Israël est le résultat de décennies de luttes et de ténacité
Les nazis n’ont pas seulement exterminé les juifs : ils l’ont fait avec une froideur glaciale, une obsession maladive et une organisation chirurgicale.
Jusqu’aux derniers jours de la guerre, en avril 1945, alors que le Reich s’effondrait, des trains étaient encore réquisitionnés non pas pour sauver des soldats ou ravitailler des civils, mais pour acheminer des juifs vers la mort.
Voilà le visage authentique du nazisme : une machine à tuer implacable.
Cependant, il est important de préciser que si les nazis ont été les bourreaux, ils n’ont pas agi dans le vide.
Les complices, directs ou indirects, ne manquent pas. Dès 1923, Hitler avait exposé son programme dans Mein Kampf.
En 1933, il est nommé chancelier par le maréchal Hindenburg. Ses intentions étaient claires et connues des chancelleries du monde entier.
Ses intentions étaient écrites noir sur blanc et confirmées par les premières mesures antisémites et répressives dès son arrivée au pouvoir.
Et pourtant… Les États-Unis ont soutenu financièrement l’Allemagne nazie.
Les Britanniques ont fermé les yeux et facilité son réarmement, au mépris du traité de Versailles, au nom d’une hypocrite « politique d’équilibre ».
La France, elle, s’est réfugiée dans la passivité coupable, laissant le monstre croître sous ses yeux.
En 1936, l’infamie atteint son paroxysme : États-Unis, Grande-Bretagne et France participent aux Jeux olympiques de Berlin. Malgré la connaissance du traitement réservé aux opposants et aux juifs, ces nations choisissent de défiler.
Pire encore, la délégation française adopte le salut olympique, une imitation flagrante du salut nazi.
Curieusement, en 1932 à Los Angeles, ce geste n’avait pas été jugé opportun.
En 1936, l’« esprit olympique » semble avoir été contaminé.
Après la Nuit de Cristal, en 1938, les pogroms se déroulent au grand jour, laissant peu de place au doute.
Les grandes démocraties, quant à elles, restent silencieuses. Aucune réaction, aucune sanction, aucun geste n’est entrepris.
Pire encore, aucune n’accepte d’accueillir davantage de réfugiés juifs.
Ce refus, cette lâcheté, font de ces nations des complices passifs du génocide à venir.
Aujourd’hui, les juifs ont enfin leur pays. Israël n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat de décennies de luttes, de sacrifices et de ténacité.
Les pionniers l’ont bâti pierre par pierre, dans un climat de haine et d’hostilité, et en ont fait une nation prospère, innovante et enviée.
C’est précisément ce succès qui dérange. Pour certains pays, la prospérité des juifs est une insulte insupportable.
Comme toujours, l’antisémitisme est ressorti des placards en guise d’arme politique, et Israël est devenu le bouc émissaire, exactement comme le peuple juif l’a toujours été.
Rien n’a changé. L’Histoire se répète. Seuls les prétextes varient, mais la haine, elle, demeure inchangée.
J-P. Courtel
JForum.fr
![]() |
![]() |






































