L'ambassadeur américain à l'ONU, Mike Waltz

Surprise diplomatique : les États-Unis imposent une force de paix à Gaza sans consulter Israël

Au milieu des tourments persistants du Moyen-Orient, une initiative américaine audacieuse secoue les équilibres fragiles. Mercredi, les États-Unis ont convoqué une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU pour y déposer un projet de résolution visant à déployer une Force internationale de stabilisation (FIS) dans la bande de Gaza, une fois la guerre achevée. Ce texte, qui n’a pas été partagé préalablement avec les autorités israéliennes, vise à imposer un cadre opérationnel clair pour apaiser un conflit qui a déjà coûté plus de 40 000 vies depuis octobre 2023, selon les estimations les plus récentes des observateurs internationaux. La mission américaine à l’ONU, dans un communiqué vibrant, a salué cette étape comme un « occasion historique » sous la houlette du président Donald Trump, de retour à la Maison Blanche depuis janvier 2025. « Les États-Unis obtiendront des résultats concrets, non de vaines paroles, pour mettre un terme définitif à des décennies d’effusion de sang et concrétiser la vision d’une paix durable », ont-ils affirmé, évoquant un plan qui pourrait redessiner les alliances régionales.

À Jérusalem, l’annonce a créé un vent de stupeur. Un haut responsable du Conseil national de sécurité israélien a confirmé que le document n’avait pas été transmis au préalable, qualifiant la fuite vers la presse d' »absurde ». Le cabinet de sécurité, instance suprême pour les décisions critiques, n’a pas encore examiné le projet. « Nous n’avons pas reçu le document ; c’est totalement faux. Les journalistes disposent de plus d’informations ; cela n’a aucun sens », a rétorqué une source gouvernementale. Cette opacité irrite au plus haut point : « Puisqu’il s’agit des enjeux les plus cruciaux, nous devons être impliqués. Le fait que le Premier ministre pense que la résolution pourrait être orientée en faveur d’Israël ne signifie pas que nous pouvons nous relâcher. Nous sommes face à un choix décisif. C’est à prendre ou à laisser », a ajouté la même voix, soulignant les risques d’un processus unilatéral. Depuis le retour de Trump, les relations transatlantiques se sont resserrées, avec une aide militaire accrue de 4 milliards de dollars annuels, mais cette surprise ravive les craintes d’un diktat washingtonien, rappelant les tensions lors des négociations d’Abraham en 2020.

Le cœur du projet américain repose sur une force intérimaire multinationale, active pour au moins deux ans, chargée de démilitariser Gaza et d’ériger une nouvelle police palestinienne. Opérant sous un commandement unifié, elle collaborerait étroitement avec Israël et l’Égypte pour former les futurs gardiens de l’ordre local, une mesure destinée à éradiquer les vestiges du Hamas, dont le contrôle a été ébranlé par 18 mois de campagnes militaires intenses. Parallèlement, un comité technocratique palestinien, strictement apolitique, prendrait en charge les services essentiels – eau, électricité, santé – jusqu’à une stabilisation institutionnelle. Ce « gouvernement local sans mandat partisan » remplacerait de facto les structures du Hamas, démantelées par plus de 15 000 frappes aériennes israéliennes depuis 2023. Les mécanismes proposés, civils comme sécuritaires, s’éteindraient au 31 décembre 2027, avec une option de prolongation négociée entre Tel-Aviv, Le Caire et les garants internationaux, un calendrier serré qui vise à forcer une résolution rapide.

L’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, a multiplié les appels à l’unité. Il a convié le Conseil de sécurité, ainsi que l’Égypte, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Turquie et les Émirats arabes unis, à « manifester un soutien régional » à cette résolution. Ce chœur diplomatique s’inscrit dans la doctrine trumpienne de « paix par la force », qui a déjà vu Riyad et Abou Dhabi normaliser leurs liens avec Israël en 2024, malgré les heurts à Gaza. Des pourparlers discrets au Caire en octobre ont esquissé un rôle égyptien accru, avec 5 000 casques bleus potentiels pour sécuriser Rafah, tandis que Doha, financier historique du Hamas, pourrait conditionner son aide humanitaire – 1,5 milliard de dollars depuis 2023 – à une transition apolitique. À Ankara, Erdogan, malgré ses critiques virulentes, flirte avec un revirement, motivé par des échanges commerciaux de 10 milliards de dollars annuels avec Washington.

Pour Israël, ce plan est un glaive à double tranchant. D’un côté, il aligne sur la vision de Netanyahu d’un Gaza « démilitarisé à jamais », avec des zones tampons élargies le long de la frontière. De l’autre, l’absence de consultation risque d’imposer des contraintes : une force internationale pourrait limiter les opérations préventives israéliennes, alors que 2 500 roquettes ont été lancées depuis le Soudan en 2025. Des analystes militaires estiment que la FIS, forte de 20 000 hommes issus de pays comme la Jordanie et la France, stabiliserait le sud de Gaza, où 1,9 million de déplacés croupissent dans des camps surpeuplés. Économiquement, une paix imposée boosterait les investissements : le PIB israélien, plombé de 7 % en 2024 par le conflit, pourrait rebondir de 4 % d’ici 2027 avec l’ouverture de ports marchands à Gaza.

Trump, maître incontesté des coulisses onusiennes depuis son premier mandat, mise sur ce coup pour légitimer son retour. Avec un veto américain sur toute résolution anti-israélienne bloqué depuis 2017, il table sur un vote favorable d’ici décembre. Israël, pris de court, prépare une riposte : une session d’urgence du cabinet est prévue vendredi, potentiellement assortie d’amendements pour renforcer le rôle de Tsahal dans la supervision. À l’ONU, où 193 États scrutent chaque mot, cette proposition pourrait briser l’impasse : fin 2024, 12 drafts similaires ont échoué pour cause de divergences russo-chinoises. Si elle passe, la FIS marquerait un pivot : non plus une « zone morte », mais un tremplin vers une confédération palestinienne neutre, sous l’égide d’un Quartet revisité. Le Moyen-Orient, las des cycles de violence, attend : cette résolution, née dans l’ombre, pourrait illuminer un horizon incertain, où la surprise diplomatique forge la paix ou ravive les braises.

Jforum.fr

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

11 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
David

Il semble que le president Trump s accapare de la victoire d’Israël sur le Hammas il a gagné la guerre sans avoir tiré. Un coup de feu ni n’avoir perdu aucun soldat américain .Il est assez naïf pour penser regler ce conflit en invitant les états arabes qui n’ont jamais reconnu l’existence de l État d’Israël avec parmi eux l’ennemi juré d’Israël Erdogan contesté par Bibi pour restaurer la paix et l’ordre dans la bande de Gaza. Il va sûrement sortir son bâton magique pour changer la culture de haine que porte les gazaouis aux juifs et Israël pour ne pas que le feu se ralume . N’est il pas en train de remplir les conditions de l Arabie Saoudite de créer un état palestinien contesté par Netanyahou qui ne serai qu’une force arabe avancée dans le territoire israelien avant de prétendre à une utopique paix avec Israël .Israël doit absolument avoir un droit de veto sur toute décision concernant l avenir de Gaza pour la garantie de sa propre sécurité 

Davidex

La paix dont nous avons besoin opposée au prix Nobel dont Trump est alléché donnent à penser que les accords d’Abraham risquent d’avoir un caillou dans la chaussure.
Le chantage de l’Arabie saoudite et l’insolente agressivité de la France qui, en jouant à guignol, ne semble pas empoisonner l’ambiance diplomatique imposée par nos amis américains me fait craindre un nouveau piège, qu’il soit prémédité ou une répétition de nos erreurs.
Bon, j’espère que Bibi trouvera le moyen de tirer son épingle du jeu. Après tout, c’est de sa responsabilité et de son honneur que dépend le sort de nos enfants.

martin

paix, paix, paix disent-ils ! mais il n’y a point de paix.
le sar shalom, c’est lui qui fera la paix…

chauchaud

les americains travaillent fortement pour leurs interets au detriment d’Israel.
Attention demain Gog/Magog

Franck DEBANNER

ATTENTION ! ATTENTION !

Si effectivement les USA ont prévu ça, sans l’accord d’Israël, c’est une dérive inadmissible ! ! !

Cette dérive justifierait tous les patriotes juifs, qui accusent TRUMP d’empêcher Israël d’achever les déchets du coin.

Ce serait le devoir de Bibi, d’interdire cette force, tant qu’il n’a pas approuvé sa composition et sa localisation.

Davidex

Trump est un drôle d’ami. J’espère que le grand flibustier redoublera de prudence. Apres tout, c’est de son peuple qu’il s’agit..

Sarah cohen

Trump trompé c est inscrit dans son nom

Alain Bamps

C’est bien beau tous ces plans de paix, cette gestion conjointe de la bande de Gaza… Mais où a-t-on vu que le Hamas était désarmé ??
Ces deux ans ont tué des hommes, ont mis à mal des infrastructures, c’est vrai MAIS le Hamas a toujours autant de succès dans la bande. N’oublions jamais que depuis 20 ans les gazaouis sont éduqués à la haine d’Israel et des Juifs. From the river to the sea n’est pas un slogan tombé en désuétude, que du contraire !!

Damran

Notre ami TRUMP est coincé entre son amitié réelle pour Israël et ses soucis économiques internes qu’il n’arrive pas à bien maîtriser.
De plus, il n’arrive pas à se décider pour éloigner le Qatar-Terroriste et le Sultan d’Istanbul qui tiennent absolument à participer à l’avenir de Gaza.
Comme le représentant du Qatar-Voyou sait le caresser dans le sens du poil, il vient de créer une coupe de foot en forme de Prix Nobel de la Paix de rattrapage pour le flatter, après lui avoir offert un Boeing/Air Force One.
Que dire de l’intention de notre ami TRUMP de passer à la phase deux de l’élimination du hamas, alors que des dépouilles d’otages sont toujours en sa possession et qu’il fait tout ce qui possible pour faire traîner les choses ?
Chaque fois qu’Israël/Tsahal veut finir le travail, il y a toujours des volontés extérieures pour l’en empêcher, c’est vraiment lassant.
Nous voyons maintenant le sénile de Ramallah essayer de revenir par la fenêtre après qu’on l’a foutu dehors par la porte, pour s’incruster avec le hamas.
Le Moyen Orient est vraiment le pire endroit du monde….

Asher Cohen

C’est du pipeau. Nous avons vu le résultat des accords d’Oslo de 1993. Les américains rêvent. Gaza est très fortement détruite et invivable. Sa reconstruction mettrait des décennies. Qui irait reconstruire Gaza? Sûrement pas les arabes, beaucoup trop travailleurs pour cela. Qui irait nourrir 2 millions de squatters arabes durant des décennies ? Les pays arabes ? Vous plaisantes. Ils sont beaucoup trop généreux et  » humanistes  » pour cela. De plus, les gazaouis fourniront toujours des terroristes au Hamas, et Israël n’aurait jamais la paix. La seule solution au problème est la délocalisation des 2 M de gazaouis et leur renvoi par la force vers leurs pays arabes d’origine, sinon vers les futurs califats européens. Seulement, ces 2 années de guerre ont montré combien Netanyahou n’est pas capable de délocaliser les gazaouis.

Sarah cohen

La solution c est la délocalisation on parle pas d’une société on parle de personnes. De l autre côté ils parlent de relocalisation . L humanité va à sa perte.