La réaction la plus frappante, à l’expulsion tragique des Juifs d’Amona mercredi, a été celle de Abd Rahman Abu-Saleh, le maire de la ville arabe à côté d’Amona, Silwad (lieu de naissance du chef du Hamas Khaled Mashal). Il est aussi l’un des pétitionnaires à la Cour suprême, s’exprimant contre le plan de logement alternatif aux habitants de Amona. Abu-Saleh  a déclaré, selon un tweet de Gal Berger, de la chaîne israélienne Channel 2 News : “La seule solution pour les évacués d’Amona est de retourner en Europe, d’où ils sont venus”.

Oui, c’était révoltant, mais au moins ce n’était pas un mensonge – c’est ce que le monsieur pense vraiment et c’est, sans doute, de que pense la majorité des Arabes musulmans qui vivent entre le Jourdain et la mer Méditerranée.

La réaction la plus révoltante, à la destruction d’Amona, par la Haute Cour de Justice, émane du journal principal de gauche en Israël, Ha’aretz, qui a publié le récit d’une femme arabe de 83 ans, appelée Maryam Hamed, également résidente de Silwad, qui titrait : «J’ai déjà préparé le blé et les lentilles pour les semences.» Elle y raconte ses souvenirs, évoque son père, qui avait l’habitude de cultiver la terre là-haut, avant que les «colons» ne viennent pour tout leur prendre.

“Ce que j’ai envie de faire, c’est de sortir de chez moi pour aller distribuer des bonbons joyeusement à tous les habitants du village”, écrit Hamed. «Je veux distribuer des bonbons aux gens, parce que je suis sur le point de retrouver ma terre. Pour revenir y travailler à nouveau. Je veux partager ce moment privilégié avec ma famille et mes voisins. Ça me rend si heureuse, je suis remplie de joie. “

Ce récit, vrai, partiellement vrai ou entièrement fictif, est accompagnée d’une photo de la joyeuse dame, fournie par l’ONG Yesh Din, pour qui mercredi était le jour d’une énorme victoire. Après avoir pendant des décennies, utilisé des millions de donations dont les ont gratifié le ennemis européens des implantations juives, ils ont finalement réussi à détruire plusieurs centaines de vies juives et comme si ce n’était pas assez, ils ont en plus, veillé à ce que ces Juifs, expulsés de leurs maisons, fussent aussi privés des logements alternatifs, que le gouvernement leur avait promis. En œuvrant, afin de faire en sorte que des gens comme Hamed, déclineraient l’offre qui leur était faite, de percevoir une compensation financière pour les terres qu’ils revendiquaient, ce dont elle aurait pu faire bon usage, à 83 ans, Yesh Din a consciencieusement mené à bien sa mission d’anéantissement.

Google Earth view of Amona reveals how little agricultural land is present there, exposing the lie about thriving Arab farms taken over by the Jews.

Vue d’Amona sur Google Earth,  qui révèle combien il y a peu de terres agricoles à cet endroit là, ce qui prouve que l’affirmation selon laquelle il y avait là des fermes arabes prospères prises par les Juifs, relève du mythe.

La Nakba (catastrophe) d’Amona a également permis de raviver le mythe selon lequel des générations de fermiers arabes possédaient les terres de Judée et Samarie, depuis les croisades. C’est la légitimation de ce mensonge, qui a été mercredi, la plus grande victoire des ennemis des juifs sionistes.

Les Arabes de Judée et de Samarie ont déclaré deux «intifadas» contre le pays qui occupait ces territoires en 1948-1949, à savoir, la Jordanie. Les Arabes locaux, ainsi que leurs frères à l’est du fleuve, se sont révoltés une fois en 1963, suite à la révolution panarabe et socialiste du Parti Baath en Syrie, et ont menacé de renverser le roi Hussein. La rébellion a été matée par la légion  bédouine, fidèle au roi, et entraînée par les britanniques. Trois ans plus tard, en 1966, les Arabes locaux se sont rebellés à nouveau, suite aux représailles sévères de Tsahal contre le village de Samu (une mine terrestre placée par l’OLP avait causé la mort de trois soldats israéliens). Cette rébellion avait également été rapidement et brutalement matée par les Bédouins du roi.

Ces deux révoltes ont révélé à quel point le gouvernement occupant d’Amman, négligeait la Judée et de la Samari. Dans les deux cas, le roi a indemnisé des milliers d’Arabes locaux en leur offrant des parcelles de terre, dont il n’était même pas propriétaire. De même que la présence d’Israël aujourd’hui, en Judée et en Samarie, est considérée par la grande majorité des pays du monde, comme une occupation temporaire, de même l’était la présence jordanienne de 1948 à 1967. En fait, la Jordanie a été expulsée de la Ligue arabe à un moment donné, pour ses velléités d’annexer la «Cisjordanie».

Des photographies aériennes de la région d’Amona qui datent des années 1940, faites par les Britanniques, et des années 1960 et 1980, faites par les Israéliens (aucune photographie jordanienne n’a jamais été faite, apparemment) montrent clairement que la plus grande partie du territoire n’a jamais été utilisée. Non pas parce que les Arabes locaux étaient paresseux, mais parce que la terre à cet endroit est surtout rocheuse, et que pour qu’elle soit rentable, il aurait fallu des investissements énormes que les Arabes locaux étaient loin d’être prêts à faire.

Il est évident, malgré ce que Mme Hamid raconte sur son enfance heureuse, qui lui a été suggérée par le service de relations publiques de Yesh Din, qu’aucun agriculteur arabe qui se respecte, ne paierait de telles sommes, pour acquérir des terres quasiment stériles. En effet, les quelques rares parcelles cultivables, au sommet d’Amona qui étaient cultivées lorsque les Juifs ont acheté l’endroit, étaient disséminées le long d’un petit sentier.

View of the mountains from a home in the Jewish community of Amona on December 16, 2016.

Naturellement, les agriculteurs de Silwad n’ont jamais payé de telles sommes pour acquérir la terre.  Elle leur a été donnée en cadeau par le roi de Jordanie, afin de calmer leur ressentiment croissant, devant les négligences de son gouvernement, le manque de pouvoir, d’infrastructures, de routes, d’eau, de cliniques médicales, d’écoles, en fait, toutes ce que les Israéliens ont commencé à instaurer après 1967.

Le mythe selon lequel les Arabes locaux étaient les anciens propriétaires de ces terres et qu’ils en ont été dépossédés, doit être combattue, sans relâche, en rappelant les faits historiques et en produisant des évidences, parce que le monde ignore qu’il s’agit d’une fable, d’un grand mensonge, et que la Cour suprême israélienne n’a que faire des Juifs..

JNi.Media  le dessin est de Asher Shwartz

12 Commentaires

  1. J’avoue ne pas comprendre clairement la politique israélienne.
    A un moment jugé opportun, l’on vous place un groupement d’habitants juifs dans un coin: cela peut être Yamit ( Sinaï, rasé, depuis la paix israélo-égyptienne); les villages dans la Bande de Gaza ( évacués, je crois, il y a une dizaine d’années; Amona, aujourd’hui; demain, un autre village…
    Que représentent donc , pour les décideurs israéliens, ces autres Israéliens, déplaçables au gré des accords, des intérêts du moment?
    Yesh Din? Pour qui ? Pas pour ces derniers.

  2. La cour suprême est le fief de la gauche israélienne depuis des décennies , un groupe de juges inspiré par les juges qui jugeaient à Sodome : une bande de salopards !

  3. La gauche israelienne n.etant plus subventionnee par qui vous savez, vit maintenant au crochet de l’Iran, directement ou indirectement, mais surement. L’attitude de la gauche israelienne ne laisse aucun doute sur son but: detruire Israel. Il est grand temps que les debiles au pouvoir prennent le taureau par les cornes et sauvent la situation avant qu’il ne soit bien tard!

  4. Le drame c’est qu’a force d’ajouter des injustices aux injustices , sur la base de documents n’ayant aucune valeur juridique ou totalement illégaux, il finira par se lever en Israël, un gouvernement populaire plus a droite que l’extrême droite qui elle , ne cédera plus sur rien e, mais qui surtout je l’espère jugera tous ces gauchos pro-palestiniens , traitres à leur nation

  5. Vraiment la tête à l’envers. Comment peut on encore adhérer aux mensonges sur lesquels nous avons été formatés. Amona est Juive et des haineux l’ont nié. Oser dire aux Israéliens de retourner en Europe mais ce sont eux les envahisseurs qui doivent immigrer dans les nombreux pays d’où ils sont originaires.

  6. Les propriétaires arabes ont reçu leurs terres d’envahisseurs donc leur titre de propriétaire est sans valeur. Cette usurpation est acceptée par notre système judiciaire aux mains des gauchistes.
    Quelle est la définition du mot trahison?

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