IAI a-t-il vendu son nouveau système anti-drone à l’Inde ?

Consciente de ses vulnérabilités face aux drones suicides, l’IAF se serait équipée en urgence opérationnelle d’un système C-UAS dernier cri

Choc politique et militaire 

Le 27 juin 2021, l’Indian Air Force était victime pour la première fois d’une attaque par un drone artisanal sur sa base de Jammu dans le Cachemire. L’attaque qui a causé des dommages matériels mineurs et blessé légèrement deux soldats s’est distinguée par sa complexité. En effet, le drone civile modifié responsable de l’attaque a pu délivrer deux engins explosifs improvisés (EEI) grâce à un guidage GPS extrêmement précis. L’enquête se poursuit toujours mais les autorités indiennes s’orientent vers la piste d’un groupe terroriste Pakistanais.

Une vulnérabilité croissante 

Malgré une prise en compte récente de la menace drone, l’Indian Air Force se retrouve démunie pour protéger les espaces sous sa responsabilité (bases aériennes, entrepôts logistiques, dépôts de kérosène…). Quelques jours après cette attaque révélatrice des vulnérabilités de l’IAF, l’entreprise israélienne ELTA annonçait la vente de son système anti-drone « Drone Guard », conçu pour la défense fixe des installations à haute valeur ajoutée. Si le client n’a pas été officiellement dévoilé, l’urgence opérationnelle exprimée par le gouvernement indien après cette attaque fait de l’IAF le bénéficiaire le plus probable dans la région.

Drone Guard 

Dénommé ELI-4030, le « Drone Guard » est un C-UAS de dernière génération, conçu sur les retours d’expériences de Tsahal. Basé sur un radar actif à balayage électronique (AESA) et une boule optronique EO/IR, il dispose d’une capacité de détection sur un rayon de 4 km et de destruction jusqu’à 2 km. Un matériel destiné à l’origine pour la protection des sites aéroportuaires. S’adaptant aux différentes bandes de fréquences mises en œuvre par les drones suicides, il offre d’excellentes capacités à brouiller les véhicules contrôlés à distance (RC) mais également ceux guidés par les réseaux GPS/GLONASS/BEIDOU. Son brouilleur directionnel lui permet d’être intégré au plus près des forces amies, sans perturber leurs communications. En revanche si la trajectoire du drone est préprogrammée sans recourir au GPS mais via une reconnaissance visuelle, l’ELI-4030 doit s’appuyer sur un armement cinétique pour le neutraliser.

Jforum – Air & Cosmos

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