L’AFP parle d' »Attentat suicide », comme pour contrebalancer et justifier le terrorisme arabo-musulman. Mais, selon les informations kurdes, cette Commandante s’est battue seule jusqu’à la fin et a dégoupillé la grenade qui lui restait, contre les jihadistes, tout proches de Kobané. Sans quoi, il est facile de déduire qu’elle aurait été violée et décapitée.
SYRIE
Le Front Al-Nosra s’empare d’un plateau stratégique dans la province de Deraa.
Dimanche, le visage d’Arin Mirkan est devenu celui de la résistance farouche qu’opposent les Kurdes syriens aux troupes de l’Etat islamique. De son vrai nom Dilar Gencxemis (l’autre est son nom de guerre), la jeune femme figure parmi les 15 qui auraient péri ce jour-là. Mais elle se serait fait exploser, tuant «des douzaines» de djihadistes, selon les Unités de protection du peuple (YPG), mouvement de peshmerga auquel elle appartenait et qui défend bec et ongles le Kurdistan syrien. D’autres sources ont fait état en fait d’un geste désespéré, la combattante étant sur le point de se faire capturer. Elle aurait alors dégoupillé une grenade.

Reste que son sacrifice confirme les dires d’Esmat al- Cheikh, chef de l’autorité de défense de Kobané: «Nous ne laisserons pas les djihadistes entrer dans la ville tant que nous serons en vie.» Assiégée depuis trois semaines, cette localité du nord du pays est cruciale. Si l’Etat islamique s’en empare, il contrôlera une large bande continue de territoires le long de la frontière turque.
«UN EXEMPLE À SUIVRE»
La mort d’Arin Mirkan a rapidement été saluée sur les réseaux sociaux et honorée par l’YPG: «Si nécessaire, tous nos combattants suivront cet exemple.» Une volonté farouche, mais qui témoigne également du sentiment d’abandon qui règne parmi les résistants kurdes. Car si seuls les Américains les aident avec des frappes aériennes, c’est insuffisant. Et aucune troupe au sol ne vient à leur secours. L’armée turque s’est massée à la frontière, mais n’a pas encore franchi la ligne pour l’instant.
Avec un armement inférieur à celui de leurs ennemis, transformant parfois des tracteurs en chars, les résistants kurdes affichent dans leurs rangs des grands-mères, portant des kalachnikovs. Ces images ajoutées à de nombreuses autres diffusées ces jours de soldats féminins représentent une arme de guerre. L’YPG se vante en effet d’avoir 40% de femmes dans ses rangs, opposant ainsi sa mixité aux islamistes. Pour les djihadistes, se faire capturer, blesser ou tuer par une femme est l’humiliation suprême, voire les empêcherait d’atteindre le paradis, selon certaines sources.
L’engagement de ces combattantes est volontaire. Il dure depuis une trentaine d’années dans les rangs kurdes. Elles ont aujourd’hui une motivation supplémentaire à celui de défendre leur famille comme les hommes: ne pas être ramenées au Moyen Age en tombant sous le joug de l’Etat islamique. Mais face à l’urgence de la situation, certaines se voient confier une arme, sans aucune formation.
Les forces kurdes défendaient férocement dimanche la ville syrienne de Aïn el-Arab (Kobané en kurde) assiégée par les jihadistes de l’Etat islamique (EI, ex-Daech), cibles pour la première fois d’un attentat suicide mené par une femme kurde [c’est faux sur le principe de légitime -défense, où cette femme a déclenché sa dernière grenade pour ne pas être prise vivante. L’AFP participe du terrorisme et l’excuse en diffusant de telles informations mensongères].
Pour la troisième journée consécutive, la ville assiégée, sise à quelques kilomètres de la Turquie, a été soumise à des tirs d’obus de l’EI qui cherche à s’en emparer pour s’assurer le contrôle sans discontinuité d’une longue bande de territoire à la frontière syro-turque. Des obus s’abattent également, depuis lundi, en Turquie. La chute de l’un d’eux, d’origine indéterminée, a fait cinq blessés dimanche, conduisant à l’évacuation de la zone frontalière.
Les jihadistes sont « à certains endroits à un kilomètre de la ville et à deux ou trois kilomètres à d’autres endroits », a déclaré à l’AFP un responsable kurde syrien, au lendemain de la prise par l’EI d’un pan de la colline de Machtanour, au sud-est de Aïn el-Arab.
S’ils parvenaient à mettre la main sur la totalité de cette colline alors « tout Kobané serait dans leur viseur et sa prise deviendrait plus facile », a averti le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.
Signe du désespoir des combattants kurdes de Aïn el-Arab, une femme a mené dimanche un attentat suicide contre une position de l’EI à l’est de la ville, faisant « des morts » sans que l’on sache précisément combien , selon M. Abdel Rahmane. Il s’agit du premier attentat suicide connu d’une combattante kurde contre l’Etat islamique, groupe lui-même familier de ce type d’attaque, a-t-il précisé.
Kobané est défendue par les combattants des Unités de protection du peuple (YPG, principale milice kurde syrienne), moins nombreux et moins bien armés que les jihadistes.
Des centaines de morts
Face à cette situation, la Turquie s’est pour l’instant contentée de renforcer sa frontière, une passivité vigoureusement dénoncée par sa population kurde (de 15 à 20 millions) qui l’accuse de laisser faire les jihadistes.
Des discussions informelles ont toutefois eu lieu entre le président du Parti de l’union démocratique (PYD), la branche syrienne du mouvement rebelle kurde turc du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, classé terroriste par la Turquie), et les services de renseignement turcs, ont affirmé des médias turcs dimanche.
L’offensive des jihadistes dans la région de Aïn el-Arab a fait selon l’OSDH des centaines de morts dans les deux camps depuis le 16 septembre, et poussé à la fuite quelque 300 000 habitants, dont 180 000 ont trouvé refuge en Turquie. Certains d’entre eux veulent retourner à Aïn el-Arab pour combattre, mais en sont empêchés par les autorités turques à la frontière, a constaté une journaliste de l’AFP.
Si aucune force n’est entrée dans la ville pour soutenir les combattants du YPG, les frappes aériennes de la coalition dirigée par les Etats-Unis contre des positions de l’EI autour de Aïn el-Arab entravent « la progression du groupe », selon M. Abdel Rahmane.
Les bombardements américano-arabes dans la région, où il resterait quelques milliers de civils, ont commencé ces derniers jours après le début de l’intervention de la coalition en Syrie le 23 septembre.
Ces frappes aériennes « ne sont pas suffisantes pour battre les terroristes au sol. Ils (la coalition menée par les Etats-Unis) doivent nous aider avec des armes et des munitions », a réclamé Idris Nahsen, un responsable kurde local.
Problèmes de coordination
Des experts et d’ex-responsables militaires américains ont également souligné que Aïn el-Arab illustrait les limites d’une intervention exclusivement aérienne.
« Les Kurdes font face à des combattants bien organisés et bien équipés », a affirmé Seth Jones, un ancien conseiller militaire américain. « Il s’agit d’un problème plus large qui concerne toute la Syrie où l’intervention américaine n’est pas vraiment bien coordonnée avec des forces sur le terrain, en partie à cause de la pléthore de groupes rebelles ».
Ailleurs en Syrie, une coalition de ces rebelles, parmi lesquels le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’el-Qaëda, s’est emparée dimanche d’un plateau stratégique dans la province de Deraa (sud), selon l’OSDH. Les combats, qui se poursuivaient, ont fait 30 morts parmi les forces du régime et 29 parmi les rebelles.
Après la décapitation par l’EI de l’humanitaire britannique Alan Henning, quatrième otage occidental exécuté de la sorte par les jihadistes en Syrie, le groupe en a présenté un 5e, Peter Kassig, menaçant de le tuer.
En Irak, où l’EI s’est également emparé de larges pans de territoire, des bombardiers et hélicoptères américains ont mené dimanche six attaques avec des missiles contre des positions des jihadistes, selon le commandement américain chargé du Moyen-Orient (Centcom).
Paris, qui participe aux frappes de la coalition en Irak, a annoncé son intention d’y « accentuer » le « rythme de patrouille » aérienne, mais a de nouveau exclu pour le moment toute frappe française en Syrie.






































la position politique de la Turquie !!!simple Les kurdes sont 1gros problem pour les turks comme a l epoque les armeniens alors avec les djihadistes qui vont leur faire le netoyage des kurdes sure qu ils ne bougeront pas voila et cette salope de erdogan qui critique Israel laisse faire 1vrai genocide ,1monde de lache
personne ne prendra la defence des kurdes ,chretiens et yazidis car Israel n est pas dans ce bourbier
Iraq/Syrie
Une question naive :
Les kurdes se battent à la frontière Turque contre les Islamistes et la Turquie qui prétend combattre le terrorisme ne réagit pas ?
Quelle est vraiment la position politique de la Turquie dans cette guerre ?
Merci pour les réponses !