Le Président égyptien El-Sissi rejette la proposition américano-israélienne pour un refuge temporaire des Gazaouis dans le nord du Sinaï
La situation au Moyen-Orient est en constante évolution, et les récents développements concernant le conflit entre Israël et le Hamas ont suscité une attention considérable. Alors que les États-Unis et Israël tentaient d’apporter une solution à la crise humanitaire en cours à Gaza, le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi a rejeté la proposition d’offrir un refuge temporaire aux habitants de Gaza fuyant le conflit.
Le président américain Joe Biden avait négocié un accord entre les États-Unis, Israël et l’Égypte pour fournir une assistance humanitaire à la bande de Gaza, mais les relations tendues entre l’Égypte et Israël, ainsi que les frictions avec la Maison Blanche, ont abouti au rejet de la proposition d’accueil temporaire des Palestiniens dans le nord du Sinaï égyptien.
El-Sissi, dans une déclaration faite lors d’une conférence de presse au Caire après une réunion avec le chancelier allemand Olaf Scholz, a affirmé que « nous nous opposons au déplacement des Palestiniens de leurs terres. » Il a souligné que déplacer les Palestiniens vers l’Égypte nécessiterait une opération militaire de longue durée, susceptible de durer des années. Pour lui, cela compromettrait non seulement les efforts de paix auxquels l’Égypte a travaillé, mais aussi une éventuelle résolution de la question palestinienne.
La décision du président égyptien est survenue dans un contexte où il entame une campagne pour briguer un troisième mandat à la tête de l’Égypte. Cette décision de refuser d’accueillir les réfugiés de Gaza peut être interprétée comme une tentative d’apaiser les tensions dans son pays et de montrer sa fermeté sur des questions de sécurité et de politique étrangère.
Le fait qu’El-Sissi ait été initialement prévu pour rencontrer le président Biden, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le roi de Jordanie, Abdullah II, lors d’un sommet à Amman, a attiré l’attention. Cependant, cet événement a été annulé par la Jordanie en raison de l’explosion survenue dans un hôpital de Gaza. Cela illustre la volatilité de la situation et les nombreux acteurs impliqués dans cette crise.
Les observateurs égyptiens considèrent cette décision d’El-Sissi comme un signe des tensions croissantes dans les relations entre l’Égypte, les États-Unis et Israël. Les accords politiques et sécuritaires entre l’Égypte et Israël se sont érodés au fil du temps, en particulier depuis les guerres de Gaza en 2008 et 2014. L’Égypte avait joué un rôle clé dans la médiation et l’obtention de cessez-le-feu lors de ces conflits. Cependant, les derniers développements indiquent une transformation significative de ces relations.
Alors que dans le passé, l’Égypte agissait comme médiateur et facilitateur entre Israël et le Hamas, les demandes actuelles d’Israël sont plus complexes. Israël souhaite désormais que l’Égypte soit un acteur direct dans la recherche d’une solution finale au problème palestinien, en acceptant d’accueillir plus de deux millions de Gazaouis en échange de promesses de financement substantiel.
Cependant, les Égyptiens craignent que cela ne conduise à une situation similaire à la guerre du Golfe de 1991, lorsque le président Hosni Moubarak avait accepté une intervention militaire en échange de l’annulation massive de la dette égyptienne. Malgré les défis économiques auxquels fait face l’Égypte, y compris la dévaluation de la livre égyptienne et l’inflation, il semble que l’accueil de réfugiés de Gaza en colère puisse entraîner des conséquences imprévisibles.
Le président égyptien veut éviter d’ajouter une nouvelle dimension de conflit dans la région, en empêchant d’éventuels troubles à l’intérieur de l’Égypte et des affrontements avec Israël. Cette décision reflète également le sentiment de l’Égypte d’être écartée des négociations liées à la question palestinienne. Des rapports récents ont révélé que l’Égypte n’avait pas été informée de mesures prises par le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, tandis qu’Israël et les États-Unis étaient impliqués dans les pourparlers.
En fin de compte, le refus de l’Égypte de jouer un rôle majeur dans l’accueil des réfugiés de Gaza révèle la complexité de la situation politique et sécuritaire au Moyen-Orient. Alors que l’Égypte tente de protéger ses intérêts nationaux et régionaux, elle se retrouve au centre d’une crise aux multiples facettes, avec des implications potentielles majeures pour la région. La question palestinienne continue d’être un point de tension, et le rejet de la proposition américano-israélienne par l’Égypte est un nouvel élément dans cette dynamique en évolution constante.
Jforum.
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Face a un tel refus, les Etats européens devraient parler d’une seule voix et dire, que tous les soi disants réfugiés , d’Afrique, des pays Arabes et des pays musulmans ne seront plus accepter.
Pourquoi ne pas demander à SISSI, de faire creuser des grandes fosses le long de sa frontière avec le goush Katif ? Une fois pleines de déchetsgazaouis crevés, puis recouvertes de sables, ça fera de l’engrais…
elle est belle la solidarité arabe! Aucun pays arabe ne veut les accueillir, Le Katar me semble pourtant une excellente option . Ce refus est sans aucun doute le reflet de la connaissance que ces pays ont de la « qualité » de ce « peuple inventé »