Critiques Abondent pour le Programme de Bons d’Alimentation de Deri : « Nécessaire comme l’Air que Nous Respirons »

Le programme de bons d’alimentation proposé par l’ancien ministre de l’Intérieur Aryeh Deri a suscité une vive critique pour son exclusion de dizaines de milliers d’enfants dans le besoin et de familles défavorisées. Alors que le plan a été légalement approuvé cette semaine, de nombreux Israéliens ressentent une profonde indignation face aux critères de sélection qui laissent de côté ceux qui sont dans le plus grand besoin.

Des témoignages poignants viennent éclairer les implications de ce programme inégal. Sarit, mère de cinq enfants, exprime sa douleur en disant : « Nous avons du mal avec tout. Je n’ai pas d’argent pour me nourrir, je vais contracter un emprunt sur le marché noir pour acheter des fournitures scolaires pour mes enfants, et bientôt, nous risquons l’expulsion de notre maison. » Bien que Sarit s’occupe d’un mari malade et d’une fille atteinte de paralysie cérébrale, les critères du programme ne lui permettent pas de bénéficier de l’aide.

Le programme divise les familles en fonction de critères qui semblent arbitraires. Les familles nombreuses bénéficient de bons d’alimentation allant jusqu’à 2 400 NIS, tandis que les familles monoparentales reçoivent jusqu’à 1 050 NIS, et les familles de travailleurs pauvres ne reçoivent que 525 NIS. Les survivants de l’Holocauste sont également touchés par ces critères restrictifs, provoquant l’indignation de ceux qui estiment que ces personnes méritent une meilleure prise en charge.

Eran Weintraub, PDG de Leta, souligne la responsabilité du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Il insiste sur l’importance d’inclure le financement dans le budget de base afin de garantir une gestion appropriée et des critères d’éligibilité équitables pour aider les populations les plus vulnérables.

La discrimination dans le traitement des survivants de l’Holocauste a été particulièrement critiquée. Avec seulement 3 000 survivants sur 15 000 recevant des bons d’alimentation, de nombreux Israéliens ressentent que ces individus méritent un meilleur soutien après tout ce qu’ils ont vécu.

Face à la controverse, le ministère de l’Intérieur se défend en affirmant que les critères ont été élaborés après de longues discussions et qu’ils ont élargi le cercle des bénéficiaires, y compris les survivants de l’Holocauste. Cependant, beaucoup pensent que ces mesures ne suffisent pas et appellent à une révision plus approfondie du programme.

Alors que le programme suscite des débats, il devient clair qu’il y a un besoin criant de reconsidérer les critères d’éligibilité pour s’assurer que les plus vulnérables de la société ne sont pas laissés pour compte. La lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire nécessite une approche plus inclusive et équitable, qui tienne compte de la diversité des besoins de la population.

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