawiec Z’l, datant de mai 2008 (objet de trois articles sur DRZZ, actuel Dreuz) : 

MARC B. : Je crois me souvenir de votre position, en 2002, après le 11 septembre, de votre exigence d’action énergique contre l’Arabie Saoudite, que vous considériez comme le problème et non comme un élément de la solution. Vous disiez que, parallèlement à l’Irak, il fallait aussi en faire payer le prix à l’Arabie Saoudite. Votre position est-elle identique aujourd’hui ou a t- elle évolué avec le temps… ?

MURAWIEC : Le Djihad contemporain a deux grandes sources : la source wahhabite et la révolution islamique chiite iranienne, ça n’a pas changé du tout. Ce que j’ai proposé en 2002 au Pentagone, je ne vois, actuellement, pas de grandes raisons de changer d’avis : le royaume wahhabite, autant que l’Iran, est une vraie menace, parce que le Royaume est à la source du Djihad contemporain. Donc je suis toujours partisan de parler fort et de taper très fort du poing sur la table, j’avais préconisé au Pentagone de donner un ultimatum au Royaume : « – vous faites les choses qui suivent ou ça ira très mal ». C’est vrai qu’on s’est, sans doute, relativement affaibli dans notre capacité d’action depuis, mais la puissance américaine n’est pas entamée, donc il n’y a pas de raison de ne pas les mettre en garde.

MARC B. : Et est-ce que le « message est passé » en toute ou partie ? Est-ce que cette voie de la « réforme » ou des réformettes a changé des choses ? Ou c’est encore un rapport de forces ?

MURAWIEC : On donne des miettes au petit canard qu’est là ; le canard veut qu’on arrête d’enfermer les femmes dans des sacs à patates noirs, alors on donne quelques permis de conduire,… Tout ça, c’est du vent, il y a une oligarchie parasitaire de rois fainéants dont le seul talent est de piller, de prélever la djezia (pétrolière) sur les Dhimmis et de survivre. Rien n’a changé.

Le royaume saoudien, et la famille Al Saoud, se fonde depuis 1745 sur l’alliance wahhabite, sur l’interpénétration avec les clans les plus radicaux. Les deux sont consanguins, c’est un mariage consanguin sans cesse renouvelé, où l’élite du royaume résulte de branches incestueuses. Alors que Machin, Truc, parmi les Princes soit un alcoolique, ou ne pratique pas l’islam comme Al Wahhab le préconisait, moi je viens bien, qu’est-ce que ça change ? Vous savez, sous le Troisième Reich, l’homosexualité était extrêmement répandue chez les SA et SS, d’un côté ; et, de l’autre, ça n’empêchait pas le Reich d’enfermer les homosexuels, non membres du Parti, en camp de concentration. La Nomenklatura soviétique ne faisait pas ce qu’elle disait, mais ça ne l’empêchait pas de l’imposer aux autres. Ce n’est pas parce que certains prendraient des libertés que l’ordre en est modifié.

J’avais lu une étude qui avait analysé le cas de 150 djihadistes capturés en Irak sur une période assez courte, et, parmi eux, il y avait 65% de Saoudiens. Ils étaient le contingent n°1, de très loin, et c’est plus parlant que le baratin sur les réformes. Ils ont fait le Royaume d’une certaine manière et le Royaume selon la façon dont ils l’ont fait, est djihadiste.

MARC B. : Oui, on ne peut même pas penser qu’il s’agirait de « dissidents », de plus « extrémistes » ne trouvant pas à s’exprimer chez eux ?

MURAWIEC : Le roi Abdallah a maintenu le contact avec les extrémistes, a conçu son pouvoir sur l’équilibre des forces avec les Djihadistes, c’est la même chose que ce qu’on disait tout- à- l’heure pour les rapports interarabes ; La politique saoudienne, se résume comme suit : le Roi reçoit, toutes les semaines, les chefs tribaux , des tas de gens qui veulent quelque chose. Il a son Majliss, chacun de ceux qui a accès au Roi fait la même chose, chacun des princes fait la même chose etc. C’est la structure tribale traditionnelle. Les princes ont constamment maintenu, certains plus que d’autres, le contact avec les extrémistes. On est globalement dans le même monde.

MARC B. : Les lobbies moyen-orientaux aux Etats-Unis : que pourriez-vous nous dire du pouvoir d’influence du lobby saoudien à Washington ? Comme il s’exprime à travers des « hommes de paille », tels que « Dhimmi » Carter ?

MURAWIEC : Le lobby saoudien, c’est d’abord un type : le Prince Al Waleed. C’est un lobby hyper-centralisé – quand j’entends des crétins comme John Mearsheimer et Stephen Walt qui parlent du « Lobby Juif » je rigole doucement, car ce n’est encore rien comparé au Lobby Saoudien, qui est extrêmement influent !- Pendant 23 ans le prince Bandar, fils du Prince Sultan, a été le grand corrupteur des EU, et il a fait des ravages énormes et ça continue ; ou le prince Al Waleed (Ben Talal Ben Abdul Aziz)[1] : Georgetown a reçu 20 millions de $ du prince Al Waleed, on y a établi un centre « pour la compréhension islamo-chrétienne », dirigée par John Esposito[2]. C’est un centre de propagande. De même, Harvard a reçu 20 millions du Prince en question. Carter est un « homme de paille », mais ça va beaucoup, beaucoup plus loin. Des types comme Brent Scowcroft[3], patron du CSCI sous Bush Senior, pourtant républicain, opposé résolument à la guerre en Irak. Mais encore, de grandes firmes de lobbying, de grands cabinets d’avocats, etc. sont dans la poche des Saoudiens : le Carlyle Group[4], un énorme groupe d’investissements privés, qui est une importante banques d’affaires, avec des tas de gens qui ont tenu les rênes du pouvoir : comme Franck Carlucci, ancien directeur-adjoint à la CIA sous Carter, puis à la Défense (sous Reagan). Voilà ce qu’est cette corruption saoudienne, avec toutes les bonnes raisons du monde ( !). Le lobby saoudien est extrêmement puissant, centralisé et l’homme qui compte c’est l’Ambassadeur.

MARC B. : Et là, par contre, il y a une « vraie stratégie » ?

MURAWIEC : La stratégie, c’est corrompre un maximum de gens et ils peuvent compter sur des amitiés extrêmement diversifiées pour s’ouvrir un maximum de portes (« Super Door Openers »)

MARC B. : Il y a d’autres lobbies (affaire Rezko : accointances pétrole contre Nourriture), le NIAC de Trita Parsi, qui le concurrencent,… comment est-ce que tout cela s’organise ?

MURAWIEC : Le NIAC, c’est très américain, c’est un marché, parfaitement légal, on peut même y trouver une base constitutionnelle qui donne le droit de pétitionner en vue de groupes d’intérêts ; mais ça fonctionne comme un marché, où le lobby des lobbies est saoudien. Mais les Etats-Unis sont tellement puissants qu’il n’y a rien qui se passe dans le monde qui n’influe sur la politique des Etats-Unis, ni rien aux Etats-Unis qui n’ait pas un retentissement dans le monde : qui sera le président, qui sera à la chambre, qui sera au Foreign Relations Committee du Sénat,… Et tout un chacun s’efforce d’acquérir, d’acheter de l’influence à Washington, parce que Washington est la capitale du monde : il faut y avoir son pied à terre, « pignon sur pouvoir », si j’ose dire ; franchement ça devait être la même chose à Rome en l’an 200 après JC, et la même chose, de façon moins diversifiée, dans la Grande-Bretagne impériale de 1900 : si vous êtes la Capitale du monde, tout le monde veut y être. Et vous avez besoin d’être partout.

MARC B. : Parmi ceux qui prônent le dialogue avec les Mollahs (Kissinger, Allbright…) : peut-on différencier, de l’extérieur, un travail de lobbying en arrière-fond d’un raisonnement dans l’intérêt strict des Etats-Unis ?…

MURAWIEC : Cela dépend des individus, certains je les soupçonne beaucoup moins de corruption ; quand on dit corruption il faut faire preuve d’imagination, ce n’est pas que l’argent : mais du prestige, de la flatterie, des invitations, une remise en selle quand on a disparu de la scène publique…

Quand Schultze, par exemple, dit quelque chose, je ne le soupçonne pas de corruption, parce qu’il est là depuis longtemps, on le connaît… par contre, quand je vois Scowcroft faire quelque chose, le soupçon monte immédiatement, parce que j’ai une idée assez claire de la manière dont il procède et du pourquoi, de même qu’il fait partie des pires courants qui réclament depuis toujours l’impunité pour les dictateurs.

(…)

C’est, un peu aussi, une des erreurs les plus graves de gens comme Ben Laden est qu’ils confondent Hollywood et CNN avec le pays réel, Saïd Houd a passé 2/3 années aux Etats Unis, il n’a rien vu rien compris. Et quand tous ces types-là parlent des Etats-Unis, ils ne comprennent pas et, comme ils ne les comprennent pas, ils font des bêtises. Ils ne voient jamais le pays réel. Le pays réel, c’est hors Washington et hors- Obama, qui, dans un autre sens, est un pur produit intellectuel Harvardien de la plus belle eau.

MARC B. : Que penser du Rôle des guerres, dans cette élection ? L’Amérique est-elle lassée et capable de se laisser tentée par le ticket Obama ? Une voie de retour aux préoccupations ordinaires, « isolationnistes » ?

MURAWIEC : Le plus problématique là-dedans est, selon moi, à quel point on paye maintenant, le prix de 7 ans de Bush. Et l’incapacité radicale de Bush à mener et faire passer sa politique. J’attends avec impatience les débats Mc Cain-Obama qui vont être, pour la première fois depuis très longtemps, de vrais débats avec de la substance. Les débats Kerry-Bush, il y a 4 ans, en comparaison, ont été terribles… Là on va avoir deux candidats qui parlent anglais, à la différence de Bush ; l’incapacité de Bush à s’exprimer, à expliquer pourquoi ses décisions, ce n’est pas seulement un problème de communication, comme on dit, mais bien de substance, de décision, de suivi etc. Mais ça fera du bien d’avoir de vrais débats sérieux… là je crois qu’on paie 7 ans de Bush…

MARC B. : Et comparativement, Mc Cain est un vrai candidat ? Il sait s’exprimer ?

Mc Cain, oui, oui, sans aucun doute, je l’ai entendu, ce type, dans des conférences, à plusieurs reprises, etc. il parle bien, il est drôle, il sait être convaincant. Encore une fois, ce n’est pas un type qui m’enthousiasme énormément, il y a des points de son programme qui m’ennuient sérieusement,… Mais c’est un type qui a de la ressource, beaucoup plus que Bush.

Mais, d’autre part, les Républicains vont prendre une dégelée, une rouste terrible, au Sénat et à la Chambre, ils vont perdre plusieurs sièges au Sénat, peut-être plusieurs dizaines à la Chambre. Et si Mc Cain gagne, son problème sera sans doute d’être face à une grosse majorité démocrate. Le Président propose et la chambre des représentants dispose. Ce n’est pas le Président qui décide du budget pour les Etats- Unis : la constitution donne primauté à la Chambre et au Congrès, sur un certain nombre de points. Le président a le pouvoir de la parole, une puissance d’initiative formidable. Reagan, par exemple, a dû gouverner durant la totalité de ses deux mandats, avec une majorité démocrate, ce qui ne l’a pas empêché de faire de merveilleuses choses. Mais ça complique énormément les choses….

MARC B. : D’autres choses que vous aimeriez préciser avant que l’on se quitte ?

MURAWIEC : Je crois qu’on couvert beaucoup de choses, on a fait le tour de pas mal de points… On ne va quand même pas étouffer vos lecteurs ! C’est un peu étouffe-chrétiens !

(off-record) J’ai de la sympathie pour ce que fait Drzz (prononcé d’edzedzed à la façon de la guêpe…) fait, c’est bien, un peu comme Pajama medias, les « vaches vertes » ici, y en a besoin.

MARC B. : C’est aussi un blog qui permet de rendre compte d’une politique qui n’a pas toujours été bien comprise, c’est le moins que l’on puisse dire, notamment, en France…

MURAWIEC : C’est le moins qu’on puisse dire ! A ce sujet, vous savez, j’ai été invité par la France officielle pour la 1er fois depuis 4 ans en mars dernier, ça c’est un effet-Sarkozy, après 4 ans d’embargo où je n’étais pas « en cour » si j’ose dire. Et là je reçois une invitation, ils veulent m’entendre, ben c’est bien, tant mieux pour eux (rires) ! …

Ma 1ère préoccupation est me débarrasser du cancer qui me fait chier, ça pourrait être fait rapidement si diverses choses marchent. Si je suis bien, je serais en France en août, en vacances, mais on verra l’an prochain. Je pense que j’aurais des trucs à faire en France. Je suis plus en Chine qu’en Europe… Si à l’occasion je peux rencontrer les Drziiistes, on fait un déjeuner avec plusieurs drzzzziiiistes et… c’est bien de se connaître ! Ok !

MARC B. : Je vous souhaite un prompt rétablissement et je vous dis donc à très bientôt, Monsieur Laurent Murawiec…

MURAWIEC : Oh ! Pas besoin du « Monsieur » !

MARC B. : Donc, à très bientôt, Laurent !

P. S : Ce banquet imaginé à Paris n’a jamais eu lieu. Laurent Murawiec Z’l  a été rattrapé par son implacable cancer, qui nous l’a repris le 7 Septembre 2009. Aucun observateur francophone aussi clairvoyant n’est jamais venu le remplacer à Washington… Obama a bien fini par sortir de scène, remplacé par Trump, avec les approximations que l’on sait…

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