Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.

Le 20 mai 2014, les membres de l’association israélo-palestinienne « Zoh’rot » (souvenirs) ont accompagné quelques milliers de personnes qu’Israël appelle «arabes israéliens » (alors qu’eux-mêmes se considèrent « palestiniens d’Israël ») dans une marche dans la forêt située entre Nazareth et Tibériade, en direction de l’emplacement d’un ancien village arabe de Palestine qui se nommait « Lubya ».

L’emplacement de ce village, abandonné par les arabes de Palestine en 1948, est au cœur d’un parc portant le nom de « Lavai » où les israéliens viennent se promener dans la pinède. La mise en scène, traditionnelle, consiste, pour des enfants d’origine arabe, à se promener avec des clés, sensés symboliser leur maison perdue.

L’association « Zoh’rot » qui comprend des juifs et des palestiniens s’est fixée pour objectif de relayer, auprès de la jeunesse juive d’Israël, une communication sur les évènements qui se sont produits en 1948. Aussi, aimerait elle faire naître un sentiment de culpabilité au sein de la population juive d’Israël, afin de provoquer un vaste mouvement de rejet d’Israël et salir le miracle de la création de l’Etat juif.

« Zoh’rot » ou la culture de l’auto-flagellation

Cette association lutte pour que le jour de l’indépendance de l’Etat d’Israël (Yom Hatzmaout) ne soit plus synonyme de jour de réjouissance auprès de la jeune génération de juifs israéliens, mais de jour sombre et de honte : celui de la dépossession d’un peuple qui vivait localement avant que les juifs ne les en délogent. Certains responsables ou anciens responsables politique de la gauche israélienne comme l’ancien Président de la Knesset Avraham Burg, (compatissant à l’égard des palestiniens d’Israël), reprochent à Israël d’avoir aménagé des centres de vacances et de loisirs sur les anciens villages abandonnés par les arabes de Palestine.

Ainsi, dans les jours qui ont suivi la célébration par les juifs de leur indépendance retrouvée le 5 mai 1948 (correspondance avec la date du calendrier hébraïque), l’association Zoh’rot a lançé un système interactif consultable sur les téléphones portables, permettant de visionner une carte de ce qu’était la Palestine mandataire, avec le nom des villages qui ont été abandonnés par les arabes en 1948. Elle a également distribué ce qu’elle appelle une « trousse nakba », comprenant des supports évoquant les circonstances du départ des arabes de Palestine au moment de la création de l’Etat d’Israël.

Pour l’association Zoh’rot, la création de l’Etat d’Israël est bien une catastrophe qu’il faut intégrer dans la mentalité de la population israélienne. Aussi, combat-elle tout ce qui serait de nature à modifier cette perception : pour elle, l’annonce faite par le Premier Ministre Benjamin Netanyahu visant à définir légalement la judaïté d’Israël, est un moyen d’éradiquer tout débat sur la Nakba et sur la « responsabilité (alléguée) israélienne ». De même, elle milite ardemment en faveur de cette aberration que l’on a coutume d’appeler « le droit au retour des réfugiés palestiniens » ou demande encore demande l’abrogation de la Loi sur la nakba qui interdit le financement public des institutions qui organisent des manifestations en souvenir de cet évènement.

Ce besoin d’auto flagellation des membres juifs de l’association Zoh’rot n’est bien évidemment pas partagé par tous les membres de la jeunesse israélienne : bon nombre, fiers d’arborer des drapeaux israéliens, ne se laissent pas impressionner par cette culture du drame palestinien entretenu dans une atmosphère de sanglots interrompus. C’est le cas du mouvement « im tirtzu » (« si tu le veux » tiré de la phrase lancée par Théodore Herzl : « si vous le voulez ce ne sera pas un rêve ») qui, dans une promotion des valeurs du sionisme, n’a pas manqué d’organiser des contre manifestations dans les universités israéliennes.

Mathan Peleg, directeur de l’association « im tirzu », a critiqué la gauche israélienne qui se prête au jeu de la victimisation palestinienne et s’est plu à rappeler que c’était bien les arabes qui ont déclaré la guerre aux juifs, non le contraire. Il a souligné qu’Israël respectait les droits de l’homme des arabes qui vivaient sur le territoire, et que leur situation était beaucoup plus enviable que celle des personnes arabes qui vivent dans les autres pays arabes du Moyen Orient. Enfin, il s’est offusqué par les drapeaux palestiniens brandis en Israël qui sont un appel à la destruction de l’Etat juif.

Le Ministre des Affaires Etrangères Avigdor Lieberman a également fustigé les palestiniens d’Israël comme étant une cinquième colonne dont le but est de détruire Israël. Il leur a alors suggéré de partir vivre à Ramallah puisque les quartiers de l’Autorité palestinienne s’y trouvent. Enfin, il a demandé le retrait du financement de l’université de Tel Aviv dans le cadre de la Loi sur le Nakba, en cas d’organisation de manifestations concernant ce sujet.

Satisfaite de son action, des responsables de l’association « Zoh’rot » affirment que « La société israélienne connaît à présent la Nakba, même s’il reste beaucoup à faire. Les juifs israéliens ne veulent pas en assumer la responsabilité ni réparer les injustices historiques et « reprendre » les réfugiés. Ce sera un processus de longue haleine ». bien évidemment l’association Zoh’rot se méprend totalement.

Loin d’être une catastrophe, la nakba n’est qu’une gestion de la conscience dans le monde arabe. Elle est tout d’abord une traduction de la mauvaise conscience des arabes de la Palestine mandataire qui ont abandonné leur terre sur recommandation des dirigeants des pays arabes limitrophes, persuadés que la guerre menée contre Israël mènerait rapidement à son éradication. Si les arabes de Palestine n’avaient pas quitté le pays ou en étaient revenus immédiatement, (comme la résolution 194 du 11 décembre 1948 le leur permettait), ils ne vivraient pas comme des apatrides dans les pays arabes.

La nakba est également une culture de la mauvaise conscience des palestiniens qui vivent en Israël, c’est-à-dire au sein d’un Etat qui leur offre un horizon économique, un système de soins et un confort de vie, alors que les membres de leur famille grandissent dans les pays arabes en dehors de toute décence.

La nakba est enfin un moyen, pour le monde arabe, de se donner bonne conscience pour avoir abandonné les palestiniens et refusé de les intégrer dans leurs Etats, alors qu’ils vivent dans des conditions qui violent les principes d’humanité.

L’association Zoh’rot doit donc cesser son cinéma : la nakba n’est pas une destruction volontaire de centaines de villages palestiniens que « les juifs doivent garder en mémoire et affronter ». Elle doit également cesser de lutter pour cette absurdité communément appelée « le droit au retour des réfugiés palestiniens ». En revanche, si les membres de l’association Zoh’rott entendent véritablement lutter pour le « droit au retour des palestiniens », il conviendrait pour elle de se rendre dans les environs de Damas dans les villages que les palestiniens ont dû abandonner pour fuir vers le Liban. L’association Zoh’rot pourrait alors se battre pour le « droit au retour des palestiniens » en Syrie et recevrait alors des fonds du gouvernement israélien et se réconcilier avec lui dans le partage de cette entreprise humanitaire.


La « Nakba », selon les amis israéliens de Téhéran.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.

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Ratfucker

Les coeurs saignants de compassion des Zocrotte & co sont passés experts en psychologie vétérinaire. Ils sont persuadés de connaître les souhaits des Arabes mieux qu’eux-mêmes. Comme ils savent interpréter les pensées de leur caniche ou de leur poisson rouge, à qui il ne manque que la parole. Ont-ils jamais demandé aux profiteurs du Naqba business, les 30.000 bureaucrates de l’UNRWA, les 170.000 fonctionnaires de l’Autorité Palestinienne, s’ils comptaient sincèrement exercer leur « droit de retour », et renoncer à leurs fauteuils capitonnés ou leurs bureaux climatisés pour venir trimer dans les champs de pois chiches de leurs ancêtres (domestiques ou métayers des grandes familles qui continuent à diriger la cause « palestinienne ») sous un soleil de plomb, comme de vulgaires kibboutzniks? Ne savent-ils pas que le rêve de la plupart des « réfugiés » de base est de faire fortune en vendant des kebabs à Chicago? Mais que le flot de subventions que leur verse la communauté internationale les retient dans le piège de la condition d’assistés héréditaires.