À Guivat Zeev, des gardes trahissent
À Guivat Zeev, au nord de Jérusalem, une affaire de corruption secoue le dispositif de protection d’une localité réputée parmi les mieux sécurisées du pays. La police a annoncé l’arrestation de sept agents de sécurité soupçonnés d’avoir organisé, pendant plusieurs mois, l’entrée illégale de travailleurs palestiniens sans permis, à l’intérieur de la ville et vers d’autres zones d’Israël.
Selon l’enquête menée par l’unité centrale du district de Jérusalem, les suspects – des employés d’une société privée de sécurité, pour la plupart originaires d’Abou Gosh et du nord du pays – auraient exploité leur accès aux systèmes de contrôle et aux postes de garde. En échange de pots-de-vin de plusieurs milliers de shekels, ils auraient permis à des centaines de Palestiniens en situation irrégulière de contourner le check-point d’Ofer, sur la route 443, et d’entrer discrètement sur le territoire israélien.
Le dispositif décrit par les enquêteurs apparaît structuré : des résidents de l’Autorité palestinienne franchissaient la barrière, montaient dans des véhicules immatriculés en Israël, puis entraient par un portail secondaire de Guivat Zeev, réservé aux habitants et surveillé par ces mêmes gardes. L’un des Palestiniens arrêtés aurait servi d’intermédiaire rémunéré entre les travailleurs et les agents, coordonnant les passages et la collecte des fonds. Les sommes en jeu sont estimées à des dizaines de milliers de shekels.
Certaines des personnes ainsi introduites auraient ensuite été repérées lors de contrôles sur des chantiers ou dans des entreprises opérant sans autorisation, plusieurs sites ayant été fermés pour emploi illégal de travailleurs palestiniens. À ce stade, rien n’indique que ces infiltrations soient liées à une activité terroriste, mais la police souligne qu’une telle brèche représente un risque direct pour la sécurité des habitants, dans une zone déjà jugée sensible.
Les suspects, arrêtés la semaine dernière, ont vu leur détention prolongée et doivent être présentés à un juge en vue d’éventuelles inculpations pour corruption, abus de confiance et aide à l’entrée et au séjour illégaux. Ils nient les faits ou gardent le silence, et bénéficient, comme tout prévenu, de la présomption d’innocence tant qu’aucun jugement n’a été rendu.
L’affaire éclate sur fond de surveillance accrue des travailleurs palestiniens depuis les événements du 7 octobre 2023. Les autorités ont multiplié les opérations contre les résidents en situation irrégulière, avec des centaines d’arrestations et des contrôles renforcés sur les axes menant aux grandes agglomérations. Dans ce contexte, la découverte d’un réseau impliquant ceux qui sont chargés de filtrer les entrées est perçue comme une atteinte particulièrement grave à la confiance du public.
Le président du conseil local de Guivat Zeev a salué l’enquête tout en exprimant sa colère : pour lui, des gardes qui monnayent l’accès au territoire « trahissent leur mission et mettent en danger la population ». L’affaire devrait relancer le débat sur le recours à des sociétés privées pour assurer la sécurité de localités exposées, et sur les mécanismes de contrôle destinés à prévenir de telles dérives.
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Mais que plus aucun palestinien soit autorisé à entrer en Israël !
Il y aura beaucoup moins besoin de surveillance intra, ce qui coûte énormément cher.
Et seront repérés bien plus vite ensuite !