Le Programme d’urgence pour les Juifs de France est en mode pause. La Ministre (parti russophone) fait campagne pour les Juifs d’Ukraine. La « concurrence » artificielle serait malsaine, alors que les deux problèmes relèvent de rythmes et de priorités différentes.
Un mois après l’attentat à l’Hyper Cacher, le ministère de l’Alya et de l’intégration devait présenter son programme d’urgence au Premier ministre afin de permettre à 15 000 Juifs de venir s’installer en Israël. La ministre Sofa Landver (Israël Beteinou) a demandé au dernier moment d’inclure dans ce projet les Juifs d’Ukraine et de retarder ainsi son application.

“Au vu de la situation en Ukraine, où les batailles font rage, j’ai décidé de traiter le dossier des Juifs là-bas. Le cas est grave et le gouvernement se doit d’y remédier en investissant de nombreuses ressources et sauver ceux qui désirent faire leur Alya” a indiqué la ministre.
Landver aurait l’intention d’inclure, entre autres, une augmentation des heures d’apprentissage de l’hébreu dans les écoles, des primes d’intégration spéciales et une plus grande facilité d’accueil des enfants dans les garderies quand les deux conjoints travaillent. Landver promet un grand changement: « il y aura l’avant et l’après programme ».
De leur côté, les organisations juives de l’Alya en France s’indignent et soupçonnent la ministre de lorgner sur l’agenda politique et électoral. Ces dernières craignent un recul et une baisse du nombre de candidats à l’Alya.
Le président de l’IPPJ (l’Institut pour la Politique du Peuple Juif), Avinoam Bar-Yossef, qui a participé à l’élaboration du plan originel, , a avoué sa colère: “Il serait très grave que la ministre Sofa Landver, politise le sujet. Ceci est un programme d’urgence et doit être traité comme tel. Il faut faire venir les Juifs d’Ukraine, c’est certain, mais cette communauté est très différente de celle de France. Une manipulation politique serait révoltante”.
Même son de cloche au cours de la réunion spéciale du gouvernement lundi, quand les ministres ont rappelé à Landver qu’elle avait été mandatée en urgence, pour accélérer le traitement des Juifs de France désireux de s’installer en Israël. Avi Zana, directeur général de AMI, a expliqué que la situation de la communauté en France exige une approche différente de celle d’Ukraine et que les familles reportent leur départ attendant le programme gouvernemental. Zana: “Nous parlons d’un pays occidental qui vit un traumatisme spécifique. Une concurrence entre ministres peut être saine, mais à côté, malheur à nous si les calculs politiques s’en mêlent. Les dommages pourraient être considérables”.
Réaction de la ministre de l’Alya et de l’intégration: “Nous œuvrons sur un programme optimal en faveur des futurs Olim de France, de Belgique et d’Ukraine. Trois Etats où le potentiel et la volonté de monter sont importants. La politique et ses slogans n’ont pas leurs places dans ce débat”.
Source : coolamnews.com
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