Ambassade de Pologne en Israël.

Aggravation de la crise dans les relations israélo-polonaises: des représentants des deux pays ont été convoqués pour des entretiens

À la lumière de la promotion de la loi qui empêcherait les survivants de l’Holocauste de recevoir une indemnisation, le ministère des Affaires étrangères à Varsovie a invité le superviseur de l’ambassade d’Israël à des entretiens avec le vice-ministre des Affaires étrangères. Auparavant, l’ambassadeur de Pologne avait été convoqué pour des entretiens avec Alon Bar.

La crise avec la Pologne s’est agravée: la Pologne a convoqué aujourd’hui (Dimanche) le commissaire de l’ambassade d’Israël, Tal Ben-Ari, pour un entretien au ministère des Affaires étrangères à Varsovie demain. Le commissaire rencontrera le vice-ministre des Affaires étrangères Powell Jablonski. Auparavant, il avait été rapporté que l’ambassadeur en Israël, Mark Magirovsky, avait été convoqué à une réunion au ministère des Affaires étrangères avec le chef de la commission politico-stratégique, Alon Bar.

Ambassadeur de Pologne en Israël Mark Magirowski.

Les médias polonais ont affirmé que la convocation du commissaire aux pourparlers n’était pas liée à la convocation de l’ambassadeur de Pologne à Jérusalem, mais il n’était pas clair s’il y avait effectivement un lien entre les deux.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Bar a exprimé la profonde déception d’Israël face à la législation adoptée par la chambre basse du parlement polonais la semaine dernière, qui devrait affecter négativement 90 % des demandes de restitution de propriété des survivants de l’Holocauste et de leurs descendants.

Bar a réitéré le message du ministre des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, selon lequel la législation aurait un impact sur les relations entre les deux pays, soulignant qu’il n’est pas trop tard pour que la Pologne arrête les processus qui impliquent la renonciation à ses engagements, et revienne au discours sur la restitution des biens, qui a été arrêté en 2019.

Le chef de la formation a précisé à l’ambassadeur qu’il ne s’agissait pas d’un débat historique sur la responsabilité de l’Holocauste mais d’une dette morale de la Pologne envers ceux qui étaient ses citoyens et que leurs biens avaient été volés pendant l’Holocauste et sous le régime communiste.

Comme mentionné, la promotion de la loi au parlement polonais dans la semaine précédant « Ivritzer » est une crise politique aiguë entre Israël et la Pologne, car la loi empêchera les Juifs de recevoir une compensation pour les blessures qui leur ont été infligées pendant l’Holocauste.

Le ministre des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, a sévèrement attaqué les Polonais, déclarant: «Israël se dressera contre la loi comme une muraille en quelque sorte. La loi est immorale et inconcevable.

Il a ajouté: «La préservation de la mémoire de l’Holocauste, la protection des droits des survivants de l’Holocauste, y compris la question de la restauration des biens juifs de l’Holocauste, sont un élément clé de l’existence et de la définition de l’identité de l’État d’Israël.

La loi en Pologne fait sensation
Les 380 députés du Parlement polonais ‒ de droite, de gauche et du centre ‒ ont approuvé la loi de non-restitution des biens juifs volés.

Selon le projet de loi polonais, toutes les demandes en instance concernant la restitution de biens qui n’ont pas été décidées au cours des 30 dernières années – seront arrêtées ou supprimées. Il ne sera pas non plus possible de faire de nouvelles réclamations concernant des décisions administratives prises dans le passé au cours de cette période. Le projet de loi, qui s’appliquera rétrospectivement, rendra presque impossible l’appel des décisions rendues en matière de biens volés il y a plus de 30 ans. Ce sont aussi des décisions sur la nationalisation de la propriété à l’époque communiste, prises sans base légale ou en violation flagrante des lois établies par les communistes eux-mêmes. Comme indiqué, si la loi est approuvée, elle affectera environ 90 % des demandes de restitution.

La manifestation polonaise en 2019 contre la restitution des biens volés aux Juifs pendant et après la Shoah.

D’autre part, l’Organisation juive mondiale pour la restitution des biens (ILR) a souligné qu’il s’agissait de biens qui avaient été pillés à deux reprises – la première fois par les nazis et la deuxième fois après la guerre par le régime communiste. Nos réclamations contre une législation qui empêcherait les survivants de l’Holocauste et leurs descendants – ainsi que les non-juifs – d’exercer leurs droits encore aujourd’hui, plus de 70 ans après la fin de la guerre ».

JForum ‒ Israel Hayom

2 Commentaires

  1. Les Allemands (aujourd’hui on préfère employer le mot nazis au nom de cette Europe gangrenée qui n’a jamais existé), étaient les bourreaux. Les Polonais, les fossoyeurs. Un pays de crève-faim nourri par un catholicisme primaire. Même ce qu’ils mangent (pommes de terre et choux) a un goût de brûlé où que l’ils aillent sur ces terres damnées à jamais. Autour des sites d’extermination, ils sont encore des milliers à avoir pour passe-temps, d’aller remuer la terre, un tamis à la main,de l,autre une pelle pour creuset afin d’y chercher de l’or. Cela fait partie de leur mythologie enseignée dans leurs églises : le juif aux poches remplies d’or. Qu’ils crèvent tous en enfer ! Staline aurait dû niveler ces terres incultes.

  2. Il est grand temps de crever l’abcès une fois pour toutes.
    Voilà un bon moment que la Pologne réécrit l’Histoire et invente toutes sortes de prétextes pour ne pas assumer ses responsabilités dans la Shoah.
    Ce pays est profondément antisémite bien qu’il n’y ait plus de Juifs dans ce lieu maudit dont le gouvernement ne tient que par son extrémisme et sa haine antijuives.
    Il faudra mettre les divergences sur la table et en discuter pour en finir avec cette situation floue où tout est permis pour les salopards polonais…

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