Plusieurs dizaines d’étudiants de l’université de Berkeley, en Californie, ont manifesté jeudi 27 octobre dernier devant l’une des entrées du campus, en faveur d’«espaces sécurisés» pour les «étudiants de couleur» et les «étudiants LGBT». Formant une chaîne humaine, ceux-ci ont barré le passage aux étudiants blancs, tout en laissant passer les étudiants de couleur, comme le rapporte The Independent.

Plusieurs vidéos circulant sur internet montrent des manifestants visiblement déterminés, sous le regard médusé de leurs camarades. L’un d’entre eux lance à un étudiant blanc tentant de franchir le barrage improvisé : «Cela te dépasse. Il s’agit de ta « blanchitude » !» («This is bigger than you. This is about your whiteness!»)

D’autres extraits montre une étudiante haranguant la foule en demandant : «A qui est cette université ?» Les autres manifestants lui répondent alors en chœur : «C’est notre université !»

Les étudiants refoulés ont dû accéder à leurs cours par d’autres entrées, tandis que les manifestants se sont ensuite dirigés vers la bibliothèque du campus. Ils y ont affiché un avis d’expulsion précisant que le bâtiment était revendiqué par les étudiants LGBT et transsexuels. «Vous êtes priés d’évacuer les locaux immédiatement», pouvait-on lire.

Des «espaces sécurisés» pour les étudiants de couleur existent déjà sur le campus de l’université de Berkeley. Les manifestants protestaient initialement contre leur déménagement vers d’autres locaux.

Sur Twitter, plusieurs étudiants ont dénoncé des «manifestations hors de contrôle», n’hésitant pas à les qualifier de racistes. «Le racisme militant reste du racisme», s’agace ainsi cette internaute.

La question des minorités, encore brûlante aux Etats-Unis, fait l’objet de vifs débats au sein de la communauté étudiante. L’an passé, dans la même université de Berkeley où les étudiants blancs sont minoritaires, l’annonce de la création sur internet d’une «Union des étudiants blancs» sur le modèle des associations de minorités existant aux Etats-Unis, avait suscité une violente polémique.

RT France

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