Il est enseigné dans une Baraïta du traité Ta’anit (30a) que nos maîtres ont décrété 5 privations le jour du 9 Av, qui sont : Manger et boire ; se laver ; s’enduire (dans le passé, ils s’enduisaient le corps avec de l’huile ou autre) ; porter des chaussures en cuir ; pratiquer l’intimité conjugale.

Nos maîtres enseignent (Ta’anit 30b) :
Celui qui prend le deuil de Jérusalem, mérite de voir sa réjouissance. Celui qui ne prend pas le deuil de Jérusalem, ne voit pas réjouissance.

L’entrée en vigueur des 5 privations

La veille du 9 Av, immédiatement au coucher du soleil (la Chki’a), entrent en vigueur les 5 interdictions dont nous avons parlé plus haut.
C’est pourquoi il faudrait retirer les chaussures en cuir dès le coucher du soleil (il est toutefois permis de chausser des chaussures qui ne sont pas en cuir).

Cependant, lorsque le jeûne du 9 Av tombe un samedi soir – comme cette année 5785 – il ne faut pas retirer les chaussures en cuir tout de suite au coucher du soleil, par respect vis-à-vis du Chabbat, il faut rester avec les chaussures en cuir jusqu’après la sortie des étoiles. A ce moment précis, on prononce la phrase « Barou’h Hamavdil Ben Kodech Lé’hol », on retire les chaussures en cuir et on revêt les vêtements de semaine pour se rendre à la synagogue afin de prier ‘Arvit et lire les Livre de E’ha ainsi que les Kinot (les Lamentations).

En raison de tout ce qui vient d’être expliqué, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit qu’il est souhaitable d’annoncer dans les synagogues et de faire savoir au public que l’office d‘Arvit du samedi soir où tombe le 9 Av, ne commencera pas immédiatement à la sortie des étoiles afin de laisser la possibilité à l’assemblé de changer les vêtements de Chabbat contre ceux de la semaine, de retirer les chaussures de cuir qu’ils portent aux pieds, et venir à la synagogue avec les vêtements de semaine permis le jour du 9 Av.

Depuis, chaque année, je viens à Ticha Béav avec cette image

À une époque, chaque année, le jeûne de Ticha Béav m’embarrassait. Comment pleurer sincèrement un Temple détruit il y a 2000 ans ? Alors, j’allais à la synagogue par devoir, écoutais distraitement la Méguila d’Eikha — un texte de lamentations écrit par Jérémie après la destruction de Jérusalem — l’esprit ailleurs.

Tout a basculé quand j’ai commencé à enseigner à de jeunes immigrants éthiopiens, en Israël. Ces milliers de Juifs, arrachés à notre peuple depuis des générations, gardaient le Chabbath avec une ferveur bouleversante… mais ignoraient notre histoire récente. Ma mission : leur apprendre l’hébreu et combler leurs lacunes religieuses pour faciliter leur intégration.
Un matin de Roch ‘Hodech Nissan, j’expliquais Pessa’h à ma classe de vingt élèves : « Autrefois, chaque Juif montait au Temple de Jérusalem pour les trois fêtes de pèlerinage. »
Soudain, un élève bondit :
— Rav, vous étiez au Temple ?
Je souris, pensant à une confusion d’enfant :
— Non, c’était il y a très longtemps, bien avant ma naissance.
Mais toute la classe insistait, interrogeait, s’animait :
— Votre père peut-être ? Votre grand-père ? Vous y êtes déjà allé ?
J’ai répondu calmement :
— Non. Le Temple a été détruit il y a deux mille ans. Il n’existe plus aujourd’hui.
Le silence laissa place à l’agitation. Chuchotements, regards inquiets… Les enfants sont repartis bouleversés.
Le lendemain, une foule de parents m’attendait devant l’école. En colère. À ma vue, le silence tomba.
Un homme s’avança :
— Vous êtes le Rav de nos enfants ?
— Oui, pourquoi ?
— Ils disent que vous leur avez affirmé… qu’il n’y a plus de Temple à Jérusalem. Qui peut dire une chose pareille ?
J’ai tenté d’expliquer, avec douceur, la destruction du Temple par les Romains il y a deux millénaires. L’homme a traduit à voix basse. Et soudain, les cris ont repris.
Un père m’a demandé d’une voix tremblante :
— Vous êtes sûr ?
Une femme s’est effondrée en larmes. Une autre sanglotait. Un homme me regardait, figé. Les enfants, eux, restaient en retrait, visiblement blessés. J’avais brisé quelque chose. Comme si j’avais annoncé un décès.


Pour ces Juifs éthiopiens, coupés du monde juif depuis des siècles, le Temple existait encore. Pas en ruines, pas en souvenir. Vivant. Dans leur cœur. Dans leurs prières. Et moi, en leur révélant la vérité, j’avais tout bouleversé.
L’année suivante, quand Ticha Béav est revenu, j’étais transformé. Assis par terre à la synagogue, je revivais cette scène. Les visages. La douleur. Le choc.
J’ai compris ce jour-là : le Temple n’est pas un bâtiment ancien. C’est le cœur vivant d’un peuple. Le centre de sa spiritualité. Son absence est une plaie béante. Une blessure ouverte depuis 2000 ans.
Depuis, chaque année, je viens à Ticha Béav avec cette image gravée en moi. Et je pleure. Je pleure l’unité perdue, la Présence Divine exilée. Car le Temple nous manque. Parce que Lui, Il nous manque.

P.S – Chers amis, lorsque le roi Salomon a construit le Beth Hamikdach, la Présence divine remplissait les lieux. D.ieu résidait parmi nous. Une simple visite à Jérusalem transformait une vie. Le peuple entier était connecté à la spiritualité, à la vérité, à la joie. Nous avions le Sanhédrin, cette assemblée de 71 Sages d’où jaillissait toute la lumière de la Torah. Nous avions les Prophètes, ces messagers de D.ieu qui nous parlaient directement, nous remettaient sur le bon chemin. Trois fois par an, tout le peuple se rassemblait à Jérusalem pour servir D.ieu, dans la joie, la musique, les chants et la beauté. Les gens dansaient, mangeaient les sacrifices, ressentaient D.ieu. À Souccot, on dansait 7 jours et 7 nuits sans s’arrêter. Les fruits de la Terre d’Israël étaient splendides. Les Nations respectaient notre sagesse et nous consultaient. Le simple Juif qui se levait le matin était d’un niveau spirituel inimaginable aujourd’hui. Mais tout cela a été détruit. Le Temple a brûlé. Le lien direct avec D.ieu s’est brisé. Notre fierté a été profanée. Nous sommes devenus des cibles faciles, accusés de tous les maux, moqués, humiliés, persécutés.

Dimanche, les Juifs du monde entier commémorent les 1 952 ans de la destruction du Second Temple, qui a envoyé le peuple juif dans un exil amer qui ne prendrait fin qu’avec la fondation de l’État moderne d’Israël en 1948. Pendant la période de deuil précédant Tisha Be’Av, l’équipe d’HonestReporting a eu le privilège de monter sur le Mont du Temple à Jérusalem.

Là, nous avons vu de nos propres yeux comment les médias présentent trop souvent un faux récit concernant le site le plus sacré du judaïsme.

Incroyable découverte

Une mystérieuse inscription vieille de 3 800 ans prouve-t-elle l’existence de Moïse ?
Dans une roche abandonnée d’une ancienne mine de turquoise de la péninsule du Sinaï, une inscription proto-sinaïtique vieille de près de quatre mille ans a été découverte.
Selon un chercheur indépendant, elle porte les mots « Ceci est Moïse ». Cette découverte passionnante a soulevé une hypothèse audacieuse : il pourrait s’agir de la première preuve archéologique du nom de Moïse en tant que personnage historique et, par conséquent, d’une possible confirmation sans précédent du récit de la sortie d’Égypte.

 

Sources: B. B sur Meta et www.ashdodcafe.com/
JForum.fr

 

 

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