Les Marques Automobiles Japonaises en Vue d’un Accord Commercial Israélo-Japonais : Quels Bénéfices pour l’Industrie ?
Un accord commercial en vue entre Israël et le Japon suscite l’attention, notamment dans le secteur automobile. Bien que cet accord soit en cours de discussion, il est anticipé que son impact sur le marché automobile israélien pourrait être relativement modéré par rapport à des accords précédents. Les répercussions pour les marques de voitures japonaises vendues en Israël, ainsi que pour les véhicules électriques, sont au cœur des spéculations. Voici un aperçu des développements récents et des marques potentiellement concernées.
Des sources de l’industrie automobile signalent des progrès significatifs dans les pourparlers en vue d’un accord de libre-échange (ALE) entre Israël et le Japon. Après près d’une décennie d’exploration, les négociations ont repris en novembre de l’année dernière. Ces derniers mois, ces pourparlers ont gagné en intensité. Selon les estimations, un avant-projet d’accord pourrait être présenté dès le second semestre 2024, avec une mise en œuvre envisagée pour 2025. La volonté du gouvernement japonais de conclure rapidement un accord avec Israël est en partie motivée par les accords similaires déjà signés par Israël avec la Corée et la Chine, qui pourraient potentiellement impacter les exportations japonaises vers Israël.
Malgré ces développements, l’impact de cet accord commercial sur le marché automobile israélien pourrait être limité par rapport à d’autres accords. Cela s’explique en partie par le fait que de nombreux véhicules des marques japonaises vendus en Israël sont fabriqués en Europe et bénéficient déjà d’exonérations de droits de douane. Les véhicules importés en Israël en provenance du Japon représentaient environ 13 % de tous les imports de janvier à juillet 2023, comparé à plus de 30 % il y a une dizaine d’années. En parallèle, la part de marché des véhicules fabriqués en Chine a considérablement augmenté cette année, atteignant environ 17 %.
L’accord commercial pourrait néanmoins bénéficier aux marques automobiles dont la majorité des modèles sont produits au Japon. Parmi les marques susceptibles de profiter de la suppression des droits de douane figurent Mazda, Subaru et Lexus. Certains modèles de Toyota, Nissan et Suzuki fabriqués au Japon pourraient également être concernés. De plus, les véhicules électriques fabriqués en Occident pourraient indirectement bénéficier de l’accord, étant donné que certains d’entre eux sont équipés de batteries fabriquées au Japon et sont actuellement soumis à des droits de douane en Israël.
Le ministère de l’Économie et de l’Industrie a confirmé l’existence de pourparlers, précisant que « Israël et le Japon mènent actuellement une étude de faisabilité comme étape préliminaire avant d’entamer les négociations pour un accord de zone de libre-échange. » Cette étude de faisabilité est une étape cruciale pour évaluer les avantages mutuels et les implications potentielles d’un tel accord.
Bien que les impacts concrets de l’accord commercial Israélo-Japonais sur le marché automobile soient encore à déterminer, les marques japonaises et les véhicules électriques semblent être les principaux bénéficiaires potentiels. L’évolution de ces négociations et leurs conséquences pour l’industrie automobile continueront de susciter l’attention et l’intérêt.
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