Il est redondant de rappeler que défendre Israël devant une opinion publique de plus en plus mal disposée à son égard est une tâche vitale.
Mais vue la suite de mes propos, je juge important de revenir sur ce point.
למען ציון לא אחשה, ולמען ירושלים לא אשקוט עד יצא כנוגה צדקה וישועתה כלפיד יבער
(Pour l’amour de Sion, je ne garderai pas le silence, pour Jérusalem je n’aurai point de repos, que son salut n’ait éclaté comme un jet de lumière, et sa victoire comme une torche allumée) : cette phrase d’Isaïe est gravée au plus profond de moi.
Et pourtant, il me semble que les interventions de certains (beaucoup) dans la sphère francophone causent plus de dégâts qu’ils n’en réparent. A commencer par l’unité de communication de l’armée et son activité sur les réseaux sociaux. Qu’on ne s’y trompe pas, ce service à toute sa place, il est important de communiquer et de transmettre les chiffres et résultats des activités de l’armée. Mais ce n’est pas du tout son rôle que de se lancer dans une gigantesque entreprise de défense de la légitimité d’Israël. S’il y a une mission pour laquelle l’armée ne peut être équipée c’est bien celle-là : la lutte idéologique. Elle n’en a pas les ressources nécessaires. Si Israël est une démocratie vibrante (et elle l’est), elle n’a pas besoin de l’armée pour le dire.
Cette dernière à un rôle central dans la défense matérielle du pays, mais elle ne doit pas en déborder. Et quand elle déborde, quand elle cherche à redorer le blason d’Israël, l’échec est automatique : les messages sont trop caricaturaux, les termes mal adaptés et Tsahal manque sa cible. Dernier exemple en date (aujourd’hui) : « Appeler au Jihad et à l’enlèvement d’Israéliens : qui peut encore penser que le Hamas est une organisation politique ? » Que voulez-vous donc dire par-là ? Le Hamas est une organisation politique, au sens où son but est le pouvoir politique, celui de gouverner la destinée des hommes d’une Cité particulière. Qu’il ait recours au terrorisme pour arriver à ses fins n’y change rien. Alors s’il vous plait, laissez l’analyse politique aux gens qui en ont les compétences et contentez-vous d’être le bras armé du gouvernement.
De la même façon, vous pouvez mettre un maquillage brésilien à un soldat en guise de camouflage à l’occasion de la coupe du monde (véridique), il n’en reste pas moins un soldat, et c’est ce que retiendra quiconque suit la page de Tsahal sur Facebook. Quand on veut promouvoir une autre image d’Israël, plurielle et ouverte, l’essentiel est justement ce qui se passe hors de l’armée. En cela non seulement vous échouez mais donnez une mauvaise réputation de propagande gouvernementale à la hasbara toute entière. Un soldat est, par définition, un homme pas entièrement libre, et il n’y a aucune honte à cela. Mais seul un homme libre par rapport à une institution peut défendre celle-ci par sa plume.
J’en viens donc maintenant à ceux qui sont censés être les plumes libres venant à la défense d’Israël. Et aussi stupide que cela puisse sembler, je pense qu’il y a une mésentente fondamentale à ce sujet.
L’hébreu, n’ayant pas de terme entre ארץ (similaire au land anglais) et מדינה (état) pour décrire Israël, n’y aide pas, mais ce qui est en jeu dans la hasbara c’est la défense d’Israël en tant que pays. Un pays survivant certes par l’action énergique de l’état qui l’incarne, mais qui n’y est pas identique.
Bien trop souvent, les grognards de la hasbara francophone , ceux les plus lus du moins (jss, dreuzz, europe-Israël, le plus hebdo… liste en bataille et non exhaustive), se lancent dans de mini guerres totales dans lesquelles aucune concession n’est possible et, tels les esséniens antiques, se réduisent à voir le monde comme plongé dans une opposition manichéenne.
La trop longue hégémonie socialiste sur Israël a peut-être faire croire à trop que tout était politique et confondre société et Etat, mais je crois que le sionisme libéral de Jabotinsky est bien plus approprié de nos jours sur ce point. Etre patriote c’est défendre l’indépendance de son peuple quand celle-ci est (trop souvent) menacée, mais ça n’implique en rien une défense automatique de la moindre politique gouvernementale au nom de l’unité nationale, pas plus que la diffusion d’une image perpétuellement grotesque du monde arabe.
En tant qu’Israélien de droite, je m’attriste de voir le résultat d’années de cette hasbara boiteuse dans de trop larges parts de la communauté juive française, devenue le miroir déformant d’idées qui me sont pourtant chères. Il n’est pas normal que des gens qui ont choisi de ne pas venir vivre en Israël soient systématiquement plus royalistes que le roi .
Avraham Burg est sûrement à bien des égards plus sioniste que ceux qui se pensent être les plus grands défenseurs d’Israël. Je comparerais cela au fait que religieusement, le plus grand mécréant qui soit, s’il vit sur la terre d’Isräel, accomplit, de ce fait même des mitzvot qui sont inaccessibles aux juifs religieux vivant en exil. Mais qu’importe aux yeux de ce qui veulent « sauver » les Israéliens d’eux-mêmes, et pour qui, dans cette tâche, aucune ligne rouge n’existe.
Michaël Blum, journaliste pour des organes de presse français et vivant pourtant lui-même en Judée-Samarie, se voit ainsi régulièrement victime d’un lynchage en ligne organisé, sous le simple prétexte d’avoir un minimum de nuance dans ses propos. Est-ce ainsi, en présentant comme antisémite ou comme traitre (en fonction de la (non) judaïcité de la cible), qu’on espère expliquer au monde qu’Israël n’est pas une sorte de junte fasciste ?
Manquerait-on soudain de vrais ennemis qui cherchent à nous éliminer que nous habitions Toulouse, Bruxelles ou Itamar, pour s’en prendre aussi violemment à des gens dont le désaccord avec nous est profondément sincère ? Lutter inlassablement contre la désinformation commise par de trop nombreux journalistes incompétents, oui, la remplacer par une vision encore plus caricaturale de la réalité, non. Dieu merci, la société israélienne est bien plus plurielle et tolérante que ce qu’on pourrait le croire à la vue des zélotes de la hasbara francophone.

Par Nicolas Touboul, Originaire de Normandie, Nicolas termine actuellement son master à l’IDC Herzliya. Habitant Jérusalem depuis trois ans, il est tombé amoureux de cette ville et de sa diversité unique au monde.
20 juin 2014, 12:00 10
Source : Les ratés de la Hasbara francophone | Nicolas Touboul | Ops & Blogs | The Times of Israël Article original
La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.
Personnellement, ce que je constate, c’est que notre manque de fermeté nous joue des tours.
Nul juif au monde n’est à l’abri, et vous voudriez que l’on fasse des courbettes ??? !!
Certes Israël, Peuple, Terre ou Nation, n’a pas un visage UNIQUE. Bien que, de par son Histoire, il se doit d’être un peuple UNIQUE. Mais, cela ne veut pas dire qu’il doive prendre toutes les CLAQUES de l’Histoire sans réagir, et vous, vous tendriez l’autre joue ? J’apprècie de voir les Soldats Israëliens se démener pour récupérer trois de nos frères, parce que face à la cruauté l’on ne peut pas se présenter comme l’Agneau face au Loup.
Lorsque nos interlocuteurs se placeront comme des êtres humains avec l’amour de la vie face à nous, alors nous saurons comment leur parler …
Avons-nous envoyer nos enfants avec des bombes, cette idée seulement nous est totalement étrangère ; sommes-nous une dictature, si vous le pensez, il faudra alors y ranger aussi avec Israël tous les pays dits démocratiques ; sommes-nous sanguinaires, si encore vous pourriez avoir des soupçons, je vous suggère de vous rappeler dans quel état de santé GUILAD SHALIT est sorti de son calvaire, et de comparer la bien portance de ceux qui ont servi de monnaie d’échange et qui étaient dans des prisons que même les prisonniers de France envient !!!
Allez la pensée UNIQUE, encore vos déballages d’états d’âme, en attendant d’autres se battent pour que vous puissiez, autour d’un brunch-meeting, déblatérer sur Israêl, sans comprendre que votre liberté, c’est à eux que vous la devez !!
« Ne scie pas la branche sur laquelle tu t’asseois ».
Les sites internet sont argumentés, variés, et donnent à une réflexion plurielle face à détracteurs qui donnent, eux, dans l’émotion,la menace,la moquerie, le slogan.
Le miroir caricatural est celui de cette cible et non la source des messages,
C’est le vecteur de Twitter qui a court-circuité de longues analyses nuancées et savantes, de toute façon vaines, car le seul titre d’un article suffit à gangrener la partie de l’ Opinion qui est dans l’impulsivité,
Le choix de l’arme de guerre de Twitter est celui que leur cible, via les téléphones mobiles, utilisent principalement, ceux qui s’expriment dans le registre verbal ou gestuel, et non des institutionnels irremplacables qui réfléchissent à leur fondamentaux, ceux-là se taisent..pour le moment. de ce que la menace gagne la France,. mais ils existent , il faut y les conforter
{{L’objectif n’est plus de convaincre mais d’exister.}} Jérusalem vivra !
N’oublions pas que Le sieur Halter a ete le vallet de Francois Miterrand. Sieur Halter fait partie de la gauche Bobo, ou caviar, comme un certain nombre vivant ou se rencontrant dans le serail de la place des vosges.
Donc ceux ci ne plaident pas la cause d’Israel (Halter a donne le baiser du diable a Arafat, ainsi qu’a Leila Sahid). Et cela se dit ami d’Israel, laissez moi rire. Ces gens la du serail de la plage des vosges, ont peur de se retrouver seuls.
Israel est un ou indivisible, on est pour ou on est contre, si pour on fait son alya, si contre alors faites silence.
AM ISRAEL HAI (sans commentaires merci)
N’oublions pas que Le sieur Halter a ete le vallet de Francois Miterrand. Sieur Halter fait partie de la gauche Bobo, ou caviar, comme un certain nombre vivant ou se rencontrant dans le serail de la place des vosges.
Donc ceux ci ne plaident pas la cause d’Israel (Halter a donne le baiser du diable a Arafat, ainsi qu’a Leila Sahid). Et cela se dit ami d’Israel, laissez moi rire. Ces gens la du serail de la plage des vosges, ont peur de se retrouver seuls.
Israel est un ou indivisible, on est pour ou on est contre, si pour on fait son alya, si contre alors faites silence.
AM ISRAEL HAI (sans commentaires merci)
Tout ça est bel et bien juste , mais peut-être que devant le silence déplorable , l’armée se dit » mieux ça que rien » !
– « Pour l’amour de Sion, je ne garderai pas le silence… » ça pourrait être la devise de nos ambassadeurs là où ils se trouvent , non ? mais à part Ron Prosor , il semble bien que les autres soient profondément assoupis !
J’entends bien votre appel à la nuance et à la tolérance au débat. Cela autorise la critique d’articles jugés inopportuns. Il n’est pas question de lynchage organisé mais de désaccords argumentés.
Vivre en Judée Samarie ne dispense pas d’honnêteté journalistique, et vivre en galout autorise des jugements sur la presse, y compris israélienne.
Ou bien seuls les Israéliens auraient le droit de parler d’Israël ?
Michaël Blum se fait rappeler à l’ordre, à juste titre, et ça commence à se savoir.
Les sites cités dans cet article pour exemple, ne sont absolument pas regardables pour un non-juif. Il suffit de lire les commentaires pour voir que les lecteurs sont essentiellement juifs.
Or la hasbara vise précisément les non-juifs qui sont peu au courant de la situation et qui, par facilité, adoptent les clichés servis par les médias de leur pays.
Ca peut sembler un détail, mais lorsque les articles publiés sont truffés de fautes d’orthographe ou émaillés de grossièretés -comme par exemple sur JSS- comment voulez vous inspirer confiance ou attirer l’interet d’un lecteur qui chercherait a s’informer ?
Rapidement, parce que j’ai eu l’occasion de côtoyer Nicolas, par l’encadrement du volontariat ou que nous rentrions ensemble de la Beit Haknesset, où il suppléait lorsque nous manquions de Ministre officiant, qu’il a aussi été notre prof d’hébreu, pendant quelques mois, et que je vois a peu près dans quelles eaux il a nagé, avant de partir pour Jérusalem, son article, premier diagnostic, mériterait quelque droit de réponse. Si la Hasbara est mal faite, c’est notre lot à tous, aussi bien aux Olim qu’aux résidents qui restent.
La communauté juive a manqué et continue de manquer d’encadrement, aussi, parce que, mouvement naturel, quelques-uns des meilleurs cadres, après la fameuse Ecole de Paris de l’après-guerre, ont légitimement choisi l’Aliyah, mais sans qu’il y ait une sorte d’aller et retour ou de compensation, de rééquilibrage pour assurer la continuité et le nécessaire renouvellement. C’est ce qu’on déplore lorsqu’on dit que telle ou telle institution, Crif ou Consistoire, ne remplit pas les attentes de son job, dans la formation des plus jeunes et de préparation de l’avenir. Les meilleurs éducateurs sont allés planter ailleurs et qui leur en voudraient ?
Certains groupements, comme Europe-Israël font, peu ou prou, et pas forcément avec le sens du discernement qu’on attendrait, une partie de ce job, avec les moyens du bord, idem pour la LDJ, Betar, ou d’autres, qui « remplissent les creux » et les vides, sans le lien qui devrait exister avec des institutions plus centrales.
Si bien qu’à la fin, à la place d’une « Hasbara », on a un cautère sur une jambe de bois, qui se traîne, ces dernières années.
A ce nouvel antisémitisme « au nom de l’autre », ils répliquent parfois avec des excès dans la réactivité, ou un langage anti-terroriste intellectuel qui frise la prise des mêmes armes que l’on reproche à l’adversaire, devenu « l’ennemi ». Et il faut reconnaître qu’il est parfois difficile de se contenir pour conserver le sens des nuances, puisqu’à un moment donné, il est question de vie ou de mort ou que les condamnations du Sionisme sont si virulentes qu’elles en appellent à la mort sociale, idéologique de ces grandes idées et de ceux qui les portent.
Il reste un gros travail à faire pour préparer les esprits aux meilleurs moyens de résister aux pressions et aux déferlantes, sans y « perdre son âme », parce que l’enjeu, finalement, c’est ça. Ce n’est pas parce qu’on a des terroristes réels ou idéologiques en face de soi qu’il faut donner, symétriquement, dans les mêmes excès. Mais, au contraire, réagir avec plus de sang-froid et les laisser se noyer dans leurs abus de langage qui, parce qu’ils sont excessifs, deviennent insignifiants.
Sur l’armée et pour reprendre sa nuance entre service de l’Etat et service du pays, Tsahal reste cette « armée du peuple » avec peu d’exemples similaires ailleurs. C’est un creuset où on se forme, où on côtoie toutes les tranches de la société, où on compose son carnet d’adresse pour remonter une start-up, après les 3 ans ou les Milouim, où on éprouve ses liens les plus forts, ceux qui font corps et « société », donnent le véritable sens de l’expérience collective… Doit-elle laisser à des professionnels des idéologies et du politique la mission d’expliquer ? Je dirais que je reste très partagé sur ce point, parce que comme Tsahal, il n’y en a pas deux. Maintenant qu’on s’y forme pour, une fois sorti et de façon indépendante, traiter les problèmes qui se posent à tous, retrouver la juste distance, pourquoi pas ?
Mais quand on dénigre le Sionisme, les 3/4 du temps, c’est d’abord à la réputation de Tsahal qu’on s’en prend. Assez logique qu’elle cherche les moyens de faire front à ce qui lui fait le plus mal : non pas les bombes ou les balles de l’ennemi, mais les coups tordus des journalistes dévoyés, les montages-photos, les dénonciations ad’hominem, quand on ne dit rien contre l’armée syrienne ou les Jihadistes d’en face…
Rapidement, parce que j’ai eu l’occasion de côtoyer Nicolas, par l’encadrement du volontariat ou que nous rentrions ensemble de la Beit Haknesset, où il suppléait lorsque nous manquions de Ministre officiant et que je vois a peu près dans quelles eaux il a nagé, avant de partir pour Jérusalem, son article, premier diagnostic, mériterait quelque droit de réponse. Si la Hasbara est mal faite, c’est notre lot à tous, aussi bien aux Olim qu’aux résidents qui restent.
La communauté juive a manqué et continue de manquer d’encadrement, aussi, parce que, mouvement naturel, quelques-uns des meilleurs cadres, après la fameuse Ecole de Paris de l’après-guerre, ont légitimement choisi l’Aliyah, mais sans qu’il y ait une sorte d’aller et retour ou de compensation, de rééquilibrage pour assurer la continuité et le nécessaire renouvellement. C’est ce qu’on déplore lorsqu’on dit que telle ou telle institution, Crif ou Consistoire, ne remplit pas les attentes de son job, dans la formation des plus jeunes et de préparation de l’avenir. Les meilleurs éducateurs sont allés planter ailleurs et qui leur en voudraient?
Certains groupements, comme Europe-Israël font, peu ou prou, et pas forcément avec le sens du discernement qu’on attendrait, une partie de ce job, avec les moyens du bord, idem pour la LDJ, Betar, ou d’autres, qui « remplissent les creux » et les vides, sans le lien qui devrait exister avec des institutions plus centrales.
Si bien qu’à la fin, à la place d’une « Hasbara », on a un cautère sur une jambe de bois, qui se traîne, ces dernières années.
A ce nouvel antisémitisme « au nom de l’autre », ils répliquent parfois avec des excès dans la réactivité, ou un langage anti-terroriste intellectuel qui frise la prise des mêmes armes que l’on reproche à l’adversaire, devenu « l’ennemi ». Et il faut reconnaître qu’il est parfois difficile de se contenir pour conserver le sens des nuances, puisqu’à un moment donné, il est question de vie ou de mort ou que les condamnations du Sionisme sont si virulentes qu’elles en appellent à la mort sociale, idéologique de ces grandes idées et de ceux qui les portent.
Il reste un gros travail à faire pour préparer les esprits aux meilleurs moyens de résister aux pressions et aux déferlantes, sans y « perdre son âme », parce que l’enjeu, finalement, c’est ça. Ce n’est pas parce qu’on a des terroristes réels ou idéologiques en face de soi qu’il faut donner, symétriquement, dans les mêmes excès. Mais, au contraire, réagir avec plus de sang-froid et les laisser se noyer dans leurs abus de langage qui, parce qu’ils sont excessifs, deviennent insignifiants.
Sur l’armée et pour reprendre sa nuance entre service de l’Etat et service du pays, Tsahal reste cette « armée du peuple » avec peu d’exemples similaires ailleurs. C’est un creuset où on se forme, où on côtoie toutes les tranches de la société, où on compose son carnet d’adresse pour remonter une start-up, après les 3 ans ou les Milouim, où on éprouve ses liens les plus forts, ceux qui font corps et « société », donnent le véritable sens de l’expérience collective… Doit-elle laisser à des professionnels des idéologies et du politique la mission d’expliquer? Je dirais que je reste très partagé sur ce point, parce que comme Tsahal, il n’y en a pas deux. Maintenant qu’on s’y forme pour, une fois sorti et de façon indépendante, traiter les problèmes qui se posent à tous, retrouver la juste distance, pourquoi pas?
Mais quand on dénigre le Sionisme, les 3/4 du temps, c’est d’abord à la réputation de Tsahal qu’on s’en prend. Assez logique qu’elle cherche les moyens de faire front à ce qui lui fait le plus mal : non pas les bombes ou les balles de l’ennemi, mais les coups tordus des journalistes dévoyés, les montages-photos, les dénonciations ad’hominem, quand on ne dit rien contre l’armée syrienne ou les Jihadistes d’en face…
Faudrait aussi arréter de montrer que lon a de jolies filles à l’armée!!
En dehors d’Abraham Burg dont on peut se demander pourquoi il est cité, cet article me semble très bien décrire la réalité.
J’ai moi aussi parfois honte de ce que je peux lire sur certains sites qui prétendent défendre Israel et je ne me sens étranger à ces fous furieux qui y sévissent.