La Suède mettra-t-elle à sa tête pour la première fois une femme ?

Le Premier Ministre suédois a présenté ce mercredi 10 novembre sa démission, comme il l’avait annoncé cet été. Le processus de désignation de son successeur est déjà en route. Sa collègue sociale-démocrate Magdalena Andersson est pressentie.

Comme il l’avait annoncé au début de l’été, le Premier ministre suédois Stefan Löfven a officiellement présenté sa démission, ce mercredi 10 novembre. Le processus de succession s’est déjà mis en branle.

Le Premier ministre suédois Stefan Löfven a présenté sa démission, ce mercredi 10 novembre. Cette décision, attendue, enclenche le processus de succession qui doit voir sa collègue sociale-démocrate, ministre des Finances Magdalena Andersson le remplacer en vue des élections l’an prochain.

Magdalena Andersson pressentie

Après sept ans au pouvoir, le dirigeant social-démocrate, fragilisé par une crise politique au début de l’été, avait annoncé en août qu’il quitterait son poste en novembre, à moins d’un an du scrutin de septembre 2022.

Magdalena Andersson, élue début novembre à la tête des sociaux-démocrates en remplacement de Stefan Löfven, devrait lui succéder comme cheffe du gouvernement, à condition d’emporter un vote au Parlement dont la date n’a pas encore été fixée.

Bien que championne affichée de l’égalité des sexes, la Suède n’a encore jamais eu de femme Premier ministre.

Une alliance à trouver

Pour l’emporter, Magdalena Andersson devra s’assurer l’appui conjoint de ses alliés écologistes et de deux autres partis : le parti de Gauche et le parti du Centre.

Des intérêts souvent divergents que cette économiste et ancienne nageuse de haut niveau va devoir concilier pour ne pas être bloquée dans sa marche vers le pouvoir.

Peu avant l’annonce de la démission de Stefan Löfven, la cheffe de file des centristes, Annie Lööf, a assuré que son parti ne voterait pas contre Magdalena Andersson, après un accord trouvé avec les sociaux-démocrates et les écologistes.

Elle aura ensuite une nouvelle épreuve avec l’adoption du budget, qui s’annonce difficile, puis la lourde tâche de tenter de maintenir les sociaux-démocrates au gouvernement.

Revenu au pouvoir en 2014 puis reconduits en 2018 dans un équilibre politique fragile, le premier parti de Suède est menacé dans les sondages.

Les sociaux-démocrates de Magdalena Andersson devront notamment contrer le parti conservateur des Modérés d’Ulf Kristersson qui s’est rapproché du parti anti-immigration des Démocrates de Suède (SD) de Jimmie Åkesson et est désormais prêt à gouverner avec son appui au Parlement.

 

Source : Ouest-France

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